Le brand content dans l’univers du luxe, une étude prospective menée par Newcast-Vivaki. Un compte-rendu résumé dans une courte vidéo reprenant les pratiques remarquées du secteur : The Art of Trench de Burberry, Le saut au Grand palais d’Hermès, lady Grey London de Dior, Mobile Art de Chanel, l’application mobile de Jaeger Lecoultre…Un portfolio d’inspiration pour 2011 ?
Rentrée masculine avec un parfum de Luxe, comme évoqué dans mes deux derniers posts. Sur le ring, Chanel et Dior. Martin Scorsese contre Guy Richie, Gaspard Ulliel face à Jude Law. Deux scénarios qui racontent l’homme contemporain, partagé ou fragmenté entre deux facettes : pour Bleu de Chanel, ça sera l’homme en clair-obscur, mi-public mi privé, qui doit rendre ses comptes aux tribunes des médias. L’arène est une conférence de presse où l’homme devient un loup pour l’homme, traqué par les médias et jugé publiquement. Ca aurait pu être Jude Law dans la vraie vie, que l’on rêve fidèle en gendre idéal et qui s’affiche indéniablement volage dans les tabloïds de la presse people. Chez Scorsese on est Rebelle star, on peut mettre sans dessus dessous sa chambre d’hôtel ou foutre en l’air un plan de communication, c’est dans l’ordre des choses.
L’homme Dior est plus subtil, distingué à l’ancienne, collectionne les boutons de manchettes et les belles montres. On quitte l’hystérie du monde médiatique pour un univers plus intemporel avec un seul décor commun : la suite de luxe, et devinez pourquoi. On imaginerait presque Lady Noire à l’autre bout du fil ou in fine, au lieu du rendez-vous fixé. Si il y a effet de citation chez Chanel / Scorsese ( Blow-up…) on retrouve ici l’inspiration Hitchcockienne de The lady Noire Affair mais aussi l’énergie et l’esprit libre de la nouvelle vague avec un vrai clin d’oeil possible au court-métrage de Claude Lelouch C’était un rendez-vous que vous pouvez voir ou revoir ci dessous.
Un rendez-vous chic, romantique, fétichiste, érotique même, qui offre un lien invisible avec le produit, dans son storytelling. Dior Homme intervient comme le lien, l’alibi de mémoire dans cette mystérieuse relation homme-femme, que l’on pourrait résumer par vivons heureux, vivons cachés. Car, si pour vendre du parfum masculin il faut mettre deux jolies filles dans le scenario (ou plus, voir Vincent Cassel pour YSL) l’idée de Guy Richie / Dior fonctionne davantage sur le jeu du couple qui se ré-invente par le jeu, la correspondance, la travestissement. Mais méfions nous, tout de même, de l’homme qui Dior en nous.
Après Bleu de Chanel, voici Jude Law pour Dior Homme, un nouveau rival de séduction face à Gaspard Ulliel… L’avant-première mondiale du film signé Guy Ritchie (Réalisateur de Sherlock Holmes, entre autres) aura lieu le 03 septembre prochain. Un rendez-vous à suivre de près sur le site de Dior Homme …
Bleu royal, bleu de chine, bleu de nuit ? Le bleu serait-elle la nouvelle couleur tendance de Luxe ? Après Lady Blue Shanghaï de David Lynch pour Dior, voici maintenant Bleu de Chanel signé Martin Scorsese, avec l’acteur français Gaspard Ulliel et sur une bande-son des Rolling Stones « She said Yeah ». Drôle de coïncidence ? La comparaison est tentante, un peu facile aussi : le bleu appartient ni à Dior ni à Chanel, mais à l’onirisme de luxe.
D’un côté, Chanel nous offre une publicité TV de 30 secondes mise en ligne avec effet d’annonce web comme il se doit (le film avait été annoncé pour aujourd’hui 12H00 sur le site dédié…) et de l’autre, chez Dior, un court-métrage au format publicitaire non standard (16 minutes !) exclusivement diffusé sur internet et qui s’intègre dans une stratégie Storytelling plus constistante, la désormais célèbre saga Lady Dior, démarrée il y a plus d’un an maintenant.
Dans la rivalité et la surenchère des marques de Luxe, la question à mon sens n’est plus de savoir quoi faire (une égérie, un réalisateur de renom, une bande-son rock, un dispositif buzz…) mais plutôt comment le raconter, sur quels supports, pour quelle durée et à quelle fréquence : Un nouvel art du storytelling digital ne serait-il pas cet ultime luxe pour le marketing masstige ?
