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Flow From the « Front Row » : Compte-rendu de la première conférence Fashion 2.0

Jeudi 6 octobre 2011

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Lundi dernier, à la veille de la Fashion Week Paris s’est tenue la conférence Flow organisé par Ykone. Une première conférence sur la mode et le luxe 2.0 fort réussie, avec plus de 300 personnes présentes et des intervenants d’exceptions comme Evan Oresten, co-fondateur de Cool Hunting, David Fischer fondateur de Highsnobiety.com ou encore Rich Tong, Fashion Director de Tumblr. Côté français, on n’était pas en reste avec une diversité d’intervenants de qualité qui ont pu apporter leurs éclairages sur les enjeux-clés du secteur.

Buzz2luxe, partenaire de l’événement, a suivi cette journée depuis le premier rang avec ses vieux camarades d’écoles, les incontournables @radmilovitch et @lemodalogue, pour une session marathon de #LiveTweets qui nécessitait du bon équipement : Laptop, Ipad, Iphone et surtout…chargeur d’iPhone.

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Mais premier rang ne veut pas dire premier de la classe, loin de là : je vous invite déjà à lire, si ce n’est pas déjà fait, les premiers comptes rendus déjà publiés sur L’IFM, Frenchweb et Mashable France, déjà bien complets. Pour éviter d’être redondant à ce stade, je vais tenter de résumer depuis mon pupitre, les concepts-clés #hastags à retenir de cette première rencontre, superbement organisée par Ykone et son maître de cérémonie Olivier Billion.

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#Agent : Les agences digitales doivent-elles intégrer les compétences d’agent artistiques pour éviter de perde un pan du business qui est en train de se mettre en place depuis quelques années, aux US notamment ? Le blogueur véritablement influent à son propre agent ou agence de communication qui le représente, voir sa régie médias qui monétise son blog. Ce blogueur là n’est pas « intouchable » mais le traditionnel communiqué de presse PDF en pièce jointe est son pire cauchemar. Au mieux c’est la poubelle, au pire une saute d’humeur qui se statut sur son compte Twitter, en guise d’accusé de réception.

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#Matérialisation : La co-création de contenus ou de projets de marques restent le meilleur moyen de collaborer avec ceux qui font la tendance sur la toile, on ne le répétera jamais assez. Les blogs sont des marques installés sur le monde digital, avec un imaginaire Lifestyle fort et incarné par leurs auteurs.

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La tendance va à la matérialisation de cet univers sensible au produit tangible, né de l’intelligente collaboration entre l’entreprise et le blogueur co-créateur. Retour d’expérience sincère de Matieu Lebreton du blog matérialiste pour Cadot et d’Eléonore Bridge pour Jimmy Fairly.

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#Tumblr : Pourquoi Tumblr est si cool ? Parce que la plateforme  a été pris d’assaut par les designers, photographes, artistes, célébrités, et depuis peu par les maisons de luxe : Dolce & Gabbana, Oscar de la Renta, Jimmy Choo, Alexander Mc Queen, Mugler Couture, Valentino Red et j’en passe. On assite au grand défilé des marques sur le nouveau podium digital de mode. Rich Tong, Fashion Director de Tumblr, annonce que sur 20.000 blogs Tumblr, 20% serait destiné au monde de la mode.

# Facebook : Le rêve bleu du web n’est qu’une utopie communautaire ? Facebook est une pieuvre qui agit dans les fonds sous-marins de votre conscience océanique. Vous n’êtes plus seulement connectés à vos amis, votre vie tout entière s’écrit en temps réel sur Facebook : la nouvelle Timeline Facebook est votre nouveau CV, votre nouvelle biographie 2.0.

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Dorénavant, votre profil se présente sous la forme d’une timeline qui raconte l’histoire de votre vie. Considérée comme le coeur de votre expérience Facebook, la nouvelle timeline permet à chacun de remonter dans le temps et de valoriser certains contenus. Des contenus que chaque utilisateur peut désormais partager en live notamment grâce à de nouveaux partenariats comme Spotify, TF1, Les échos ou Dailymotion…Pour ce faire, il suffit de cliquer sur les nouveaux boutons qui remplacent le « like » tels que « watch », « listen » ou « read ». Une opportunité à jouer pour les marques Lifestyle, qui vont pouvoir cibler avec plus d’affinités, pourront customiser à l’extrême leurs nouvelles timelines pour attirer de nouveaux fans.

