Archive pour la catégorie ‘Mode 2 luxe’

Louis Vuitton : Trash Bag by Marc Jacobs

Jeudi 4 février 2010

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Voici le Raindrop Besace de Louis Vuitton pour la collection femme S/S 2010, une création de Marc Jacobs. Scandaleux, choquant ou juste super it-bag ? Un objet de mode qui pourrait être une pièce d’art Readymade à la Duchamps. Avec un trait d’humour et un brin d’auto-dérision, ce sac  poubelle pour elle dénote par son esprit Glam Trash. Un fourre-tout à 1960 $ pièce, dans lequel on évitera d’y jeter des ordures.

Wrangler Blue Bell à la conquête du far web

Mercredi 28 octobre 2009

Le jean, comme le hamburger, sont des produits de consommation de masse, dont les amateurs de luxe ont tout de même du mal à se priver. Le burger de luxe à la carte chez le très étoilé Joël Robuchon a le goût de l’interdit, il se mange avec les doigts et offre deux vrais plaisirs : la régression et la transgression. Burberry ou Tom Ford se lancent dans la création de jeans de luxe, avec pour ce dernier un bouton en or à 18 carats. Crise oblige ou back to basics, les deux exemples illustrent une même tendance de la démocratisation du luxe, mais en inversant les codes de valeurs. Il ne s’agit pas de dévaloriser l’aura et le mythe d’une maison ou d’un savoir-faire en bradant des produits de qualité, mais au contraire, de rendre exceptionnel un produit traditionnellement standard.

La tendance du burger ou du denim de luxe montrent aussi à quel point le mythe américain est encore tenace, capable d’évolution aspirationnelle. Dans l’industrie classique du jean, la difficulté est donc à la fois de continuer à fabriquer un vêtement fonctionnel, fait pour résister (traditionnellement le bleu des ouvriers américains) et en même temps le rendre désirable et tendance, à la mode.

La collection Wrangler Blue Bell printemps/été 2010 réussi ce double pari : offrir un denim et des accessoires de qualité pour l’homme moderne, sans renoncer à son patrimoine de marque et le mythe qu’elle incarne : L’ouest sauvage originel. Invité au show room de Wrangler à Paris mardi dernier par l’entremise du blogueur Ok Cowboy (en parlant de far web…) j’ai eu le privilège de découvrir cette nouvelle collection Blue Bell en compagnie d’autres blogueurs masculins : Matérialiste, James Bort, Les Rhabilleurs, Very, Le Modalogue, Osmany, Les Darkplanneurs et comme un camion. Une première prise de parole pour la marque, à la conquête du far web ?

Déjà client via la boutique Royal Cheese, c’est toujours fascinant et passionnant de revivre l’épopée du blue jeans à travers l’histoire que raconte cette belle marque. Le Jean Wrangler est d’origine le vêtement du cow-boy de l’ouest sauvage, fabriqué sur un principe d’innovation lié à la pratique du rodéo : sept passants à la ceinture, rivets plats, fermeture à glissière, doublure couture intérieure, fil piqué en forme de W sur les poches revolver.

La ligne premium Blue Bell revient en force avec cette nouvelle collection de 50 pièces, inspirée du Denim vintage qui se caractérise par des contrastes entre délavages forts et silhouettes preppy années 50. Chaque pièce est unique,  travaillée à la main au niveau des coutures et des patchs pour un effet plus vécu, avec une toile de qualité supérieure par son tissage et poids. Côté accessoire, le sac à main en cuir pour hommes est un must have, robuste et élégant façon sacoche de postier du Daily express. Avec un réseau de distribution exclusifs et haut de gamme, avec récemment une boutique éphémère à Londres, au 47 Lamb’s Conduit Street.


