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Jean-Paul Gaultier : conversation impertinente sur Twitter et Facebook

Vendredi 16 octobre 2009

Le couple mythique de la parfumerie française, Classique et le Mâle, annonce leur grand retour pour prolonger la célèbre Saga initiée en 1997, avec rappelez-vous, l’un des plus long baiser de l’histoire de la publicité. Deux nouveaux films TV seront diffusés à partir du mois de décembre prochain, toujours réalisé par Jean Baptiste Mondino et sous la direction artistique de Jean Paul Gaultier.

Les visuels de presse toujours très codés viennent d’être révélé sur les comptes twitter de Classique et Le Mâle, avec son matelot tatoué au coeur tendre et son amoureuse fatale en corset de soie rose. Le Mâle est incarné par le viril Robert Perovich et Classique par la belle Michelle Buswell, dans un décor baroque et intimiste, qui sublime la tension érotique de leurs retrouvailles. Les deux nouveaux spots seront révélés sur le site jeanpaulgaultier.com (et sur buzz2luxe.com, bien entendu !) mercredi 21 octobre prochain.

En attendant cette nouvelle rencontre, Classique et le Mâle démarre le dialogue sur les réseaux sociaux Twitter et Facebook, avec une conversation impertinente « à la Gaultier ». Un véritable storytelling 2.0 qui personnifie, donne corps et âmes aux deux parfums icôniques.

Dans un jeu de séduction qui se renvoie en miroir, chaque Tweet entraîne une réponse de l’autre et nous invite à redécouvrir les précédents épisodes de la célèbre Saga, une belle histoire d’amour qui dure depuis maintenant plus d’une décennie. Avec une grande fidélité du public, puisque Le Mâle et Classique restent deux parfums leaders sur le marché européen, respectivement n°1 et n°6 des ventes en 2008.

Le couple mythique est immédiatement reconnaissable dans leur incarnation, marqué par l’esprit couture du créateur Jean Paul Gaultier, qui marie le luxe à l’irrévérence en jouant sur des codes populaires et une esthétique sophistiquée. Le corset et la marinière habillent également le design des flacons.

Avant de découvrir prochainement les deux nouveaux films de Jean Baptiste Mondino, petit flashback sur la célèbre Saga du couple Mythique :

1997, le plus long baiser de l’histoire de la publicité : Première apparition du couple sur le petit écran avec un baiser long et langoureux dans un Paris fatalement électrique. La femme Classique est décomplexée, elle invente sa manière d’agir, de penser et de sentir. Avec beaucoup d’humour, elle prend sa revanche dans une société où l’homme est souvent montré comme dominateur. Elle aime comme elle se donne et elle prend, avec le même naturel. C’est elle qui le renverse sur sa cuisse pour encore mieux l’embrasser. Il en perd son calot et l’œil énamouré ne peut que lui murmurer : « Tu sens bon, tu sais ! ».

2000, le rendez-vous surprise en strip-tease. Dans une ambiance masculine de calme avant la tempête, c’est l’irruption soudaine de l’hyper-sensualité féminine de Classique, qui se révèle pimentée avec un strip-tease pour Le Mâle. Du masculin au féminin, l’ambivalence des genres passe par le jeu de travestissement. Tel le Prince charmant venu réveiller sa Belle au bois dormant, le marin aventureux est une amoureuse prête à braver tous les dangers pour rejoindre l’homme qu’elle aime. Il s’enlace à nouveau, mais cette-fois ci, c’est lui qui la renverse.

2003, le Diptyque amoureux. Plus conceptuel avec un effet split screen qui divise l’écran, Classique et le double, la moitié de Le Mâle. Elle est rousse à la peau diaphane, lui garde son calot mais fait tomber sa marinière pour dévoiler ses tatouages à fleur de peau. L’esthétique du film se raconte comme une danse contemporaine où se frôlent les corps laissant planer l’ambiguïté : qui caresse qui ?

2007, Les femmes classiques entres elles, Les mâles entre eux. La saga publicitaire se poursuit, mais le couple n’est plus au centre. Ambiance virile dans le vestiaire pour le Mâle, romantisme et frivolité dans le boudoir de Classique. Dans les deux cas, le parfum devient fétiche, un talisman ou un secret que l’on se transmet avec générosité. La femme Gaultier devient plurielles: Brunes, cheveux longs ou à la garçonne, beautés diaphanes ou épicées, c’est autour de ces cinq visages que s’incarne Classique, son éternel féminin.

En écho, cinq hommes répondent pour incarner l’éternel masculin, avec les mêmes codes d’élégance intemporelle. Jean Paul Gaultier retraduit par les éléments identitaires de sa saga (marinière,  tatouages) un mâle plus viril que jamais mais plus élégant aussi. Depuis plus d’un dizaine d’années, la saga se construit aussi avec l’air de Casta Diva comme fil conducteur. Quelle sera la suite ? rendez-vous le 21 octobre prochain jeanpaulgaultier.com pour le découvrir. D’ici là, vous pouvez suivre le dialogue impertinent entre Classique et Le Mâle sur twitter ou sur Facebook ici et .

