Archive pour la catégorie ‘le buzz de l’art’

Exposition itinérante Slow Gallery Cube (Paris-Genève)

Jeudi 19 février 2009

Dans un lieu encore tenu secret à Paris, La Slow Gallery Cube est un lieu de rencontre dédié aux acteurs de la contre-culture slow, un courant de pensée qui émerge lentement mais durablement depuis quelques années. Chasseurs de tendances, faiseurs de mode, artistes plasticiens, musiciens, designers, communiquants et blogueurs s’y retrouveront pour le vernissage de cette exposition itinérante, qui débutera à Paris et se poursuivra à Genève.

Les acteurs avant-garde du courant slow ont été réunis pour l’occasion par Jenny Mannerheim & Philippe Combres de la galerie Nuke, commissaires de l’exposition.

Avec la collaboration de Jérôme Dreyfuss (slow fashion / L’agricouture), Marcus Kreiss (slow movie / Souvenirs from earth), Scarlett Hooft Graaftland (slow photography), Christophe Vialle (Slow design / Racine carré), Samon Takahashi (Slow music), La Fratrie (Slow art) and François Bancon (Slow car / Nissan Cube advanced product department)

English version on cubed TV

Michaël Marcovici : One Billion dollar, baby.

Dimanche 8 février 2009

Les artistes évoluent avec leur temps. Les oeuvres d’art du XXIème nous interrogent de plus en plus sur la vanité de l’art, de sa spéculation, de son rapport démesuré à l’argent. Le crâne de Damien Hirst incrusté de diamant avait secoué le marché de l’art il y a quelques temps, rappelez-vous.

L’artiste Michael Marcovici franchit le pas avec son projet one billion dollars, un Ready made composé de 12 palettes standards recouvrant au total la somme significative du titre, en coupures de 100 dollars. L’artiste s’est posé la question : quel surface occuperait autant d’argent ?

Provocateur face à la crise, on ne sait pas bien s’il s’agit ici bien d’un Monkey business, si les coupures sont vraies ou fausses, pire, on pourrait se demander si Marcovici est bien un artiste légitime, malgré le fait que comme le peintre, il utilise la palette. A vrai dire, même sa biographie semble douteuse : Programmeur à 12 ans, il quitte l’école à 17, monte sa société de conseils en finances, la revend à 23 ans,fait le tour du monde, dirige un magazine sur l’art et la technologie, ainsi qu’un autre sur la street-fashion, invente des systèmes pour vélos, développe des logiciels, monte une société de vente sur Ebay, fait fortune, fait faillite, écrit un livre, et dans le même temps devient artiste contemporain. Rien que ça.

Un art d’affaires qui joue entre mythe et réalité, où l’auteur brouille volontiers les pistes. Une accumulation pauvre de richesses exprimées à l’état brut, qui nous donne à voir la frontière floue entre art et marché de l’art, qui pourrait faire penser d’ailleurs à une prise douanière. La question qui demeure : est-ce que cette oeuvre vaut-elle plus que son coût en matière première, soit davantage qu’un billion de dollars ? Elel demeure en tous cas, selon son créateur, l’oeuvre d’art la plus chère au monde.

Cellule de crise

Vendredi 6 février 2009

Applied geometry de Robert Weschler, ça ressemble à du Land art en milieu urbain, ça pourrait être du Street art et en même temps de l’art conceptuel, mais plus qu’une simple recherche de classification, cet oeuvre m’a tout simplement bluffé par sa contemporanéité, loin d’un art d’affaire bankable. Un bug dans la machine qui accompagne la tendance Slow art que l’on voit davantage émmerger en période de crise.  D’autres oeuvres à découvrir sur le site de l’artiste.

