Premier billet 2012 pour vous souhaiter à toutes et à tous une très belle et heureuse année 2012, qui s’annonce burlesque et pleine de rebondissements. Pour cette occasion, je vous invite à découvrir cette petite vidéo en stop motion réalisée pour nos voeux agence @balistikart … Ragtime !
Après une première saison de quatre volets démarrée en 2009, la saga Lady Dior entame sa saison 2 avec une nouvelle destination : L.A comme L.A dy Dior. Une nouvelle production – Holywoodienne, donc – réalisé par John Cameron Mitchell, qui avait déjà signé Lady Grey London, le dernier de la saison précédente. En attendant sa diffusion le 13 décembre prochaine sur www.dior.com, voici le teaser ultra-court qui en dit long sur ce nouvel opus :
« I can’t handle this photoshoot » déclare Marion Cotillard, assise dans une voiture qui la mène certainement sur les hauteurs d’ Hollywood où se déroule le l’action. Loin de l’univers ténébreux du Lady blue Shanghaï ou de Mulholland Drive, La maison Dior semble vouloir cette fois-ci partir sur une comédie Holywoodienne ou une star pète les plombs en plein shooting, histoire de brouiller les cartes entre réalité et fiction.
Crise de star ou crise tout court, Dior ironise son petit monde en mode technicolor, tout comme son sac « L.A dy dior » version crocodile en saphir, fuchsia et turquoise.
En effet, l’univers pictural très coloré de ces premières images semble sortir tout droit de l’univers de David Hockney et de ses séries de peintures autour du thème de la piscine (A bigger splash, 1967).
D’après les déclarations de John Cameron Mitchell (voir le Making of sur la chaine Youtube de Dior) il semblerait que cette histoire soit davantage inspiré d’un court métrage de Richard Avedon.
Le sac emblématique lady Dior sera évidemment au centre de l’intrigue dans une version crocodile multicolore (saphir, fuchsia et turquoise) à découvrir en boutique.
Dior profite des fêtes de fin d’année pour replacer l’origine du mythe Christian Dior : « This Agile Genius of our times whose magical name contains Dieu (God) and Or (Gold) »
Ce film que l’on reçoit comme un cadeau de Noël commence par une citation de Jean Cocteau qui introduit dans un long travelling toute la féerie de la maison Dior : Sac à main, accessoires, joaillerie, parfums.
Après le long voyage qui parait pourtant si éphémère, une voix enchanteresse nous entraîne vers l’appel du désir : « Dior J’adore ». Il suffit de cliquer sur Play et c’est déjà la promesse du beau paquet sous le sapin. Enjoy.
Un nouveau déhanché Lanvin ! Pour les fêtes de fin d’année, Alber Elbaz ré-enchante les vitrines de la boutique du 22 Rue du Faubourg Saint-Honoré, transformé pour l’occasion en… Nightclub. Un nouvelle initative festive et d’occasion qui relance le buzz de la rentrée « I Know you want Me » avec une nouvelle vidéo qui dynamite la morosité ambiante. Lanvin, nouveau challenger digital du luxe en 2012 ?
Buzz2luxe sera partenaire de la conférence La Chine va-t-elle changer le Luxe ? proposé par Roland Berger Strategy Consultantsen collaboration avec Connexconsulting. A cette occasion, Bernard Malek et Jason Ding, Partners des bureaux de Paris et de Pékin de Roland Berger Strategy Consultants présenteront les résultats de la Consumer Study 2011 afin de mieux connaître le consommateur chinois et sa relation au luxe. Christian Blanckaert, Senior Advisor, et Emmanuelle Sidem, Partner de ConnexConsulting, conseil en management des marques de luxe, apporteront leur vision sur les rapports entre le luxe et la Chine. Christian Blanckaert est professeur de management à l’ESCP. Il a été PDG d’Hermès Sellier et Directeur Général d’Hermès International de 1996 à 2009 et Président délégué du Comité Colbert de 1988 à 1996.
