
Créer un parfum, selon le maître parfumeur Jean Claude Ellena, c’est avant tout raconter une histoire. Car si l’odeur est un lien secret et invisible entre le corps et l’esprit, les mots, eux, sont les gardiens du temple olfactif. Homme, Horizon, Histoire, Hermès : un récit qui débute en 2005 par un voyage interactif sur www.terredhermes.com.

Aujourd’hui, le site propose une nouvelle invitation au voyage avec les conteurs ; une expérience littéraire en ligne auquel j’ai pu m’essayer en avant-première avec quelques autres blogueurs initiés au monde d’Hermès. Ecrire un conte, décrire une odeur, se rappeler d’un souvenir : l’évocation de Terre d’Hermès et de son imaginaire, m’ont toujours conduit sur les routes de mon enfance au Maroc. Ma terre natale.

J’ai donc repris ce texte extrait d’un carnet de route lors d’un voyage à Rabat, 30 ans après l’avoir quittée. En voici les premières lignes :
Revenir à l’origine du monde, pour un peintre, c’est du grand luxe. Ma madeleine Proustienne avait été trempée dans le thé à la menthe et tout mes souvenirs se raccrochaient ici, à Rabat (…) Détails par détails, c’est la mémoire sensorielle qui se souvient d’un son, d’une flagrance, des couleurs chatoyantes qui explosent au visage. Je redécouvre mon pays natal en travelling, depuis la fenêtre poussièreuse du Grand Taxi, une mercedès blanche déglinguée. Je me souviens de cela : l’odeur du cuir de la banquette noire, séchée par le soleil omniprésent. La voix nasillarde d’un journaliste que diffuse la FM locale constitue la bande-son du film qui se déroule à 80 km / heure sous mes yeux…
Je vous invite à lire la suite sur Terre d’hermès et pourquoi pas participer à votre tour en écrivant votre conte, car depuis peu le site est ouvert à tous. Les écrits qui auront totalisé le premier et deuxième plus grand nombre de votes, se verront attribuer un coffret Terre d’Hermès.