Tandis que Marion Cotillard Rocks avec Franz Ferdinand pour Lady Rouge, Vanessa Paradis siffle l’air de What a day for a daydream pour Rouge Coco, une reprise du groupe Lovin’ Spoonful de 1966. Deux égéries en face à face devant le miroir, fatalement Red Carpet comme on aura pu le constater à la dernière remise des Césars. Encore un hasard, Ce nouveau spot de Chanel sera diffusé en TV et cinéma le 5 mars, le jour annoncé pour la mise en ligne du clip de Dior Lady Rouge. Et une fois n’est pas coutume, le buzz circule déjà sur Internet. En avant-première donc, voici donc le dernier spot de Chanel Rouge Coco, signé jean Baptise Mondino.
Il y a quelques mois, j’ai eu l’opportunité de rencontrer Peter Philips, Directeur International de la création maquillage de Chanel, dans le cadre convivial et devenu si familier des salons de Chanel Joaillerie, où j’avais déjà eu l’occasion de filmer l’installation de la collection Lumière, à voir ou à revoir dans ce précédent billet.
Comme présenté dans le film, finalement plutôt aérien et lumineux que boudoir baroque, Rouge Coco est une gamme davantage orientée sur des teintes plus nuancées comme le rose, le brun et le beige, sans trop porter l’accent sur l’effet d’un grand rouge. Vanessa sur ce jeu est parfaite, à la fois rayonnante et très naturelle, comme le jeu de miroir qui s’opère sans effets d’optiques ni de surenchères. Juste un moment de douceur en chanson. L’histoire d’un refrain ou d’un rituel simple mais sophistiqué, celui de la femme Chanel qui se maquille en fredonnant, heureuse et assurée par ce que son image lui renvoie.
Un spot qui fait écho au spot de Jean Paul Goude réalisé 19 ans plus tôt pour le parfum Coco Chanel, où Vanessa Paradis s’envolait alors avec Chanel, dans un premier sifflotement.
Le coup de feu sera donné demain, sur les grands boulevards. Levée de rideau sur les nouvelles vitrines du Noël Russe au Printemps Haussmann, avec son ballet de lumières : 200 mètres de façades s’illumineront et crépiteront pour un spectacle féerique, avec 930 guirlandes lumineuses, 4 800 ampoules blanches et rouges, 1,8 km de corde lumineuse, 3 950 rubans en satin, 7 210 boules et ornements, 135 sapins et 930 mètres de branchages. Le ton est donné : après plus de deux ans années de rénovation, le Printemps Haussmann dévoile majestueusement son nouvel éclat pour les fêtes de Noël. Un ré-enchantement de luxe qui s’inscrit entre modernité haute-couture et tradition slave, avec la participation des maisons Dior et Chanel.
8h15, une semaine plus tôt. Dans le froid du matin et de la grisaille parisienne, se distingue un petit groupe qui attend devant le 107 rue de provence, les yeux pétillants, arme au poing, prêt à se livrer à un shooting d’exception. Parmi eux, des visages familiers de la blogosphère, qui apporteront chacun un point de vue sur l’envers du décor des vitrines du Noël Russe, à retrouver chez Café Mode, La méchante, Cachemire et soie, Le Modalogue, Matérialiste, Le journal des vitrines.
Voici la mienne : Comme tout spectacle d’illusion et de mise en scène, le plus fascinant reste toujours de vivre cet espace restreint, poétique et magique de ceux qui tirent les ficelles, animent les marionnettes derrières les spots aveuglants. Victoire de Castellane et John Galliano pour Dior, Karl Lagarfeld pour Chanel, ont donné corps à ces poupées russes d’exceptions, mais de l’autre côté du miroir, c’est Jean-Claude Dehix et sa fille qui finalisent les vitrines. Artisan maître marionnettiste sur une tradition d’entreprise familiale, l’homme de l’ombre ajuste sous nos yeux les fils invisibles de ce futur spectacle mécanique, véritable Geppetto des temps modernes, il est ce personnage Burtonien qui va se retirer là où va commencer le grand show (voir interview chez Le Modalogue). Pour les autres, le lèche-vitrine et la magie s’opère dès demain au coup de feu, 19h30.