La Chine caracole en tête des marchés du luxe. De plus en plus de consommateurs peuvent s’offrir des produits et des marques jusque-là inaccessibles. Le potentiel du luxe en Chine apparaît immense : Jusqu’où ? Jusqu’à quand ? Quelle sera l’influence de la Chine sur les équilibres fondamentaux du luxe ? Quels impacts sur les Maisons de luxe en termes d’identité, de positionnement, de produit, de service…? Pour ceux qui s’intéresse à ces questions, je ferais un #Livetweet depuis la conférence le lundi 5 décembre de 18h30 à 20H00 à suivre sur mon compte Twitter @buzz2luxe
Certains animaux, nobles ou puissants, sont intiment liés à la symbolique de communication des maisons de luxe : Le cheval d’Hermès comme étendard de la tradition du luxe à la française, Le lion solaire si cher à Chanel ou encore la panthère mythique chez Cartier, pour ne citer que ces trois exemples. Mais que dire de l’animal sans histoire, qui broute l’herbe et regarde passer le train ? Autrement dit, peut-on faire de la vache une icône pop arty ?
C’est le pari plutôt réussi pour LVQR, l’anagramme branché et contemporain de La vache qui rit, qui célèbre cette année ses 90 ans. L’occasion pour la marque trans-générationnelle de revendiquer son statut d’icône pop.
Nouveau design, film teaser commenté par JCDC, blog événementiel autour de la célébration, partenariat et contest créatif avec designboom, co-création avec des grands noms du design contemporain international et pour finir, une soirée à la Gaîtée Lyrique le 15 novembre prochain. A suivre…
Le consommateur de luxe est un animal social : grand fauve à l’affût des tendances de mode ou chat domestique chouchouté par son indispensable Serial Shopper ? Comment les maisons de luxe nous transmettent leurs valeurs autour du mythe animal ? L’homme peut-il revenir à l’état sauvage malgré son éducation de luxe ? Première réflexion autour du cheval, que l’on retrouve dans l’ADN de la maison Hermès et son dernier film « cavalier noir » ainsi que dans la nouvelle publicité Habit Rouge de Guerlain réalisé par Steven Klein. Le tout décrypté par mon ami Philippe Noël, consultant passionné d’équitation et auteur de Hyppoblog, un blog dédié à ce sport d’élite.
« We are animals » Nous sommes des animaux, nous dit la publicité Wrangler. Soit. Mais pas n’importe lesquels. Chacun cherche son chat. Et il y a des stars dans le bestiaire, qui représentent les valeurs qui font de nous les Hommes que nous rêvons d’être – puissance, beauté, liberté. Depuis la mythologie jusqu’aux images d’Épinal de notre enfance, ces animaux-là collent à nos inconscients : Loups, Lions, Panthères, Renard, Aigle…Rarement des écureuils ou des poussins. Rarement des herbivores, à deux exceptions près, l’éléphant oriental et le cheval universel.
Car les chevaux ont ceci de particulier : ils constituent un lien direct entre la nature et la culture. Pégase, Centaure, guerrier, transporteur, artiste de scène, ouvrier, champion, ami, le cheval fait partie de nous – chacun de nous, et nous tous réunis. Inscrit dans nos mémoires il intègre l’histoire, gravé dans nos cœurs il reste notre liberté la plus proche. Le cheval est un héros. Mais pas un super héros. C’est un animal. Il entretient le luxe de la simplicité.
La plus belle conquête de l’Homme est aussi celle de quelques marques, qui la plupart du temps mêlent histoire, prestige, imagination, savoir-faire et idéal. Hermès d’abord, qui a fait du cheval son étendard. Histoire fusionnelle d’un sellier amoureux de ses montures, que la maison du Faubourg Saint-Honoré a su préserver. Aujourd’hui encore le voyage se fait à cheval…
Le cavalier noir d’Hermès : une femme, un cheval, une entreprise
À cheval, inutile d’aller loin pour voyager. La distance se trouve ailleurs. Dans la grâce. Une autre fusion, celle du couple. Un cheval, une femme – qui coiffe, qui brosse, qui caresse. 80% des cavaliers sont des cavalières. Hermès ne l’oublie pas. Ton sur ton, noir sur noir, les éléments s’emboîtent (esthétique érotique et chevaux faisant toujours bon ménage). Détails du cuir, gestes techniques, culture du travail. Le cheval c’est l’entreprise, Hermès c’est le cheval. Culture et nature, donc.
