Les Flogos, c’est comme des nuages de mousse poétique qui s’envolent dans les airs avant de s’évanouir. Levez la tête, ces logos éphémères envahissent le sol …le ciel français. Poétique, écologique et ludique, ces logos en mousse conçue à base d’eau, de savon, d’hélium et d’air comprimé, sont formés à partir de pochoirs spécifiques qui permettent de créer des formes, typographies, logos. Ces Flogos – qui ont remporté le prix de l’Innovation technique au salon Heavent à Paris en décembre dernier – voyagent dans le ciel pendant 30 à 40 minutes, avant de disparaître, sans laisser de trace.
Il est possible de transformer pratiquement chaque logo en Flogos dans un temps de conception (1 à 2 semaines), et d’installation rapides (de 30 mn à 1h) et dans un budget raisonnable (à partir de 2 200 € HT), pour un lancement produit en street marketing, un événement outdoor. Une bonne occasion, par exemple, pour lancer un nouveau gel douche.
Avec François Bancon, Chef du département Recherche et développement du département Design de Nissan, qui nous parle de la Cube, dans la vidéo ci-dessous :
Il y a deux semaines, nous nous sommes rendus, avec Le Modalogue, au Show room de Jerôme Dreyfuss afin de le questionner sur la Slow Fashion, et plus particulièrement sur son Label Agricouture, une ligne de sacs à main portant les noms de Billy, José, Robert, Lucien, Paul et les autres, qui a le double mérite de respecter l’environnement tout en préservant l’artisanat local. L’un de ces sacs Green Luxury a été exposé a la Slow Gallery la semaine dernière à Paris, et depuis aujourd’hui à Genève, inside the cube, où je me trouve actuellement.
Pour cette deuxième semaine consécutive consacrée à la tendance Slow, je vous invite donc à découvrir un extrait de cet interview en vidéo ci dessus, et si vous êtes vraiment, vraiment slow, la version intégrale de l’interview est à lire sur le Blog de Christian, qui sera diffusé en deux parties, une aujourd’hui et l’autre demain.
Marcus Kreiss, artiste vidéaste, a trouvé une alternative à la Fast TV, que l’on consomme de façon quasi-hypnotique. Avec la démocratisation des écrans plasmas qui s’accroche chez soi comme des tableaux, l’artiste propose des peintures-vidéos en mouvement, qui se contemplent davantage qu’elles ne se regardent, une nouvelle conception de notre rapport au média télévisuel.
Les images de notre monde contemporain teinté d’émotion que propose l’artiste se résume par son concept Souvenirs from earth. De l’art, mais aussi un média slow TV, puisque ce flux d’images vidéos se diffusent sur le canal 129 de votre Freebox, si vous êtes abonnés, ou sur Unitymediaet Kabel BW en allemagne
Rencontré en 2003, j’ai retrouvé Marcus à la Slow Gallery cette semaine, et je suis assez épaté du chemin parcouru depuis cette initiative folle de créer un programme à l’opposé de la culture zapping de la fast TV. Je vous invite d’ailleurs à découvrir d’autres Slow movie sur le site Souvenirs from earth.
Hermès lance une nouvelle ligne du Carré Fluide qui, comme le dit la chanson Summer, Winter, Autumn and Spring sera transversale aux saisons. Le traditionnel carré, intemporel, se porte autour du cou, en top bikini, en couvre chef, il est l’accessoire luxe de la femme moderne en mouvement, qui s’accompagne avec le temps et ses désirs du moment. Une évocation signé Rosario Romagnosi qui joue sur un temps élastique, qui se passe de mode et des saisons, et qui introduit la notion de Slow wear, sur laquelle nous reviendrons.
En street art, vous connaissez naturellement le projet little people de l’artiste anglais Slinkachu qui réalise des photos à partir de mise en scène miniature, souvent drôle, satirique et esthétique. Le dernier projet en date de Slinkachu, inner city snail propose une invasion d’escargots à Londres (symbole iconique du mouvement slow), dont les coquilles taguées n’échappent pas à l’environnement urbain post-graffiti. Des clichés macroscopiques qui font suite à l’univers parallèle des Little people, aux frontières du slow art et du street art.
En France, Les deux frères artistes simplement réunis autour du collectif La Fratrie suivent cette mouvance Slow art, avec leurs minuscules habitations isolées sur des fragments de planète, comme autant de petits jardins suspendus. Le binôme nous entraîne dans les souvenirs inconscients de notre enfance avec leurs miniatures, allégorie d’un monde contemporain qui se regarde à la loupe, présenté dans le cadre de l’exposition itinérante de la Slow Gallery.
Enfantin certes, mais légèrement inquiétant. Une intemporalité évidente se dégage des œuvres accrochées, qui rappellent l’univers troublant de David Lynch ou encore du monde surréalistes de Magritte. La Fratrie développe un process artistique lent, qui commence par l’observation de la nature (leur atelier se situe dans le nord de la France, en pleine campagne) jusqu’à l’exécution minutieuse de décor-maquette aux détails très précis, de facture artisanale. Un contre-point radical aux réalisations très grandiloquentes de l’art contemporain actuel, dont j’ai déjà ou parlé sur ce blog, notamment sur le mouvement d’art d’affaires très bling-bling (Koons et Hirst, entre autres)
Dans un lieu encore tenu secret à Paris, La Slow Gallery Cube est un lieu de rencontre dédié aux acteurs de la contre-culture slow, un courant de pensée qui émerge lentement mais durablement depuis quelques années. Chasseurs de tendances, faiseurs de mode, artistes plasticiens, musiciens, designers, communiquants et blogueurs s’y retrouveront pour le vernissage de cette exposition itinérante, qui débutera à Paris et se poursuivra à Genève.
Les acteurs avant-garde du courant slow ont été réunis pour l’occasion par Jenny Mannerheim & Philippe Combres de la galerie Nuke, commissaires de l’exposition.