Après Vol de jour de Karl Lagarfeld pour Chanel, Terry Richardson joue les Bonnie & Clyde avec sa copine Kate Moss, avec un spot signé Mango. Déjà vu ? redite ? La marque cherche du positionnement luxe transgressif…ou répétitif ? Et si braquer une boutique de fringue devenait la nouvelle expérience de luxe ? En tout cas, ce sont ceux qui font et défont la mode qui montrent l’exemple. La vidéo à le mérite d’être courte et nerveuse (donc adapté à mon temps d’attention, contrairement à celle de Chanel) mais que faire du recyclage d’idée ou de l’apport de valeurs que propose ce brand content, pour être poli et ne pas dire « publicité-décalé-génération-youtube » ?
Révélation du contenu de l’écrin Pinel & Pinel pour Martell Cognac le 17 mai. En attendant, ce trailer teaser In the name of art annonce les trésors de Martell contenu dans une malle d’exception, qui vous invite à pousser les portes du Collector’s room. Mais avez-vous le code d’accès ? Tentez votre chance sur le site dédié à l’opération
Voici la bande annonce du nouveau court-métrage de ChanelThe Tale of fairy réalisé par karl Lagarfeld et qui met en scène Anna Mouglalis, ambassadrice de Chanel, Amanda Harlech, Kristen McMenamy, Freja Beha, Bianca Balti, Baptiste Giabiconi, Brad Kroenig, Jake Davies, Mark Vanderloo, Oriol Elcacho, Sébastien Jondeau, Seth Kuhlmann. « C’est un film sur le mauvais usage de l’argent qui commence dans la violence et finit dans les sentiments » raconte Karl Lagerfeld. Du Brand content de luxe qui a l’air sérieux, en tout les cas une bande-annonce qui en dit long. La version longue de 30 minutes sera diffusé à 20H00 ce soir sur le site de la maison Chanel
Buzz2luxe, ainsi que les blogs webandluxe et The Luxe Chronicles seront à nouveau partenaires de la 5ème édition du Club e-Luxe International Summit organisé par Luxe Corp se tiendra le Mardi 31 mai 2011 à l’Hôtel Ritz, Paris, autour du thème «The Luxury Cyber Resident ». Avec une approche résolument orienté user centric sur la question du luxe dans son environnement digital, conférences et tables rondes s’enchaîneront de 8h30 à 19H00 sur autant de sujets variés que le Brand content, les réseaux sociaux, la réalité augmentée (et virtuelle), le social gaming, le marketing mobile, mais aussi la personnalisation de services online dans la dynamique du secteur luxe.
Les différents intervenants tenteront ensemble de répondre à ses différentes questions : Comment mobiliser l’attention du consommateur de luxe online ? Comment créer de l’engagement, de l’interaction et de la participation ? Quels contenus ? Comment convertir les publics en ambassadeurs, fans ou followers de la marque ?
Le Club e-Luxe International Summit offrira aux maisons de luxe des réponses à ces questions et bien plus grâce à des présentations approfondies par des experts, des démonstrations, des débats, des tables rondes, des ateliers et bien d’autres. Il sera composé de 18 intervenants tous issus du luxe, de la technologie et de l’innovation venant de 8 pays différents.
A propos du Club e-Luxe : créé par Luxe Corp en 2006, l’objectif de Club e-Luxe est de fournir aux maisons de luxe un accès aux stratégies, connaissances, applications, systèmes, outils et concepts nécessaires pour avancer dans le contexte des nouvelles technologies et d’innovation. Les maisons ayant récemment participé aux événements de Club e-Luxe sont LVMH, Gucci Group, Cartier, Chanel, Louis Vuitton, Gucci, Burberry, Boucheron, Hermès, Piaget, Chopard, Fabergé, Vertu, Hublot, Dior, Coty, Pernod Ricard, Rémy Martin, Sonia Rykiel, L’Oréal, Lanvin et plusieurs autres.
Pour plus d’informations sur l’événement, consultez la brochure de l’événement ici
La troisième collection Kate Moss for Longchamp baptisée Faraway, sera présentée à travers un court-métrage réalisé par Alasdair McLellan et qui se déroule à Marrakech. La brindille y dévoilera les sacs de la nouvelle ligne printemps 2011, imaginée sur le thème du voyage.
Cette nouvelle campagne sera d’abord dévoilée sous la forme d’un teaser de 10 secondes sur la page Facebook de Longchamp le 28 février prochain, puis un second teaser de 50 secondes sur la chaine Youtube de la marque et enfin, le film dans son intégralité le 7 Mars sur un site dédié. On espère juste que le contenu sera à la hauteur de la promesse…Notons cependant que le format brand content sur une approche multicanale se standarise sur l’industrie du luxe (Lady Dior, Dior homme, Bleu de Chanel…) et c’est tant mieux.
Pour bien commencer l’année, voici une petite pépite de reportage sur Scott Schumann aka The Sartorialist. Du pur Brand Content pour Intel Visual Life, avec une réalisation impeccable et un ambassadeur de choix. Attention, objet viral !