Grazia, papier glacé frappé

Dimanche 30 août 2009

Grazia, le magazine de référence mode fondée en 1938, qui compte déjà 12 éditions dans le monde, débarque en France en grande pompe et talons hauts avec une campagne de lancement 360° : affichages, pub TV, guerilla marketing, relations publiques, événementiel, buzz et nouveaux médias avec – cerise sur la gâteau – un passage au JT de Claire Chazal. Un lancement qui n’est donc pas passé inaperçu pour une implantation sur un marché français difficile et dans un contexte de crise. Mais les portes paroles du groupe  Mondadori semblent confiants et fiers de leur première mouture avec une Kate Moss Rock en couverture et une offre de lancement à 1 Euros seulement.

A la conférence de presse donnée la veille du lancement, à l’hôtel de Sers, une trentaine de journalistes & blogueurs ont pu feuilleter (et twitter) en avant-première le nouveau féminin, un magazine qui se positionne new fashion mag haut de gamme avec une offre trimédia : un hebdomadaire réactif à l’actualité avec un bouclage à deux jours, un oeil sélectif au quotidien pour nourrir son offre internet (lancement demain, lundi 31 Août) et de l’infos push à la minute sur mobile avec une application iPhone à venir.

Pour séduire et répondre aux attentes d’une cible féminine urbaine, connectée et leader d’opinion, le magazine se veut résolument haut de gamme avec une mise en page signée par le directeur de création Pier Paolo Pitacco (ex Vanity Fair) et une équipe rédactionnelle pluri-disciplinaire dirigé par Yseult Williams. A l’intérieur, de la news, du people, de la mode, un cocktail frappé pour tonifier sa couverture avec une Kate Moss rock au centre, encadrée par des sujets chauds d’actualités d’un côté et  de la mode tendances de l’autre. Du papier glacé donc, avec de la pub de luxe, du shopping selector et de l’horoscope dedans, mais avec traitement féminin peut-être un peu moins lisse que ce type de nourriture féminine laisse présager : enfants sans papiers, intersexualité, Annie Leibovitz ruinée, ça titre fort et sans tabous. La formule prendra-t-elle pour autant ? Qui vivra verra.

copyright - whiteblog.net

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En attendant, la campagne de lancement fait le buzz de la rentrée, avec son concours de Street fashion show, un défilé de looks de rue qui s’est tenu hier dans les jardins du Palais Royal et depuis une semaine sur Grazia.fr, où chaque prétendante pouvait devenir mannequin en herbe en participant au jeu-concours du street fashion wall, qui a animé bien gré mal gré la communauté des blogueuses mode, avec usurpation d’identité et commentaires sur les réseaux sociaux, notamment sur Twitter. Bref, rien ne s’est fait sans bruit avec un casting sauvage dans Paris et une stratégie de recrutement plus large sur Facebook et Twitter, multipliant ainsi les points de contacts avec sa cible.

Murmur Study, une machine à Twitter

Jeudi 11 juin 2009

Murmur Study est un projet d’art in progress qui édite sur de fines bandes de papier, les pensées fugitives des internautes publiées sur les messageries de micro-blogging comme Twitter ou Facebook. Vingt imprimantes thermiques produisent en temps réel d’innombrables chutes de texte qui s’accumulent sur le sol comme un plat de spaghettis.

Murmur Study est une oeuvre conceptuelle et collective  des artistes Christopher Baker, Márton András Juhász et Budapest Kitchen, présentée pour la première fois au Festival Spark 2009 et Experimental and media Arts Exhibition. Une commission d’étude de Northern Lights Artists avec le généreux soutien de la Fondation Jérôme, la Fondation McKnight, le Weisman Art Museum, et le Minneapolis College of Art and Design. Alors, réfléchissez bien la prochaine fois que vous Twittez, car il est possible que vos bons mots terminent sur le sol d’un centre d’art contemporain.

Twitter street art

Lundi 13 avril 2009

Il y a parfois un langage commun entre web culture et street culture  : on utilise un Tag pour signer un mot dans les deux cas, on parle de Wall facebook comme on laisse son empreinte sur les murs de la ville numérique. Space invaders matérialise les pixels du jeu éponyme par des carreaux en céramique et intrônise la culture Geek dans le temple urbain du Street art, à ciel ouvert. Autre démarche, tout aussi amusante pour l’artiste anonyme Questionmarc aka The phantom Piddler qui écrit les premières lettres de noblesse du Twitter Street art avec cette peinture conceptuelle contemporaine Just bombin’ a wall. Un tag vu sur Twitter, évidemment, et non à l’exposition Tag du grand palais.

Slow bloggers, du silence à la prise de parole

Mardi 24 février 2009

Le slow blogging, ce n’est pas complétement nouveau, simplement, la pratique prend vraiment tout son sens aujourd’hui avec l’émergence de nouveaux outils de publication micro-blogging tel un Twitter ou des réseaux sociaux comme Facebook.