Damien Hirst 2.0

Mardi 18 novembre 2008

En août 2007, Damien Hirst est devenu l’artiste vivant le plus cher au monde avec « For The Love Of God » (« Pour l’Amour de Dieu »), copie en platine d’un crâne du 18e siècle, parsemée de 8.601 diamants. Elle a été vendue 100 millions de dollars (74 millions d’euros). On retrouve ce même crâne déclinée en série limitée pour Levi’s chez Colette, en imprimé, et l’oeuvre n’a pas vraiment terminé de faire parler d’elle. Au contraire, elle génère des commentaires d’un nouveau genre, une véritable expérience en ligne imaginé par le Rijskmuseum d’Amsterdam, qui expose la dite oeuvre jusqu’au 15 décembre 2008.

En effet, Universe of Opinions est une galerie interactive qui propose d’écouter les commentaires des visiteurs du Rijskmuseum presque en temps réel, avec un procédé innovant, ludique et interactif : les spectateurs sont filmés via une webcam à la manière de seesmic, avec un travail de traitement graphique assez amusant, comme vous pouvez le voir sur le site dédié.

Un bon exemple de marketing culturel 2.0 qui dépoussière un peu l’image conservatrice des institutions muséales. D’ailleurs, à l’heure où j’écris ce billet, Influencia organise une conférence prospective sur le sujet, à suivre sur leur blog.

Peeping Tom

Mercredi 12 novembre 2008

Le sulfureux Tom Ford va réaliser une adaptation au cinéma d’un roman de Christopher Isherwood, A Single Man. Le tournage a débuté depuis quelque jours à Los Angeles. Ford avait annoncé publiquement qu’il souhaité passer derrière la camera quand il a quitté Gucci en 2004. Il a acquis les droits cinématographiques il y a un an pour A Single Man. Le roman se concentre sur un homme gay qui, après la mort soudaine de son partenaire, est déterminé à continuer dans sa routine habituelle, que l’on suit dans une de ses journée ordinaire dans le sud de la Californie, au début des années 60.

La Fiac 2008 se propage sur artivi.com

Mardi 21 octobre 2008

Cette semaine, c’est la Fiac. Alors comme tous les passionnés d’art contemporain, je m’informe sur le programmes et les différents lieux de la Fiac off, les artistes et galeries présentes, bref je prépare le terrain online pour gagner du temps offline.

Et puis je suis tombé sur cette vidéo Teaser, ma foi sympathique mais impossible à bloguer, donc mieux que ces quelques captures d’écran, je vous invite à découvrir cette web TV dédié à l’art contemporain et au design, la dénommée Artivi

Avec sa nouvelle version Web 2.0 lancée l’an passé, Artivi est devenu le média de références pour toute la communauté artistique : galeristes, collectionneurs, directeur de centre d’art, commissaires-priseurs, critiques d’art ou tout simplement amateurs du monde entier. Une web TV bien faite, au contenu très riche, à voir et à suivre de près pendant la Fiac qui se déroulera au Grand palais et un peu partout dans paris du 23 au 26 octobre 2008.

Une Nuit blanche qui illumine l’art contemporain

Samedi 4 octobre 2008

Sur fond de polémiques sur les projets de tours dans la capitale (voir mon billet sur la tour pyramide Unibail, porte de Versailles) deux « phares » de Paris, l’un ancien, l’autre moderne, se pareront de lumières lors de cette manifestation qui met, le temps d’une nuit et gratuitement, l’art contemporain dans la rue.

Nous vous l’avions annoncé sur buzz 2 luxe lors des répétitions effectués par la Mairie de Paris, la tour Montparnasse sera la grande dame blanche et dansante pour cette 7ème édition. Objets de critiques incessantes depuis sa construction (1969-1972), la tour Montparnasse, rive gauche, qui atteint 210 mètres avec 59 étages de bureaux et commerces, sera elle aussi de la fête. Pour la première fois depuis sa création, elle sera illuminée grâce au Japonais Ryoji Ikeda .

Ryoji Ikeda est l’un des artistes sonores les plus intéressants de la scène minimaliste électronique, primé en 2001au festival Ars Numerica de Linz en Autriche. Un faisceau lumineux vertical sera accompagné d’une nappe d’ondes sonores horizontales, les mouvements des spectateurs modifiant la composition musicale.

