Archive pour la catégorie ‘le buzz de l'art’

André récidive chez Colette avec une exposition « drawings »

Mardi 2 février 2010

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André et son petit personnage shadokien Mr A., qui a enchanté nos murs parisiens avec ses «Love Graffiti», est devenu une icône emblématique de la Hype parisienne. Presque comme un logo, on le retrouve décliné en Nabaztag, Sticker d’intérieur, bearbrick, ou encore plus flamboyant, sur le dos nu de sa femme Uffie. Porté par son réseau d’influence, de Colette à la Clique, le petit personnage s’est aussi bien exporté à l’étranger, de New York à Tokyo. Car André, c’est aussi un Golden Boy.

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Jusqu’au 27 février,  André récidive chez Colette, mais avec une exposition « drawings » qui fait découvrir un travail plus personnel et intime, loin de toute commercialisation de l’art. Cette série est inspirée par l’imagerie de l’amour psychédélique des années 60’s et 70’s, mélangé au souvenir qu’il a des bandes dessinées qu’il lisait petit. Dans le monde d’André, ses dessins sont une sorte de monnaie, comme des billets doux pour s’échanger l’amour.

Les Maximonstres de Spike Jonze s’exposent chez Colette

Mardi 13 octobre 2009

Le concept-store Colette étale en vitrine l’univers monstrueusement cool du prochain film de Spike Jonze Where the wild things are avec des produits dérivés en série limitée pour séduire les grands enfants qui sommeillent en nous : robe à fourrure, bearbricks, CD, livre, bijou, planche de skate. A découvrir chez Colette juqu’au 17 octobre prochain.

Pour les puristes, vous devez savoir que Spike Jonze affectionne particulièrement l’univers du skateboard, et vous vous rappelez certainement de son clip explosif Fully Flared réalisé en slow motion pour le compte de Lakai, sur une bande son de Unkle. Ce n’est donc pas tant un hasard si les 7 monstres de Where the wild things are ont été révélés sur des planches de skate collector récemment. La bonne nouvelle, c’est que Warner Bros organise un concours pour gagner l’une d’entre elle, ainsi qu’une paire de skateshoes Lakai. Il est encore possible de tenter votre chance cette semaine sur les blogs respectifs de Fubiz, Matérialiste, Miss selector, Blog Art Déco, Joyana, 3 Girls in paris, En Mode fashion et Shibo.

Après Dans la peau de John Malkovich et Adaptation, Where the wild things are est le troisième long métrage de Spike Jonze, sortie en salle le 16 décembre prochain, et dont voici la bande annonce. Adapté du livre de Maurice Sendak, Where the wild things are ou Max et les maximonstres pour la version française, raconte  les aventures de Max, un petit garçon qui, après avoir été congédié dans sa chambre, s’évade vers un monde imaginaire peuplé de créatures étranges et poilues, les maximonstres. Propulsé sur une île mystérieuse, il est bientôt proclamé roi des maximonstres, et découvre vite que les choses ne sont pas forcément plus faciles dans ce monde rêvé que dans la réalité. L’enfance à l’état sauvage raconté par Spike Jonze promet un beau moment de cinéma.

Beethoven beats (Symphonie n°5)

Lundi 21 septembre 2009

Pour bien commencer la semaine, quelques instants de ré-enchantement avec cette lecture graphique de la 5ème symphonie de Beethoven, qui s’apprécie comme un tableau pop art minimaliste. Cette vidéo, posté le 15 juillet 2009 et vues 168 286 fois sur Youtube à ce jour (repéré sur le twitter de @Lovny), démontre aussi qu’un contenu culturel -  bien que l’oeuvre soit populaire – peut aussi toucher une sérieuse audience sur les plateformes d’échanges vidéos.


Veilhan virtualise Versailles

Vendredi 11 septembre 2009

Succédant à Jeff Koons qui avait suscité la polémique l’hiver dernier au Château de Versailles, l’artiste plasticien français Xavier Veilhan fait son entrée dans la cour des grands avec une commande de huit pièces exposées à partir du dimanche 13 septembre et jusqu’au 13 décembre.

Considéré comme un artiste pop minimaliste, émergeant sur la scène française au début des années 80, Xavier Veilhan sonde les conditions d’apparition et de décomposition de l’image à l’ère de la culture numérique, pour créer en volume des sculptures et des installations qui semblent inachevées dans un rendu mal poli. Connu pour certaines oeuvres maîtreses comme Rhinoceros Rouge, il a également collaboré avec le Groupe Air sur le projet Aéroline, qui confirme ses attaches avec le mouvement pop minimaliste. Dans son travail, il y a toujours cette mise au point en train de se faire, aussi par jeu avec le spectateur qui devine une silouhette de loin, malformée de près.