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Après l’annonce du F8 Facebook, les blogueurs ont fait le lien direct avec la série culte Mad Men ou Don Draper pitch pour Kodak avec son concept du Carrousel de la Vie. Nostalgie oblige, le Rétro-Digital fait vendre…ou fait peur. Mark Zuckerberg, Mad Men du XXIème siècle ? Sa fabuleuse invention est en passe de révolutionner le web de demain : on passe directement du web des pages au web 4.0 , autrement dit L’Internet des objets.

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#Solomo : Abréviation qui résume la dimension Social, Local et Mobile du consommateur. Les communautés du web « social et mobile » se regroupent localement dans la vraie vie, avec l’émergence de nouvelles pratiques comme le Check-in Foursquare ou le partage de contenus géolocalisés, type iCoolHunt ou Instagram. Les interactions entre offline et online deviennent de plus en plus Solomo, avec de nouvelles pratiques marketing : Digital Guerilla, Social Gaming, Drive to store, livetweets, etc.

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Ainsi naissent de nombreuses applications smartphones qui font basculer les communautés de centres d’intérêts générales sur le web, aux communautés  locales sur le média mobile. L’exemple de l’application mobile Fashism présenté à Flow rejoint cette tendance : en partenariat avec le grand magasin Lord & Taylor, les utilisatrices de Fashism étaient ainsi amenées à décrire leur robe idéale pour se rendre au Bal de Promo, qui reste un moment clé dans le rituel statutaire.

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#Commerce : E-commerce, F-commerce, M-commerce . Votre activité commerciale reste inchangée, mais l’émergence du web social et mobile offre de nouvelles opportunités. La conversation C to C, la recommandation entre amis, la prescription de produits sur les réseaux sociaux ont un impact direct sur votre dispositif e-commerce. Si aujourd’hui le consommateur choisit en premier lieu les réseaux sociaux pour se plaindre d’un produit, c’est aussi l’endroit où il cherche à entrer en contact avec la marque, d’où la nécessité d’utiliser les réseaux sociaux comme une plateforme en relation client.

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Ainsi, Burberry orchestre sa campagne de e-sampling auprès de ses 8 millions de fans sur Facebook, Asos installe du social plug-in sur sa plateforme e-commerce et de nombreuses marques se lancent dans de nouvelles campagnes advergames, afin de créer du traffic sur leurs points de vente, on ou off.

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#Contenus : Qu’est-ce qui rassemble 300 professionnels du luxe autour du thème de la mode et du digital ? Les contenus. J’ajouterais même : des contenus de qualité capable de mobiliser une audience attentive et générer de la conversation. Il en va de même pour vos contenus de marque… « Content is king, but distribution is queen« . L’enjeu c’est bien sûr d’arriver à toucher la bonne cible au bon moment sur l’ensemble des canaux de communication digitaux. C’est idée, mieux comprise par les annonceurs et les agences, doit aussi répondre à une stratégie des contenus : quels contenus pour quelles communautés ? Comment planifier la distribution des contenus sur l’ensemble du spectre social média ? Comment mieux répartir les masses budgétaires pour gérer votre politique de contenus ?

Flow-33-rules-emmanuel-vivier#Budgets Enfin, pour clôturer la journée, j’ai particulièrement apprécié l’intervention d’Emmanuel Vivier sur la répartition budgétaire des projets digitaux. Souvent, les annonceurs du luxe montent des usines à gaz technologiques ou « sites communautaires » et attendent que les internautes s’en empare, que ce sera la surenchère digitale qui sera payante. Faux, car le budget n’est alors consacré qu’au support lui-même, souvent onéreux à maintenir. La logique ou loi des 3/3 c’est trouver l’équilibre budgétaire entre le support, les contenus et les communautés, la promotion que cela nécessite derrière.

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#Bilan Une très belle première conférence réalisée par nos amis de chez Ykone, avec des Keynotes qui s’enchaînaient rapidement sur différentes problématiques liées à la communication Luxe/Mode sur le digital. Organisation impeccable, networking de rigueur, ambiance décontractée mais studieuse tout de même. On attend la seconde édition avec impatience, From the Front Row, bien évidemment.

2010, l’année du premier contact buzz de luxe ?