Début juillet, la Maison Chanel m’a ouvert les portes du 18, place Vendôme afin de suivre depuis les salons privés, le montage de l’exposition destinée à présenter sa nouvelle collection de haute joaillerie baptisée Lumière. Pendant plus de 72H00 non stop, de jour comme de nuit, des travailleurs de l’ombre ont assemblés quelques 150.000 pièces translucides et octogonales pour reconstituer une Place Vendôme à échelle humaine, un écrin de taille pour une sublime collection, présentée en exclusivité à la presse, le 5 juillet dernier. L’exposition sera itinérante et voyagera dans les grandes capitales du monde sur l’année 2009-2010.
Pour témoigner de cet événement, j’ai réalisé un petit film en Time Lapse avec mon ami Benoit de Vilmorin, qui joue sur les variations de lumières entre les extérieurs de la place Vendôme et les intérieurs des salons Chanel où s’est déroulée la présentation de presse, que je vous invite à découvrir en exclusivité sur buzz2luxe.
Cette nouvelle collection de haute joaillerie présente une série de pièces inspirées des thèmes fondamentaux de Chanel où chaque bijou semble avoir été sculpté par la lumière, avec un hommage en clin d’oeil à l’intemporel Place Vendôme : vue d’en haut depuis les fenêtres de la chambre du Ritz où habitait Mademoiselle Chanel, elle lui inspira de par sa forme octogonale, le bouchon de flacon pour son parfum mythique N°5 ainsi que le boîtier de la montre première crée en 1987.
Ces dernières créations se rapprochent de l’esprit couture avec son magnifique sautoir « première », ses bijoux enrubannés et les Tweed de Mademoiselle, pour qui le bijou devait être aux doigts de la femme comme un ruban gracieux, aérien et désinvolte. Parmi les pièces en or blanc, aux perles éclatantes et aux diamants étincelants, rayonne la somptueuse broche « soleil » imaginée dans sa première version en 1932 comme l’un des emblèmes favoris de mademoiselle Chanel, née un mois d’Août sous le signe du Lion, signe de feu.
Une représentation de l’astre solaire qui orne tous les garde-corps de la Place Vendôme. Stylisé, magnifié, le soleil prend toute son envergure dans cette collection : géométrique, floral ou baroque, il rayonne, triomphal sur des bagues et des manchettes aux volumes généreux. Créative, cette nouvelle collection projette vers l’avenir les valeurs novatrices chères à Chanel depuis ses origines : l’audace absolue et un sens de l’élégance qui ont su esquisser les contours de la modernité.
Après Honk Kong et Tokyo, le mobile art Chanel dessinée par l’architecte Zaha Hadid investit Central Park du 24 octobre au 9 novembre. Cette galerie d’art est actuellement en cours d’installation – comme on peut le vérifier en jettant un rapide coup d’oeil sur les 3 webcams live que propose le site de l’opération – expose des œuvres inspirées par le célèbre petit sac en cuir matelassé Chanel, créé en 1955 et appelé « 2.55″.
Une gigantesque coquille d’escargot invite les visiteurs à une immersion totale dans l’art et le luxe, proposant une quinzaine d’installations créées par des artistes du monde entier, dont Daniel Buren et Yoko Uno. Ce vaisseau amiral conceptuel de la marque au double arceaux s’envolera ensuite pour Londres, Moscou avant de terminer sa course dans notre chère capitale, Paris.
Après 4 ans de travaux pour rénovation et extension, le nouveau Musée International de la parfumerie a rouvert ses portes le 18 octobre 2008. Créé en 1989, ce musée unique au monde s’inscrit sur le territoire emblématique de Grasse, berceau de la parfumerie de luxe. Dédié à l’une des activités traditionnelles françaises des plus prestigieuses, le musée est également consacré à la sauvegarde et à la promotion du patrimoine mondial des odeurs, des arômes et des parfums.
Sur une surface d’exposition doublée et portée à 3 000 mètres carrés, le musée retrouve la liberté d’offrir un point de vue original et complet sur l’histoire technique, esthétique, sociale, culturelle des parfums à travers le monde. « L’histoire du parfum, ce n’est pas seulement celle d’une industrie liée à la mode, au luxe, dont la France est devenue le principal acteur. Depuis l’antiquité, le parfum est aussi au carrefour de la thérapeutique, de la cosmétique, du culinaire, voire du sacré », explique la conservatrice du Musée.