Sur un périmètre resserré, les directeurs artistiques de cette édition 2008, Hervé Chandès, directeur général de la fondation Cartier pour l’art contemporain, et Ronald Chammah, distributeur et restaurateur de films, convieront aussi au voyage à travers cinq grandes gares parisiennes, lieux de brassage entre la capitale et la banlieue. L’Indien Shaad Ali, jeune réalisateur de Bollywood, tournera une scène dansée et chantée gare de Lyon tandis que Pierrick Sorin projettera des images gare de l’Est.

Sur le Parking de la gare de Bercy, Magdalena Kunz et Daniel Glaser gare une voiture. Assis à l’avant du véhicule, un couple – des « talking heads » – engage une conversation en une série de questions portant sur la vie et l’art en général. Jouissant d’une forte notoriété, ces artistes vidéastes voient leurs vidéos et leurs installations largement présentées à l’international. Entre sculpture, installation et cinéma, leurs oeuvres mettent volontiers en scène des situations au coeur de la ville.

Autres points forts de la manifestation, l’artiste américaine Patti Smith proposera toute la nuit une performance musicale dans l’église Saint-Germain-des-Prés (VIème) avec ses deux enfants au piano et à la guitare.

Damien Hirst : to be or not to be (millionaire)

Jeudi 18 septembre 2008

Pendant que la bourse s’effondre et que les banques s’affolent, L’artiste Damien Hirst empoche lui 139 millions d’Euros lors d’une vente effectué à Sotheby’s hier soir à Londres, avec une vente record de 223 oeuvres de sa collection 2008, dont Pour l’amour de Dieu, un véritable crâne humain incrusté de 8 601 diamants, aujourd’hui déclaré l’objet le plus cher au monde.

Prada Fallen Shadows

Mardi 16 septembre 2008

Rappelez-vous de ce petit bijou d’animation Trembled Bossom présenté à la Fashion week en février dernier dont nous avions parlé sur buzz2luxe. Toujours cohérent saison après saison, Fallen Shadows – toujours réalisé par James Lima – est le nouveau court métrage d’animation pour la collection automne 2008 de Prada, projeté le 10 septembre à New York pour une poignée de Happy Few.

Fallen Shadows met en scène une femme poursuivie par son ombre, image de notre subconscient, sur une bande son de Anthony Hegarty & The jonhson. Une ballade surréaliste en hommage empruntée à l’art de Buñuel ou de Dali, en passant par Duchamp et Escher. Voir ce film d’animation sur le site Prada.

Jeff Koons : King of Kistch à Versailles

Vendredi 12 septembre 2008

Depuis mercredi 10 septembre et pendant 3 mois, le château de Versailles expose dix sept oeuvres de l’artiste-entrepreneur Américain Jeff Koons. Une première grande exposition personnelle en France pour le King of Kitch, financée par l’établissement public à hauteur de 300 000 Euros mais aussi par des collectionneurs privés, en particulier François Pinault, propriétaire de Split Rocker, une sculpture de douze mètres de haut recouverte de 100 000 pensées et pétunias, dont l’installation coûte, à elle seule, 800 000 euros. Autant dire que les jardiniers du château de Versailles ne vont pas chômer, car l’oeuvre sera la pièce maîtresse de l’exposition.

Une opération très Bling Bling qui n’a cessé d’alimenter les soupçons de collusion d’intérêts entre Jean-Jacques Aillagon et François Pinault, depuis le début de la semaine. En effet, l’actuel président du domaine de Versailles a été nommé après avoir assuré la direction du Palazzio Grassi, le joyau vénitien qui abrite une partie de la collection de François Pinault.

Parmi les œuvres exposées, Un gros homard en aluminium rouge pendu au plafond du salon de Mars (Lobster, 2003), un bouquet de fleurs en bois polychrome dans la chambre de la Reine (Large Vase of Flowers, 1991), un lapin en acier dans le salon de l’Abondance (Rabbit, 1986), ou encore un miroir en acier poli dans la galerie des Glaces (Moon, 1995).