Lundi 18 janvier 2010

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Voilà un moment que je n’ai pas publié sur ce blog, paradoxalement au moment où l’actualité du buzz dans le secteur du luxe bat son plein. Entre les fêtes de fin d’année et une activité parallèle débordante, un petit break était nécessaire. Alors voilà,  je peux barrer ma première bonne résolution pour 2010 et reprendre le fil de mes observations sur buzz2luxe, en commençant par vous souhaiter une excellente année 2010 ! Une décennie est passée depuis la prétendue fin du monde de 1999 et du fameux bug de l’an 2000, et sans s’en rendre compte, tout cela parait un siècle à l’échelle de l’évolution Internet. A cet égard, 2009 a été un grand tournant pour le luxe dans sa conquête du web 2.0, notamment avec les nouvelles opportunités qu’offrent les médias sociaux comme Facebook et Twitter, là où se passent les discussions, et les blogs, là où se construit l’opinion et la e-reputation d’une marque. Je pensais faire un bel article intitulé 2010, mes 10 prédictions de luxe mais je me suis ravisé en l’écrivant, car finalement, il est toujours préférable de regarder dans le rétroviseur avant d’accélérer. Plus que la bonne direction à prendre, la question qui se pose aujourd’hui est celle de la destination finale, des objectifs à atteindre. 2010, l’année du premier contact buzz de luxe ? un titre qui fait référence au film d’anticipation 2010, A space odyssey imaginé en 1984 et qui rend ironiquement hommage au robot intelligent HAL : » Hello Dave, I’m on Twitter, now »

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Pour résumé, avant de rentrer dans le détail, j’ai vécu cette année la transition de l’internet mobile « everytime, everywhere » : le buzz ou bruit de la discussion se situe partout, tout le temps, à n’importe quelle occasion, online et offline. On parle de tout et de rien, on discute en temps réel, on commente une situation sur le mode oral mais avec un traitement écrit. Et comme le dit le vieil adage « Les paroles partent, les écrits restent » et Google sera toujours là pour nous le rappeler . Et ça, ça change tout dans la gestion de la réputation d’une marque de luxe. Le monologue ou la distance est toujours possible, tout est finalement question de stratégie de communication, mais ignorer ce qui se passe sur les médias sociaux, c’est comme déléguer le pouvoir d’expression de la marque au premier venu, du simple fan animateur de marque au caïd de la contrefaçon. Le virage buzz de luxe n’est pas simplement une question de marketing « couteau suisse » 2.0 avec une panoplie de gadgets, c’est surtout une véritable anticipation sur les enjeux futurs de la communication luxe.

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Twitter, une conversation privilégiée avec le Luxe

Début 2009, aucune maison de luxe n’était présente sur Twitter. Aujourd’hui, elles y sont toutes ou presque, avec toujours cette difficulté de raconter la richesse de leur patrimoine avec finalement, si peu de mots. Et pourtant, ces grandes marques du luxe ne sont-elles pas capables, par ailleurs, de manier  l’art du slogan ou du bon mot ? Ecrire l’histoire d’une belle marque en temps réel, est-ce si difficile ? L’autofiction, le carnet de voyage, le roman épistolaire sont autant d’inspirations littéraires susceptibles d’enrichir le fil thématique d’une maison de luxe. On aimerait lire, par exemple, le récit minuté d’une échappée belle à la Hermès ou mieux encore, l’épisode quotidien d’un journée Vuitton.

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Le fil twitter n’est qu’une nouvelle façon de raconter des histoires, complémentaires aux autres moyens déployés. En exemple, je vous invite à relire la conversation impertinente de Jean Paul Gaultier pour les parfums Classique et le Mâle ainsi que le fil narratif de la saga Lady Dior, deux études de cas traitées sur ce blog au cours de l’année passée.

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Dans la ruée du far web, chacun a pris sa place et a conquis (ou pas, d’ailleurs) ce nouveau public de pionniers, mais en 2010, il faudra construire les édifices d’une nouvelle communication de proximité, probablement sur le mode conversationnel. Les architectes du web social devront comprendre ce qu’il faut bâtir pour l’environnement de la marque à long terme, tandis que les animateurs sociaux (veilleurs,compteurs, médiateurs) devront assurer un service quotidien de maître d’hôtel et de concierge. En somme, il serait sage d’éviter de construire la tour la plus haute et la plus luxueuse pour abandonner ensuite le chantier en route, faute de clients intéressés (comme à Dubaï, ci-dessus). Il s’agit plutôt d’offrir un service, un lieu de passage et de correspondance symbolique pour la marque, construire une gare ou un aéroport avec un flux permanent et une planification horaire précise, pour poursuivre sur la métaphore.