L’imaginaire du rodéo n’étant plus so hype à notre époque, le territoire d’expression de la marque a légèrement glissé vers une forme de régression à l’état sauvage, qui valorise la dimension instinctive et brut de l’être sophistiqué, en jouant sur des codes de mode. « We are animals » est le nouveau cri fédérateur de Wrangler, avec une série de photographies imaginées par Mc Ginley, une campagne qui a remporté le Grand Prix des Lions de Cannes 2009, tout de même.

je vous invite à faire un tour sur le site Wrangler pour connaître le liste des points de vente mais surtout pour visionner un film interactif (réalisé par Andreas & Filip Nilsson, sur une musique de Markus Hasselblom) qui présente la collection actuelle Blue Bell Fall winter 09 de façon originale et efficace.

En cliquant sur l’acteur-mannequin, vous pouvez découvrir toutes les pièces de la collection sans interrompre la continuité des séquences, qui permet ainsi de rester immergé dans l’univers vintage de la collection tout en découvrant chacune des pièces. Pour vous faire une idée, voici le film non interactif trouvé sur Youtube.

Les enfants terribles de Jean Paul Gaultier

Samedi 19 septembre 2009

Jean paul Gaultier, l’enfant terrible de la mode, vient de dévoiler les premiers modèles de sa ligne Junior composée de 120 articles pour habiller nos chers petites têtes blondes, garçons et filles agées entre 2 et 14 ans. Une nouvelle collection qui sera présentée pendant les défilés automne/hiver 2009-2010. Le créateur déclare dans Milk magazine « n’est pas un passage de l’adulte vers l’enfant, c’est la déclinaison d’un univers créatif adapté au vestiaire de l’enfant . Au regard des premiers clichés, on a hâte de voir l’ensemble de la collection jean Paul Gaultier for Kids, sur les podiums comme dans la rue.

Punkahontas and the ducks by JCDC

Jeudi 3 septembre 2009

Jean-Charles de Castelbajac lance Punkahontas and the ducks, une ligne de prêt-à-porter créative, de qualité accessible pour une génération en devenir. Le lancement de cette collection mixte, joyeuse et colorée, coïncide avec Pop Hours, une nouvelle gamme de montres JCDC pour adulescents, reprenant l’esthétique basique de la brique Légo.

Ces deux nouvelles collections seront présentées au Ghost Inc à Londres le 18 septembre, puis à Paris au VIP Theatre le 23 du même mois. Un appel à candidature pour participer au défilé a été lancé sur facebook, à la manière du Street fashion Show de Grazia. Pour en savoir plus et participer, c’est par ici.

Dior : Marion Cotillard est Lady Rouge, par Annie Leibovitz

Lundi 6 juillet 2009

Révélé aujourd’hui sur le fil Twitter de Lady Dior, le second chapitre de la campagne cinétique se poursuit par un visuel signé Annie Leibovitz, où Marion Cotillard est Lady Rouge. Face au miroir, c’est le caractère double de cette femme audacieuse le jour, fatale la nuit, qui succède à The Lady Noire Affair. Un buzz mondial qui a déjà généré 2 millions de vues sur les blogs avec plus de 1700 followers sur Twitter. L’affaire est dans le sac ? C’est en tous les cas toute l’intrigue de ce storytelling 2.0 qui se poursuit sur une couleur intense faite de passion et de mystère. A suivre.

Emma Watson nouvelle égérie de Burberry

Mercredi 10 juin 2009

Emma Watson, la célèbre héroïne de Harry Potter est une jeune femme qui s’émancipe en devenant la nouvelle égérie de Burberry, une beauté classique à l’élégance britannique qui s’illustre dans la nouvelle campagne Automne-Hiver 2009/2010, sous la direction de Christopher Bailey . Photographié par Mario Testino à Londres, au coeur de Westminster, la collection fait la part belle au Trench-coat et des variations innovantes autour du tartan iconique de Burberry, éléments clé de toutes les collections.

Lady Dior, follow the story on Twitter

Lundi 4 mai 2009

Vous vous rappelez de la campagne Lady Dior de Peter Lindbergh mettant en scène Marion Cotillard sur les hauteurs de la Tour Eiffel ? Ce visuel iconique n’a cependant pas livré tous ses secrets. En effet, de nouvelles accroches relancent la saga du sac mythique Lady Dior sur Internet, version storytelling 2.0 : Que regarde-t-elle ? Que cache-t-elle dans son sac ?