Un premier manifesto avait été rédigé en 2006 par Todd Sieling, Software product designer, écrivain occasionnel, photographe amateur (voir photo ci dessous) et bien sûr, blogueur. Mais depuis un premier article de Sharon Otterman Blogging at a Snail’s Pace publié dans le New York Times du 21novembre 2008, puis par Jon Henley dans The Guardian cinq jours plus tard, qui titre The Bloggers who take it one post at time , la pratique du Slow Blogging fait des émules aux quatres coins de l’Europe.

Photographie : Todd Sieling

En France, la blogosphère prend le relais depuis le début de l’année 2009 avec de récents billets chez la communiquante Hervie, le blogueur Nicolas Clairembault, repris chez Vincent Abry mais aussi sur le Vide poche de Jeremy Dumont, et j’en passe. Une tendance de fond qui ne s’arrête pas à la blogosphère hexagonale puisque nos confrères anglais, allemand, espagnol et italiens adhèrent aussi au concept.

Photographies : James Bort

Samedi dernier, des blogueurs venus des quatre coins d’Europe ont été conviés à Paris, via Balistik*art, pour le vernissage de la Slow Gallery, dédié au phénomène qui s’installe peu à peu dans les différents champs de notre société : slow art, slow fashion, slow movie, slow car. Un cahier de tendances développé sur Buzz2luxe depuis une semaine, car le sujet est vaste. Les blogueurs I Luw Fashion (UK), The Junction (ALL) Frizzi Frizzi (IT), Quarto Derecha (ES) ont pu discerter sur le sujet avec une vingtaine de blogueurs parisiens. En tête de note, leur témoignage et opinions sur la question du Slow Blogging dans un petit reportage vidéo signé Dak Tirak, entre silence et prise de parole.

Un grand merci à James Bort pour avoir immortalisé cet instant avec un très beau man hunting de Hassan / I Luw Fashion.

Facebook s’éteint le 15 décembre 2008…

Lundi 8 décembre 2008

Je viens de m’inscrire par hasard, par amis d’amis, par coïncidence – je ne sais plus – à un groupe qui a suscité indéniablement mon attention : Facebook Black out. Un visuel, une idée, et surtout un mouvement de contre-culture, puisque ce sont quelques 1,099,028 membres précisement qui ont décidé d’imposer une grève, une trêve, un blackout à Facebook le 15 décembre prochain. Soit environ à J-8 de l’événement environ 1/6 des visiteurs uniques de Facebook*

Les revendications ? Limiter l’envoi de poke ou de message stupide, en somme, de pouvoir s’approprier Facebook tel un bourgeois populaire au delà du cadre imposé par ses créateurs fondateurs. Power to the people ? Une e-revolution du peuple face aux netocrates ? Affaire à suivre le 15 décembre prochain où aura lieu ce non-happening qui fera date (ou pas) sur facebook. Pour ceux qui savent ou qui veulent savoir, ça se passe de l’intérieur.

A se demander si ces mêmes users ne vont pas attendre minuit pour raconter cette expérience interruptive sur leur nouveau réseau préféré : Facebook 2.0

*(source Nielsen Netratings pour la france qui compte 6 Millions d’utilisateurs en septembre dernier)

Coup de coeur cinéma : Khamsa de Karim Dridi

Mercredi 8 octobre 2008

Aujourd’hui, c’est la sortie du film Khamsa de Karim Dridi, un western moderne tourné en scope dans le (vrai) camps gitan des Mirabeaux, un bidonville perdu sous un échangeur d’autoroute non loin de Marseille. J’ai eu le privilège d’assister à l’avant-première de presse en juillet dernier et je ne serais que vous recommander d’aller voir ce film, avec des (vrais) acteurs, pour la plupart non professionnels. Khamsa ce n’est pas un reportage voyeuriste avec un peu de poussière misérabiliste sur l’objectif, ni un film sur la violence sur les banlieues avec des voitures qui brûlent, non, Khamsa, c’est le regard d’un cinéaste qui filme – caméra au poing – les inégalités sociales et dresse la peinture d’un milieu, celui des gitans.


Interview de Karim Dridi 1/2
envoyé par rue89

Ci dessus une interview du réalisateur Karim Dridi à propos de Khamsa. J’étais déjà convaincu par son premier film, Pigalle (1994), que je considère comme un véritable chef-d’oeuvre du cinéma héxagonal, sorte de Mean Streets à la française. Avec Khamsa , il propose un film qui prend au tripes (j’entends par là qui ne donne pas dans la sensiblerie d’un côté ni dans la violence de l’autre) avec des personnages attachants et une mise en scène impeccable. Pour vous donner une idée, ci-dessous la bande annonce.


Bande annonce du film « Khamsa »
envoyé par rue89

A noter au passage que Karim dridi a ouvert un blog sur Rue 89 tenu quasiment au jour le jour depuis un an, où le réalisateur se confie depuis le  tournage du film porté à bout de bras mais avec coeur. Un journal de bord avec des making-of et des témoignages vidéos que l’on retrouve aussi sur Dailymotion et sur Facebook. Une bonne utilisation des médias sociaux pour ouvrir le débat sur un film engagé en amont de sa sortie. En salle dès aujourd’hui le 08 octobre 2008 (durée : 1H50)