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Facebook, le Luxe « masstige »

Facebook, avec ses 350 millions de membres à travers la planète, est une nouvelle aubaine pour le  luxe masstige, notamment sur les secteurs de la parfumerie et de la petite maroquinerie, une part de rêve accessible par tous en un clic depuis une fan page vers la boutique  e-commerce.  Les milliers de fans qui s’inscrivent sur les pages de marques de luxe le font naturellement, c’est un public volontaire, mais contrairement aux mêmes  milliers de clients qui visitent les boutiques chaque jour à travers le monde, il n’y a souvent personne pour leur dire : bonjour madame, bonjour monsieur, puis-je vous renseigner ? Alors que, paradoxalement, facebook connect permet d’animer l’ensemble d’une communauté online sur un point de vente e-commerce, avec l’avantage supplémentaire qu’un simple visiteur peut instantanément recommander un produit à son entourage online. Le défilé Vuitton sur Facebook à ce titre  devient un must have, elle aura permis à la marque au monogramme de recruter 200.000 fans supplémentaires. Mais après ce coup d’éclat, CRM ou SRM ? Le social relation management englobe ainsi les stratégies Twitter et Facebook, car le luxe, c’est d’abord une question de service sur mesure : l’écoute, le conseil, la qualité de la prestation. A noter que Armani à reproduit cette idée de défilé live à la fashion week de Milan, ce week-end, avec un premier compte-rendu sur le blog de So Dandy. On peut imaginer que le Lifestream facebook va devenir une norme pour l’industrie du Luxe et de la Mode en 2010. Qui vivra verra.

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Les blogueurs en première ligne

Et les blogueurs ? Doit-on les placer au dernier rang du défilé alors qu’ils sont les premiers à Twitter leur avis sur une collection, ou faut-il les surexposer symboliquement au front row pour renverser l’ancien système monarchique de la planète mode ? Les blogueurs sont des créateurs de contenus, des passionnés, des technophiles malins capables de remonter un scoop plus vite sur Google que la version en ligne d’un Vogue ou de Elle magazine. les blogueurs font la loi dans leur far web. Le paradoxe entre embargo de presse et fuite d’information sur la blogosphère fait état d’une problématique capitale pour le luxe : la confidentialité. Une question qui touche plus à la communication et aux services de relations presse, qui vont devoir raconter la même histoire aux deux publics, peut-être en imaginant une nouvelle forme de storytelling transversale entre les deux mondes (l’ancien système et le nouveau) ? De l’autre côté, les blogueurs souhaitent des contenus exclusifs pour leur lectorat (comme les autres médias, d’ailleurs) plus que des cadeaux finalement, qu’ils entassent à la pelle dans leurs placards.  De plus, certains d’entre eux anoblissent la question du 2.0 en créant des contenus de qualité, souvent plébiscités par les autres blogueurs et relayés par les communautés, et au delà parfois, dans les médias traditionnels. The Sartorialist pour Burberry, Garance Doré pour Céline et Gap, James Bort et Le Modalogue pour la marque de prêt à porter Le Mont- St Michel sont les quelques exemples de ce cru 2009.

Pour conclure, il n’y a pas de conclusion. L’année ouvre sur de nouvelles opportunités comme la réalité augmentée, la géolocalisation des contenus ou encore le beamvertising. J’y reviendrais prochainement dans mon compte-rendu sur le sommet Luxe & social Média organisé par Luxe Corp, qui s’est tenu à l’Hôtel George V le 8 janvier dernier.

Shopping selector de Noël : Ce que veulent les hommes #2

Lundi 14 décembre 2009

Comme l’an passé, ce que veulent les hommes #2 c’est une sélection shopping de Noël réalisée par la ligue des blogueurs gentlemen Ok cowboy, Chroniques du plaisir, James Bort, Le Modalogue, Very, Les Rhabilleurs et buzz2luxe. Des idées nichées ici et là pour éviter la grosse bûche au moment de déballer les cadeaux. Pour ne pas se laisser miner par la crise, ce guide de Noël vous propose des objets de bon goût sans forcémment se ruiner : caviar à la louche pour 50 €, porte carte de crédit en cuir Marc Jacobs à 15 €, panier bio à 30 €…A faire tourner auprès de votre entourage féminin.