Ainsi, l’artiste a choisit de placer ses 8 installations à Versailles selon un axe Est-Ouest calqué sur la courbe du soleil, offrant un parcours en pointillé dans les jardins du château. Il s’agit « d’accompagner le visiteur dans le prolongement de ce qui a été fait dans le passé, mais avec une énergie et une réalité contemporaine » aurait-il confié aux journalistes. Veilhan à versailles, ce sont aussi les statues de neuf architectes contemporains, dont Jean Nouvel et Renzo Piano. Ci dessous, une entrevue de l’artiste signée vernissage TV

Une approche moins clinquante que celle du trublion Jeff Koons (dont il est par ailleurs un admirateur), l’artiste contemporain souhaite rendre hommage aux grands architectes et sculpteur du passé qui ont oeuvré jadis à Versailles. Le coût de l’opération s’élève à 2 millions d’euros, dont 1,4 million pour la production des oeuvres, le reste pour leur installation. La quasi-totalité du budget est assurée par le mécénat, à l’exception de 250 000 euros pour l’achat par l’Etat de la pièce Le Carrosse. Et vous, vous faites quoi ce week-end ?

David Lynch inspire les Galeries Lafayette

Jeudi 10 septembre 2009

David Lynch, artiste global, musicien, cinéaste et plasticien, à mis en scène onze vitrines pour les Galeries Lafayette, inaugurées avant-hier lors du vernissage au grand magasin, dont le brouhaha était tout de suite perceptible sur Twitter. L’exposition baptisée « Machines, Abstraction and Women » sont onzes fenêtres ou portes d’entrées à l’intérieur de l’univers labyrinthique de Lynch. À travers cette exposition, il cherche à provoquer un sentiment d’angoisse chez les spectateurs « Je n’ai pas voulu entrer dans une catégorie bien rassurante. Au contraire, j’ai tenté de prouver comment l’art a besoin de s’extirper de toute frontière » confie-t-il en toute franchise.

Ainsi, les spectateurs pourront découvrir depuis les grands boulevards, des installations sophistiquées et inquiétantes extirpées tout droit de Lynchland. Des vitrines à effet mirroir qui, comme ci-dessus, renvoie autant à Le Cri de Munch qu’au Septième Sceau de Bergman : un masque mortuaire traversé par un train marchand qui s’engouffre par la bouche, pour ressurgir ensuite sur notre tunnel rétinien. Un façon d’interpeller l’oeil de la consommatrice hypnotisé dans son shopping ?

A l’issue de l’exposition, les pièces seront vendues aux enchères par Christie’s au profit de la Fondation d’entreprise PPR pour la dignité et les droits des femmes. Une quarantaine de lithographies signées par le réalisateur de Eraserhead sont également présentées au premier étage du magasin, au cœur d’une installation surnommée I see myself. Pour ceux qui comme moi n’ont pas eu la chance d’être présent au vernissage, voici un Making of de l’exposition avec une interview de David Lynch trouvé sur Tribeca75 TV

Crédit Photos : Café Mode

Garance Doré passe le Gap

Lundi 31 août 2009

L’illustre blogueuse est talentueuse artiste Garance Doré vient de révéler officiellement les premières images de l’édition très limitée de T-shirts qu’elle signe pour les quarante ans de Gap et qui sera présentée à partir du 10 septembre dans un pop-up store éphémère à Carnaby street, pendant la fashion week. Autour de création exclusive de Pierre Hardy, d’Albertus Swanpoel et de Pharrel Williams, Garance Doré y exposera ses illustrations et ses photos pour l’occasion avec un vernissage prévu au 21 septembre, annonce-t-elle sur son blog.

Dans le jargon skate, faire un gap s’est taper un ollie en chute libre d’un pan en hauteur jusqu’au sol – en retombant sur ses pattes et avec style – bien évidemment. Un exploit, en somme. Garance Doré, en a peine trois ans d’activité, est passé du blog au Fashion statement, avec élégance et impertinence. On applaudit la prouesse et chapeau l’artiste.

