Si le Street art est devenu un champ exploratoire du luxe, l’artiste anonyme Kidult joue la résistance avec sa vidéo-manifesto, trouvée sur Viméo : « Dans une culture subventionnée où le Street art est devenue la dernière lubie, plusieurs marques de luxe utilise le graffiti comme faire valoir, en méprisant cette culture. J’ai donc décidé de leur donner ce que ces marques aiment tant… » Le ton est donné. Mais qui est Kidult ? Un hacker de luxe ?
Dans 10 jours, plus d’un demi-million d’exemplaires du Manifesto Yves Saint Laurent printemps-été 2010 seront distribués en exclusivité à New York le 16 février, puis simultanément le 20 février à midi heure locale dans les rues de Paris, Milan, Londres, Tokyo, Hong-Kong et pour la première fois, à Berlin. Après Séoul l’année dernière et la capitale allemande cette saison, il a été décidé que chaque édition du Manifesto connaîtra chaque fois une nouvelle destination inédite. On annonce des images inédites de la campagne de publicité, incarnée cet été par Natalia Vodianova dans une série signée par le duo Inez et Vinoodh. Les 2000 premiers passants de chaque ville auront le privilège de recevoir le collector bag en tissu avec son manifesto à l’intérieur.
Cette année, on arrive sur de la tendance digitale avec un imprimé pixelisé qui reprend le motif fraise de la robe qui avait fait le buzz lors du défilé Yves saint laurent S/S 2010. Digitale ? Déjà, depuis l’année dernière un site dédié au Manifesto a vu le jour, sur lequel on peut maintenant télécharger les anciens numéros en version PDF. On avait aussi noté quelques statuts update bien synchronisés sur les comptes Facebook et Twitter officiels YSL, lors de la dernière distribution, le 12 septembre 2009. Cette année, une couche 2.0 supplémentaire Streetstyle avec la possibilité de se prendre en photo avec son Manifesto. Les meilleurs clichés seront ensuite publiés sur le site.
Le slow blogging, ce n’est pas complétement nouveau, simplement, la pratique prend vraiment tout son sens aujourd’hui avec l’émergence de nouveaux outils de publication micro-blogging tel un Twitter ou des réseaux sociaux comme Facebook.
Un premier manifesto avait été rédigé en 2006 par Todd Sieling, Software product designer, écrivain occasionnel, photographe amateur (voir photo ci dessous) et bien sûr, blogueur. Mais depuis un premier article de Sharon Otterman Blogging at a Snail’s Pace publié dans le New York Times du 21novembre 2008, puis par Jon Henley dans The Guardian cinq jours plus tard, qui titre The Bloggers who take it one post at time , la pratique du Slow Blogging fait des émules aux quatres coins de l’Europe.
Photographie : Todd Sieling
En France, la blogosphère prend le relais depuis le début de l’année 2009 avec de récents billets chez la communiquante Hervie, le blogueur Nicolas Clairembault, repris chez Vincent Abry mais aussi sur le Vide poche de Jeremy Dumont, et j’en passe. Une tendance de fond qui ne s’arrête pas à la blogosphère hexagonale puisque nos confrères anglais, allemand, espagnol et italiens adhèrent aussi au concept.
Photographies : James Bort
Samedi dernier, des blogueurs venus des quatre coins d’Europe ont été conviés à Paris, via Balistik*art, pour le vernissage de la Slow Gallery, dédié au phénomène qui s’installe peu à peu dans les différents champs de notre société : slow art, slow fashion, slow movie, slow car. Un cahier de tendances développé sur Buzz2luxe depuis une semaine, car le sujet est vaste. Les blogueurs I Luw Fashion (UK), The Junction (ALL) Frizzi Frizzi (IT), Quarto Derecha (ES) ont pu discerter sur le sujet avec une vingtaine de blogueurs parisiens. En tête de note, leur témoignage et opinions sur la question du Slow Blogging dans un petit reportage vidéo signé Dak Tirak, entre silence et prise de parole.
Un grand merci à James Bort pour avoir immortalisé cet instant avec un très beau man hunting de Hassan / I Luw Fashion.
La quatrième édition du Manifesto d’ Yves Saint Laurent sera distribuée le 14 février prochain. Après Kate Moss et Naomi Campbell, c’est Claudia Schiffer qui reprend le flambeau dans un style très L.A Confidential sur les collines d’ Hollywood.
Imaginé par le directeur artistique de la maison Yves Saint Laurent, Stefano Pilati, la réalisation du shooting a de nouveau été confiée au duo Inez van Lamsweerde et Vinoodh Matadin, mettant en scène Claudia Schiffer, égérie de la campagne printemps-été 2009.
Le 14 février 2009, plus de500 000 exemplaires du Manifesto seront distribuésdans les rues de Paris, New York, Londres, Milan, Tokyo et Hong Kong, une façon pour Yves Saint Laurent de poursuivre sa guerilla marketing de luxe, champ d’investigation qui semble peu ou pas suivi par les autres maisons qui ne semblent pas vouloir entre dans la brèche Streetculture pour l’instant.
Stefano Pilati, directeur artistique de Yves Saint Laurent, lance son troisième « Manifesto » avec Naomi Campbell – égérie de la maison pour la collection Automne / Hiver 2008-2009 – shootée par le duo Inez van Lamsweerde et Vinoodh Matadin. Après Gisele Bündchen et Kate Moss pour les précédentes éditions, plus de 500 000 exemplaires du Manifesto ont été distribuées dans les rues de New-York, Londres, Tokyo, Hong Kong et Paris. On retrouve bien sûr la version Youtube du Manifesto toujours dans cette même volonté de guerilla 360° mis en place depuis 2007 déjà.
Alors que la maison de couture a inauguré hier – mardi 26 février – sa boutique de la place Saint-Sulpice à Paris (entièrement relookée par le directeur artistique Stefano Pilati ) Yves Saint Laurent lance son Manifesto 08. Rappelez-vous, en septembre 07, YSL Manifesto poché sur les trottoirs de la capitale avait créer son petit buzz sur la blogosphère parisienne…
Pour cette seconde édition, le magazine regroupe toutes les images de la collection Printemps/Été YSL portée par Kate Moss sous l’objectif des photographes Inez van Lamsweerde et de Vinoodh Matadin. Ce Manifesto est distribué gratuitement dans la rue et le métro durant la fashion week à Paris. En prime, la vidéo exclusive du making off de la séance photo de ce Manifesto qui circule déjà ici et là sur les blogs.
A noter l’audace recidiviste de YSL pour ouvrir une nouvelle brèche, celle du guerilla marketing de luxe. A suivre…