Wrangler Blue Bell à la conquête du far web

Mercredi 28 octobre 2009

Le jean, comme le hamburger, sont des produits de consommation de masse, dont les amateurs de luxe ont tout de même du mal à se priver. Le burger de luxe à la carte chez le très étoilé Joël Robuchon a le goût de l’interdit, il se mange avec les doigts et offre deux vrais plaisirs : la régression et la transgression. Burberry ou Tom Ford se lancent dans la création de jeans de luxe, avec pour ce dernier un bouton en or à 18 carats. Crise oblige ou back to basics, les deux exemples illustrent une même tendance de la démocratisation du luxe, mais en inversant les codes de valeurs. Il ne s’agit pas de dévaloriser l’aura et le mythe d’une maison ou d’un savoir-faire en bradant des produits de qualité, mais au contraire, de rendre exceptionnel un produit traditionnellement standard.

La tendance du burger ou du denim de luxe montrent aussi à quel point le mythe américain est encore tenace, capable d’évolution aspirationnelle. Dans l’industrie classique du jean, la difficulté est donc à la fois de continuer à fabriquer un vêtement fonctionnel, fait pour résister (traditionnellement le bleu des ouvriers américains) et en même temps le rendre désirable et tendance, à la mode.

La collection Wrangler Blue Bell printemps/été 2010 réussi ce double pari : offrir un denim et des accessoires de qualité pour l’homme moderne, sans renoncer à son patrimoine de marque et le mythe qu’elle incarne : L’ouest sauvage originel. Invité au show room de Wrangler à Paris mardi dernier par l’entremise du blogueur Ok Cowboy (en parlant de far web…) j’ai eu le privilège de découvrir cette nouvelle collection Blue Bell en compagnie d’autres blogueurs masculins : Matérialiste, James Bort, Les Rhabilleurs, Very, Le Modalogue, Osmany, Les Darkplanneurs et comme un camion. Une première prise de parole pour la marque, à la conquête du far web ?

Déjà client via la boutique Royal Cheese, c’est toujours fascinant et passionnant de revivre l’épopée du blue jeans à travers l’histoire que raconte cette belle marque. Le Jean Wrangler est d’origine le vêtement du cow-boy de l’ouest sauvage, fabriqué sur un principe d’innovation lié à la pratique du rodéo : sept passants à la ceinture, rivets plats, fermeture à glissière, doublure couture intérieure, fil piqué en forme de W sur les poches revolver.

La ligne premium Blue Bell revient en force avec cette nouvelle collection de 50 pièces, inspirée du Denim vintage qui se caractérise par des contrastes entre délavages forts et silhouettes preppy années 50. Chaque pièce est unique,  travaillée à la main au niveau des coutures et des patchs pour un effet plus vécu, avec une toile de qualité supérieure par son tissage et poids. Côté accessoire, le sac à main en cuir pour hommes est un must have, robuste et élégant façon sacoche de postier du Daily express. Avec un réseau de distribution exclusifs et haut de gamme, avec récemment une boutique éphémère à Londres, au 47 Lamb’s Conduit Street.


L’imaginaire du rodéo n’étant plus so hype à notre époque, le territoire d’expression de la marque a légèrement glissé vers une forme de régression à l’état sauvage, qui valorise la dimension instinctive et brut de l’être sophistiqué, en jouant sur des codes de mode. « We are animals » est le nouveau cri fédérateur de Wrangler, avec une série de photographies imaginées par Mc Ginley, une campagne qui a remporté le Grand Prix des Lions de Cannes 2009, tout de même.

je vous invite à faire un tour sur le site Wrangler pour connaître le liste des points de vente mais surtout pour visionner un film interactif (réalisé par Andreas & Filip Nilsson, sur une musique de Markus Hasselblom) qui présente la collection actuelle Blue Bell Fall winter 09 de façon originale et efficace.

En cliquant sur l’acteur-mannequin, vous pouvez découvrir toutes les pièces de la collection sans interrompre la continuité des séquences, qui permet ainsi de rester immergé dans l’univers vintage de la collection tout en découvrant chacune des pièces. Pour vous faire une idée, voici le film non interactif trouvé sur Youtube.

Juergen Teller loves me too

Vendredi 9 octobre 2009

Depuis 10 ans, Juergen Teller signe toutes les campagnes de Marc Jacobs en réinventant les codes de la communication de luxe. Créateur de scénario visuel improbable, il réalise des autoportraits le mettant en scène dans les bras de Charlotte Rampling ou avec Cindy Sherman sur les genoux, ironique dans le jeu de rôle et du travestissement. Mais pas seulement. De Victoria Beckham à Winona Ryder en passant par Sophia Coppola ou certains membres de sa famille, Juergen Teller livre sa bible de mode, un book ultra-visuel qui retrace 10 ans de campagne Marc Jacobs, et ce n’est pas rien.