Le brand content dans l’univers du luxe, une étude prospective menée par Newcast-Vivaki. Un compte-rendu résumé dans une courte vidéo reprenant les pratiques remarquées du secteur : The Art of Trench de Burberry, Le saut au Grand palais d’Hermès, lady Grey London de Dior, Mobile Art de Chanel, l’application mobile de Jaeger Lecoultre…Un portfolio d’inspiration pour 2011 ?
La vidéo Take a Ride – diffusée respectivement sur Les ailes d’ Hermès et sa jeune page Facebook – m’a laissé un sentiment trouble, à la fois plaisant et déplaisant, elle m’a en tous les cas donné l’envie de remettre le pied à l’étrier sur ce blog, un peu délaissé ces derniers temps au profit de Twitter, je dois bien l’avouer. Mais bon, 140 caractères ne suffisait pas ici pour évoquer ce ressentiment bizarre.
D’abord plaisant, en effet, car la maison a trouvé un format adapté au média digital (en terme d’écriture et de format, mais aussi de public) pour présenter une bonne douzaine de produits manufacturés maison : Mini-selle SteinKraus, parfum Terre d’Hermès, Ceinture Etrivière, etc. On enlève le scénario et la mise en scène, ne reste que des plans packshots bien mis en lumière, à l’ancienne. On ajoute du fingerboard, de l’ollie flip et du pop shove it 360°, on parle tout de suite un autre langage et on gagne en street credibility auprès d’une nouvelle communauté de consommateurs, dit la relève, a priori présent sur Facebook-Youtube & co. On retrouve les codes du Homemade vidéo qui font le succès du genre viral, mais qui rejoint aussi l’esprit artisanal et enfantin, propre à Hermès. Un juste équilibre donc, entre placement de produit, d’un côté, contenu buzz de l’autre, avec tout de même un air de déjà vu.
Et c’est là que le sentiment déplaisant intervient : l’idée que Hermès se brûle les ailes avec une nouvelle stratégie de démocratisation, en recopiant les phénomènes à succès du genre digital. A commencer par l’initiative opportuniste de jaimemoncarre.com et sa direction artistique baclée, qui est pire qu’une réponse tardive au succès de The Art of Trench de Burberry (de mon point de vue), sinon un premier aveu de faiblesse face à l’ Hyper-compétition digitale des maisons de luxe. Avec une entrée Last but not least sur Facebook (mûrement réfléchit ou inévitable ?) qui participe à ce ressentiment personnel vis à vis d’une marque / maison que je plaçais loin au dessus de toutes pour son rapprochement évident vers l’ultra-luxe, mais qui finalement revient dans la mêlée du luxe masstige décomplexée pour jeunes fashionistas.
Et puis Diana de @webandluxe m’a fait découvrir aujourd’hui et justement sur Facebook (quand je vous parle de relève…) le lien conduisant à Take a Ride, cette vidéo dont il est question ici, avec une qualité certaine, certes, mais aussi avec ce petit air de déjà vu qui m’a encore une fois de plus, désarçonné. Le sentiment d’un copié-collé de la vidéo culte d’Alexis Milant, qui dépasse aujourd’hui le million de vues sur Youtube. Là, c’était trop, j’ai senti la tromperie, une sorte de trahison morale mal cicatrisée. Mais après enquête (et en écrivant ce post) j’ai revu mon jugement, car le film que propose Hermès est justement réalisé par ce même Alexis Milant (signé au crédit) et là on retombe sur nos pattes, avec un Hermès éclaireur de nouveau talent (j’imagine déjà repéré par Fubiz), mais pas forcément connu du public Facebook, avec un allumage de mèche fort de 211,000 abonnés sur la page officiel Hermès.
L’initiative est donc là : aller chercher sur Youtube, Viméo, Dailymotion ou Blip.tv, la jeune pousse de la création digitale qui a fait ses preuves numériques (en terme de talent et d’audience) en amont, des futurs Jean Baptiste Mondino ou autre Jean Paul Goude pour de nouveaux publics en rupture avec les codes du luxe bien pensant de papa-maman ? Et donc redéfinir l’imaginaire du luxe dans la consommation quotidienne des contenus sur les médias sociaux ?
Le messager Hermès, c’est celui qui apporte de la nouveauté en respectant la tradition de valeur et de sens initié, c’est le tutoiement du moderne avec l’ancien, cette idée possible et méritante qu’on a surtout le droit d’essayer, d’expérimenter, de se tromper, de provoquer le présent pour apprendre le futur, à partir du moment où l’ identité mère pousse la projection auprès de la nouvelle génération entrante.
NB : pour comprendre la motivation de ce post (non sponsorisé, of course), entendre que je me passionne pour la street culture (ex-skater et amateur de street art), de la question du luxe contemporain, des médias sociaux et de la création digitale. Donc analyse totalement subjective et ouverte aux réactions, bien entendu…