De l’instant photographique au mouvement cinématographique, la maison Dior vient de révéler un extrait de quelques secondes qui précède l’instant fixé par Peter Lindbergh, comme le prolongement dynamique d’une histoire aux multiples portes d’entrées. Un teaser qui annonce le lancement de The Lady Noire affair, un court-métrage de 6′30 minutes diffusé exclusivement sur Internet, le 20 mai prochain.

Réalisé par Olivier Dahan et ayant pour héroïne Marion Cotillard, le réalisateur et la comédienne se retrouve sur cette nouvelle collaboration après La Môme, un biopic sur la vie d’Edith Piaf qui avait conduit l’une des actrices préférées des français à remporter un Oscar. Reprenant les codes du film noir, Dior couture continue de construire son image avec l’imaginaire cinématographique qui scella les débuts du créateur Christian Dior qui, rappelons-le, habilla Marlène Dietrich dans Le Grand Alibi d’Alfred Hitchcock (1950).

De la tradition à la modernité, Dior est aussi la première maison de luxe à investir Twitter, prouvant une fois de plus sa capacité à être pionnière sur le web 2.0, comme elle avait su le faire en 2007 sur Second Life, avec la présentation virtuelle de la collection de Victoire de Castellane pour Dior Joaillerie. Démarrant son compte à rebours à J-24, le fil de l’intrigue Lady Dior diffuse chaque jour des accroches courtes de 140 caractères, autant d’indices ou de pistes pour suivre l’énigme au jour le jour avant la révélation du film. Suspens…

Fondation Yves Saint Laurent – 18h32

Lundi 30 mars 2009

La nuit tombe sur le pont Alexandre III. Je marche d’un pas tranquille en direction de la fondation Pierre Bergé – Yves saint Laurent qui donne actuellement une exposition sur le costume populaire Russe. On quitte l’hiver pour le printemps et à 18h29, la nuit et le jour flirte sous le même toit. Il fait bleu et noir, mais les lumières de la ville scintillent déjà par reflets sur la Seine. 18h32. J’ai rendez-vous avec Mireille, la dernière chef couturière de feu Monsieur Yves Saint Laurent, qui travailla à ses côtés pendant plus de dix ans.

Ma visite commence dans les ateliers de restauration, au 2ème étage de la fondation, où se confectionnaient autrefois les prototypes en haute-couture (vêtements et accessoires) de la maison Yves Saint Laurent. Mireille me raconte son quotidien, alors qu’elle s’activait le jour – et la nuit – autour des collections de prêt-à-porter. Elle me montre les croquis originaux de modèles dessinés par Yves Saint Laurent et l’on constate déjà dans l’aisance du tracé, l’élégance et la culture inégalable du créateur intemporel qui se plaisait à dire lui-même que « la mode passe, le style reste. ». Nous passons à côté, dans les « chambres froides » ou plutôt les placards anti-poussières qui réunit plus de 5 000 vêtements de haute couture et 15 000 accessoires sur 40 ans de création maison. Mireille, mémoire vive de ce patrimoine culturelle et gardienne de l’identité de monsieur Yves Saint Laurent, me raconte avec passion et émotion l’histoire de certaines pièces : la mode sans mannequin ni podium, juste avec une œuvre d’art pendu sur un cintre me convient. Elle me donne ce recul, cette émotion, ce sentiment de traverser les époques à chaque nouveau pas.

Ici, une veste brodée inspirée d’un tableau de Van Gogh, qui compte plus de 700 heures de travail, bien sagement rangé dans un tiroir à température constante de 18°. Là, une robe Mondrian à la coupe nette et aux couleurs vives. Enfin, de magnifiques imprimées Matisse noir et bleu, aux épaules larges en cœur. Un Trésor de culture, éphémère pour mes yeux mais pas dans le souvenir que j’en garderai.