Durant la fashion week, la signature de ce fabuleux livre par Juergen Teller a eu lieu à la boutique Marc Jacobs du Palais Royal, l’occasion de récupérer un exemplaire dédicacé pour buzz2luxe, anoté d’un petit coeur. C’était aussi l’occasion de croiser le noyau dur des blogueurs et blogueuses de mode internationaux tels que Style Bubble et Bryan Boy ainsi que la clique fashion & streetstyle française : Café Mode, Blog Mode, En mode Fashion, James Bort, Nizzagirl, Mademoiselle, Miss Selector, Matérialiste, Ykone, Modepilot.

A propos de Juergen Teller : ses premiers travaux pour les magazines I-D, The Face, Index et W, lui permettent de développer sa propre sensibilité artistique. Remarqué par de nombreux créateurs de mode, il réalise des campagnes pour Anna Molinari, Comme des Garçons, Helmut Lang, Yves Saint Laurent et bien sûr Marc Jacobs…

Juergen Teller conçoit également des pochettes de disques pour Björk, New Order, Elton John, Texas et Supergrass. Parallèlement à ses travaux de commande, Juergen Teller développe de nombreux projets personnels faisant l’objet d’expositions et de publications. En 2003, il reçoit le prix Citybank de la photographie.

Buzz2luxe blog du jour sur menstyle.fr

Vendredi 29 mai 2009

Menstyle.fr ouvre sa Une à 40 blogueurs masculins qui auront carte blanche pour donner leur point de vue sur la mode, l’art, la culture, ou autres sujets plus viriles. Une sélection piloté par  Joseph Ghosn et orchestré par Capucine Piot aka la blogueuse-journaliste Babillages, la plateforme dédiée aux hommes de Condenast (GQ, Vogue, Wired entres autres) crée du lien et du dialogue avec la communauté des hommes sur Internet .

Après une critique cinématographique du dernier film de ken Loach par Mry et un décryptage du phénomène Métro-Rétro-übersexuel par Thierry Maillard du blog Prland, Buzz2luxe est le blog mis en avant aujourd’hui avec un billet retrospectif sur Christian Dior et le cinéma, de la tradition à la modernité. Une longue histoire d’amour d’une cinquantaine d’année, des débuts du couturier jusqu’au dernier court-métrage « The lady Noire Affair » qui circule actuellement sur le net. Avec ce souvenir inoubliable pour la publicité du parfum masculin Fahrenheit signé Ridley Scott, reprise ensuite par David Lynch à voir ou à revoir ci dessous.

Fondation Yves Saint Laurent – 18h32

Lundi 30 mars 2009

La nuit tombe sur le pont Alexandre III. Je marche d’un pas tranquille en direction de la fondation Pierre Bergé – Yves saint Laurent qui donne actuellement une exposition sur le costume populaire Russe. On quitte l’hiver pour le printemps et à 18h29, la nuit et le jour flirte sous le même toit. Il fait bleu et noir, mais les lumières de la ville scintillent déjà par reflets sur la Seine. 18h32. J’ai rendez-vous avec Mireille, la dernière chef couturière de feu Monsieur Yves Saint Laurent, qui travailla à ses côtés pendant plus de dix ans.

Ma visite commence dans les ateliers de restauration, au 2ème étage de la fondation, où se confectionnaient autrefois les prototypes en haute-couture (vêtements et accessoires) de la maison Yves Saint Laurent. Mireille me raconte son quotidien, alors qu’elle s’activait le jour – et la nuit – autour des collections de prêt-à-porter. Elle me montre les croquis originaux de modèles dessinés par Yves Saint Laurent et l’on constate déjà dans l’aisance du tracé, l’élégance et la culture inégalable du créateur intemporel qui se plaisait à dire lui-même que « la mode passe, le style reste. ». Nous passons à côté, dans les « chambres froides » ou plutôt les placards anti-poussières qui réunit plus de 5 000 vêtements de haute couture et 15 000 accessoires sur 40 ans de création maison. Mireille, mémoire vive de ce patrimoine culturelle et gardienne de l’identité de monsieur Yves Saint Laurent, me raconte avec passion et émotion l’histoire de certaines pièces : la mode sans mannequin ni podium, juste avec une œuvre d’art pendu sur un cintre me convient. Elle me donne ce recul, cette émotion, ce sentiment de traverser les époques à chaque nouveau pas.