Crédit photos : www.garancedore.fr

Monkey Business

Mardi 18 août 2009

Depuis le décès soudain de Michael Jackson avant son come back prétendu, le Bambi Business bat son plein. Après avoir fait exploser le hit parade des ventes sur Amazon et iTunes cet été, le portrait de Michael Jackson immortalisé par un autre roi de la pop culture, Andy Wharol, fait l’objet de toute les spéculations sur la mise aux enchères qui se tient aujourd’hui à New York. Initialement prévue le 12 juillet, la vente reportée aujourd’hui démarre à 800.000 $ et devrait atteindre des sommets. ou pas.

On annonce une vente historique estimée à 10 Millions de dollars mais il y a tout de même une ombre au tableau : Cette toile de 30×26 pouces réalisé en 1984 par Wharol sur commande pour illustrer la couverture de Times magazine, correspond à une série de 5 dont l’un d’eux à été vendu en 2008 à 278.000 $ sans prix de réserve, précise le Telegraph. The Vered Gallery qui organise la vente a cependant bien su gérer son buzz avec le report de l’enchère, prétextant une sur-demande ingérable suite à une annonce un peu précipitée. Dans l’écart, ils auront gagné en visibilité médiatique sur l’opération. A suivre en tous les cas, le résultat de la vente sur le site de la galerie ou son fil Twitter.

Opportunisme pour opportuniste, Le « couturier » people Christian Audigier tire son épingle du jeu au bon moment pour révéler en exclusivité la ligne de vêtement Michael Jackson sur NBC, aujourd’hui même ! Une collection couture merchandising qu’il a crée avec la collaboration du Moonwalker et inspirée de son look inimitable, mais dans une version cheap et très bling-bling. T-shirt collectors, chemises à l’emporte pièce, ceintures, gants en strass à 250 $, par ici la monnaie ! Le Michaël Market reprend de l’élan, pas nécessairement comme prévu, ironie du sort pour un génie artistique endetté jusqu’à l’os avant de rendre l’âme… Un retour de fortune, comme on dit.

Seconde peau

Mercredi 27 mai 2009

Impression sur T-Shirt réalisé par le photographe suédois Simon Berg, taille médium, pièce unique (Dask gallery, Copenhague). Probablement le must have de cet été pour parfaire son bronzage de bras. A découvrir d’autres travaux surprenants et ironiques sur le portfolio de l’artiste.

The Girlfriend Experience

Vendredi 24 avril 2009

Steven Soderbergh fait appel à la pornostar Sasha Grey pour son prochain film, The Girlfriend Experience. Un longmétrage à petit budget qui doit sortir simultanément sur le câble, Internet et en DVD. L’action se déroule à New York et met en scène une jeune call girl de luxe. Pour l’anecdote, le scénario a été écrit par Brian Koppelman et David Levien, les deux scénaristes d’ Ocean 13. Ce n’est pas une première  pour Sasha Grey qui a déjà montré ses talents d’actrices dans des films plus habillés comme l’indépendant Dick Rude et le film d’horreur Smash cut. De la porno pop culture dans la continuité de sexe, mensonges et vidéos, la sortie du film de Steven Soderbergh est prévue pour le 22 mai prochain. En attendant, voici en guise de préliminaires le petit trailer qui va bien avec.

Castelbajac, l’artiste logomaniaque

Mercredi 1 avril 2009

La galerie londonienne Paradise Row présentera du 03 avril au 2 mai, la première exposition personnel de Jean Charles de Castelbajac, The Triumph of the Sign. Couturier de son temps, Castelbajac a déployé tout au long de sa carrière une stratégie de l’appropriation et du détournement culturel, remixant les images, les signes et les symboles de la culture populaire avec ceux de l’art. Pour cette exposition, Castelbajac a  sous-traité commissionné des peintres en Chine pour reproduire parfaitement une série de chefs d’oeuvre occidentaux, de Bronzino à Manet en passant par Ingres, et un atelier différent pour peindre des logos sur les surfaces des chef-d’oeuvres copiés.

Le créateur revisite ainsi La Grande Odalisque d’Ingres auquel il superpose en trame répétitive le logo Gucci pour sa peinture Top Kapital , un jeu de superposition entre le signe social et la référence culturelle, pour mieux brouiller nos esprits. Doit on voir de l’art dans ses 16 peintures exposées ou plutôt dans le geste artistique et le message critique de son processus de fabrication ? Art ou pas, ce logomaniaque des signes nous donne à voir dans ces oeuvres cette profusion presque vulgaire (en tout cas vulgarisé) du luxe griffé et massifié à outrance, avec ce rappel omniprésent de nos référents culturels.