Habit Rouge de Guerlain : un homme, un cheval, une rencontre
Paradigme que l’on retrouve inversé dans ce nouveau spot pour le parfum Habit Rouge – que Jean-Paul Guerlain, passionné d’équitation, créa en 1965 pour « rendre hommage aux cavaliers en habit rouge ».
La séduction est une force. L’homme affronte le cheval fascinant de puissance, puis gagne sa confiance. Du rapport de force naît la force. Du sombre surgit la lumière – ici tout est blanc même le noir. Homme et animal se croisent dans la nuit qui devient jour. Lumière qui éclaire le miroir. Beautés comparées. À l’horizon, le rouge, le cavalier, la maîtrise.
Quand la femme Hermès domine avant d’affronter, l’homme Guerlain doit affronter pour dominer. Nature et culture, donc. Le lien se fait sauvage, viril. L’homme n’est pas encore cavalier, mais il y travaille. Le cheval ce sera lui, alors il sera Guerlain.
Ainsi le cheval reste le plus beau paradoxe animal. Masculin et féminin, simple et sophistiqué, fort et doux, debout et dressé. Luxe de l’équidistance entre le rêve et la réalité, entre l’instinct et la raison, entre la civilisation et la liberté…
La campagne Wrangler propose un retour à notre propre animalité – primitive, brute, sans modèle et a priori sans but. Le cheval, lui, ne représentera jamais un retour à quoi que ce soit puisqu’il est notre progrès – avant lui nous marchions (même si depuis on a inventé la Porsche Cayenne). Hermès ou Guerlain nous offrent donc une autre option, celle d’une nature animale moins brutale, plus civilisée. Un autre rapport à nos origines. Une source moins lointaine, donc plus accessible. Le retour à un présent qui vit depuis toujours dans notre mémoire. Et comme il est plus simple de remonter un cheval que le temps…
Texte de Philippe Noël, consultant et auteur de Hyppoblog à découvrir ici
Vous vous rappelez sans doute de cette campagne « Flare » signée Fred & Farid pour Wrangler, qui remporta le Grand Prix dans la catégorie Presse des Lions de Cannes 2009 ? Retour à l’âge primal et aux besoins physiologiques de base, le jean comme seconde peau. Les maisons de Luxe, elles, fabriquent des biens de qualité hautement supérieure avec d’autres matières animales : cuir, fourrure de renard, peau de reptile, imprimé léopard, doublure de vison.
Mais parfois aussi dans le luxe, on aime rappeler ses valeurs d’authenticité et de simplicité, surtout en période de crise. L’animal devient alors le meilleur ami de l’homme, véritable porte-parole de la marque, à l’image de ce magnifique spot « It’s ou nature » de Bruno Aveillan, valorisant la dimension humaine du service de la chaîne d’hôtellerie de Luxe Shangri-La.
Comme en Art, le rôle et le devoir du Luxe est de nous élever d’un point de vue intellectuel, culturel et social, mais pas nécessairement sur le plan moral, ce qui rend la promesse des marques davantage transgressive, donc instinctive et fatalement attractive. Ci-dessus, la robe de viande portée par Lady Gaga au MTV Video Music Awards 2010, choquerait-elle plus que de la fourrure d’espèce menacée ?
Animal social pour parures d’animaux, de la Joaillerie à la Maroquinerie en passant par les effluves félines de la parfumerie de luxe, le consommateur face au plan d’austérité, c’est à la fois la cigale et la fourmi des fables de la fontaine : dans ce dilemme moral de la consommation de crise, qui de l’instinct ou de la raison finira par triompher de lui ?
A suivre prochainement sur Buzz2luxe, le décryptage de récentes campagnes qui s’intéressent à la partie reptilienne de votre cerveau.
La maison de Champagne Taittinger propose un espace cocooning pour cet hiver, Bubble in Paris, une bulle transparente haute de 5 mètres logée dans le patio andalou du Hilton Arc de Triomphe Paris.
Un lieu éphémère de 50 m2 pouvant accueillir jusqu’à 35 personnes simultanément, imaginé par le designer Jean-Hugues de Châtillon, qui a déjà œuvré pour les vitrines Louis Vuitton, entre autres. L’endroit idéal pour bien démarrer les fêtes de fin d’année, une formule à 25€ vous propose une coupe de Champagne Taittinger Brut Réserve accompagnée de sa bulle fraîcheur, une petite mignardise sucrée ou salée.