Ici, une veste brodée inspirée d’un tableau de Van Gogh, qui compte plus de 700 heures de travail, bien sagement rangé dans un tiroir à température constante de 18°. Là, une robe Mondrian à la coupe nette et aux couleurs vives. Enfin, de magnifiques imprimées Matisse noir et bleu, aux épaules larges en cœur. Un Trésor de culture, éphémère pour mes yeux mais pas dans le souvenir que j’en garderai.

Difficile de voir du même œil, ensuite, l’exposition du costume populaire russe, au rez-de chaussée. Les deux modèles conçus par Yves Saint Laurent se remarquent d’emblée par la qualité de tissus nobles et de l’exagération possible des motifs que permet la création de mode. En collaboration avec le musée ethnographique de Russie, la fondation présente environ une cinquantaine de costumes populaires russes du XIXe et XXe siècle. Encore un voyage dans le temps. Portés à l’occasion de fêtes saisonnières ou de mariages, ces costumes russes représentent la tradition populaire, renforcée par des jeux subtils de superposition et de nuances de couleurs. Une série de photographies de la collection Shabelskaya (fin XIXe, début du XX siècle) est également exposée ; elles constituent un excellent témoignage de la richesse de ces costumes et de leur mise en scène.

Yves Saint Laurent, a qui le noir va si bien, est un homme qui aimait le voyage et la couleur, comme le bleu de Majorelle ou le rouge de Russie. 18h32, le temps c’est arrêté, ou bien c’est l’intemporalité de l’art qui a pris le dessus sur la nuit. Mais le voyage ne s’arrête pas là. La nuit de l’homme – qui est le nom du nouveau parfum de la maison Yves Saint Laurent – se prolonge sur Internet à travers un jeu de piste qui relie trois autres blogs confrères de « la ligue » masculine : à 20h05 au Grand Palais chez Ok Cowboy, 21h13 au Georges pour Black Tie et enfin, se terminera à 02h46 au Magnifique pour le Modalogue.

Défilé Dior homme « Angles » : visions frontales et transversales…

Dimanche 25 janvier 2009

Depuis 4 jours, Paris vit au rythme des défilés de prêt à porter masculin automne / hiver 2009-2010. Buzz2luxe était (presque) au premier rang du podium pour la collection Dior Homme, en standing juste à côté du corner presse. Car pour cette présentation de la nouvelle collection de Kris Van Assche, Angles, la maison Dior a lâchée une dizaine d’invitations au chroniqueurs de mode de la clique Ykone.com, le très attendu réseau social dédié à la mode (ouverture le 09 février).

Traditionnellement, le grand public découvre les images d’une nouvelle collection face podium, les mannequins en pied, valorisant une silhouette, un vêtement, une apparence. Un angle frontal, en somme, celui des médias traditionnels accrédités du corner presse. Avec l’arrivée des blogueurs dans l’arène de mode, les angles vont se multiplier de façon transversale, des coulisses au podium, jusqu’à la blogosphère.

Sous l’impulsion de The Sartorialist ou de Face Hunter, suivi de nos Frenchies Café Mode et Garance Doré, les blogueurs sont de plus en plus nombreux à suivre les coulisses des Fashion weeks, avec une approche toujours plus innovante, parfois surprenante, des fois un brin décalé…

Parmi eux, on retrouve un certain Modalogue ou encore un James Bort, une dénommée Bloc-mode, un Matérialiste, tous caméra au poing, prêt à shooter.  L’un va s’intéresser aux coulisses, l’autre au détail précis d’une coupe, certains parleront de la bande-son de Malcom Mc Laren ou feront des portraits people à la sortie du défilé. Pour rappel, c’est ainsi qu’a démarré le buzz de la précédente collection Dior (été 2009) avec le titre planisphère du groupe Justice, qui avait bien secoué la blogosphère musicale outre-atlantique et japonaise. (Voir à ce sujet le billet  Après Stress, Justice plane pour Dior homme)

Chacun son angle d’approche, son point de vue. Une vision mosaïque de la mode, plus libre aussi, générateur de buzz sur la fashionsphère, mais aussi sur les communautés qui s’intéressent à la création contemporaine. N’est-ce pas Messieurs Karl Lagarfeld & Kanye west ? Shooté à la sortie du défilé avec un téléphone mobile…

Giles Deacon trinque avec Le Modalogue

Samedi 17 janvier 2009

Un jour en semaine, à l’hôtel Hyatt Park Vendôme, chambre 304, Le Modalogue sort tranquillement un appareil enregistreur, du papier froissé et griffonné de quelques annotations et ratures. De mon côté, pas vraiment mieux. Aucune note, juste quelques idées en tête et un mini-disc au micro défectueux, pensant que l’improvisation et la curiosité feront le reste. Nous sommes des cancres, spontanés et naïfs, sans aucune méthodologie journalistique. Des blogueurs avec du matériel de blogueurs. Mais l’idée était là : l’opportunité de rencontrer Giles Deacon from scratch , styliste incontesté de la scène londonienne qui à réaliser pour Tanqueray N° TEN un écrin de luxe, atypique et luxueux, reflet de son style.

Christian aka Le Modalogue a mené l’interview, en Franglish of course, mais lui seul sait trouver des questions que aucun journaliste n’oserait ou ne penserait poser à une Spoke Person comme Giles Deacon. Pour parachever l’affaire, Le Modalogue nous a réservé une belle surprise, en sortant de son sac un stylo et un papier encore froissé, pour demander non pas un autographe, mieux, un dessin. Clever. On pourrait y voir, dans ce chef-d’oeuvre minute, une forme d’autoportrait.

Résultat, Giles Deacon à vraiment trinquer avec nous… Avec du Tanqueray N°TEN s’il vous plaît. Du smiley à la Geek attitude en passant par Moscou et Gareth Pugh, Le résultat est couché depuis hier – en anglais – chez Le Modalogue que je vous invite à lire en suivant ce lien.

De mon côté, je me suis davantage penché sur ce bel écrin, qui d’emblée intrigue par sa puissance, sa force avant-gardiste, très masculine de l’extérieur. Une allure explosive. Ouverte, elle exprime à un luxe nomade, en soie moltonnée qui inspire l’intimité, le féminin. Le sentiment d’un objet pour deux, à partager, à emporter. Avec un style et un savoir-faire de plus de 170 ans, Charles Tanqueray & Co lance ainsi cette bombe Tanquerey N° TEN le seul gin au monde élaboré à base de fruits frais, distillé dans un alambic N° 10, de petite taille prénommé aussi tiny ten.Tanqueray N° Ten obtient d’intenses saveurs d’agrumes, digne d’un grand parfum.

Soigneusement enfermée dans le coffret, la bouteille de Tanqueray No TEN se tient droite au milieu deux verres à cocktails fait main, une miniature du shaker Boston, une passoire et une cuillère à mélanger, le tout retenu par de fines brides de cuirs argentées teintes à la main. Le coffret Giles Deacon contient aussi un livret broché en cuir avec l’essentiel des recettes et astuces pour retrouver les intemporels et créer des recettes plus élaborées, magnifiant ainsi la saveur des agrumes. Il n’existe ainsi que 10 exemplaires en France, en vente exclusive chez Lavinia.

Eric Bompard #2 : Bespoke my cachemire

Vendredi 19 décembre 2008

Il y a quelques temps, une poignée d’élus blogueurs & blogueuses ont été conviés aux ateliers Eric Bompard, afin d’observer et comprendre de l’intérieur le savoir-faire maison, les exigences et les contraintes qui font de cette entreprise familiale et indépendante le leader incontesté du cachemire.

Mieux, chaque blogueur est devenu pendant quelques heures le styliste de ses propres envies, avec ce rapport exclusif et unique à l’ancienne, comme on dit – à la bespoke – terme redevenu tendance depuis l’été dernier, alors que l’association des tailleurs de Savile Row ont réussit à récupérer l’usage du mot, détenu jusqu’alors par la cour Royale. Les temps changent et Eric Bompard modernise son image. Car, si hier les grands parents de bonnes familles étaient indéniablement les meilleurs prescripteurs de la qualité du cachemire Bompard auprès des plus jeunes générations, aujourd’hui, la marque doit élargir son cercle d’initiés, mondialisation oblige.

Less is more pour la création de mon blouson 2 fils (donc plutôt fin) avec zip apparent, comme vous pouvez le voir sur la figure ci-dessus. Je vous invite également à découvrir les autres croquis conçus par les autres blogueurs & blogueuses, ci dessous. A vous de deviner who is who dans les commentaires, réponse très prochainement sur buzz2luxe.