Difficile de voir du même œil, ensuite, l’exposition du costume populaire russe, au rez-de chaussée. Les deux modèles conçus par Yves Saint Laurent se remarquent d’emblée par la qualité de tissus nobles et de l’exagération possible des motifs que permet la création de mode. En collaboration avec le musée ethnographique de Russie, la fondation présente environ une cinquantaine de costumes populaires russes du XIXe et XXe siècle. Encore un voyage dans le temps. Portés à l’occasion de fêtes saisonnières ou de mariages, ces costumes russes représentent la tradition populaire, renforcée par des jeux subtils de superposition et de nuances de couleurs. Une série de photographies de la collection Shabelskaya (fin XIXe, début du XX siècle) est également exposée ; elles constituent un excellent témoignage de la richesse de ces costumes et de leur mise en scène.

Yves Saint Laurent, a qui le noir va si bien, est un homme qui aimait le voyage et la couleur, comme le bleu de Majorelle ou le rouge de Russie. 18h32, le temps c’est arrêté, ou bien c’est l’intemporalité de l’art qui a pris le dessus sur la nuit. Mais le voyage ne s’arrête pas là. La nuit de l’homme – qui est le nom du nouveau parfum de la maison Yves Saint Laurent – se prolonge sur Internet à travers un jeu de piste qui relie trois autres blogs confrères de « la ligue » masculine : à 20h05 au Grand Palais chez Ok Cowboy, 21h13 au Georges pour Black Tie et enfin, se terminera à 02h46 au Magnifique pour le Modalogue.

Collection capsule Louis Vuitton par Sofia Coppola

Mardi 10 mars 2009


Sofia Coppola persiste et signe dans sa collaboration avec l’univers du luxe. Après avoir posé aux côté de son père sous l’objectif d’Annie Leibovitz pour la campagne Louis Vuitton 2008, la réalisatrice signe une collection capsule maison, avec une ligne de sac et de chaussures sobres et classiques, en cuir grainé et daim.

« J’avais une idée de ce que je recherchais mais n’arrivais pas à la concrétiser. Je crois que toutes les femmes rêvent de concevoir le sac à main et les souliers idéaux« , affirme Sofia Coppola.

Les sandales, dotées d’un talon compensé étroit, reflètent l’admiration de Sofia Coppola pour les Parisiennes. Les sandales à sangles sont disponibles en cuir or et suède rouge ou noir gansé or, légèrement brillantes.Trois pochettes compactes, pour le soir, dont les fermoirs à pression s’inspirent des serrures des malles Louis Vuitton. Sofia y a rajouté des détails pratiques, comme un petit miroir ovale et des poches pour les cartes de crédit.

Parmi les modèles de cette collection, Sofia a ses préférés : « J’aime tout particulièrement le sac de jour en cuir bleu marine et le sac en daim gris asphalte, ainsi que la pochette en daim noir gansé or et les souliers assortis« . Cette collection capsule est disponible depuis le 09 mars. Les prix ? 2800 € le sac en daim ou cuir, 1600 € le sac en toile Monogram, 900 € la pochette en suède. Entre l’univers du luxe et du cinéma, à noter aussi que la réalisatrice signe parralèllement la dernière campagne de Miss Dior chérie, comme j’avais pu l’indiquer dans une précédente note.

Slow fashion : Entretien de Jerôme Dreyfuss par Le Modalogue

Lundi 2 mars 2009

Il y a deux semaines, nous nous sommes rendus, avec Le Modalogue, au Show room de Jerôme Dreyfuss afin de le questionner sur la Slow Fashion, et plus particulièrement sur son Label Agricouture, une ligne de sacs à main portant les noms de Billy, José, Robert, Lucien, Paul et les autres,  qui a le double mérite de respecter l’environnement tout en préservant l’artisanat local. L’un de ces sacs Green Luxury a été exposé a la Slow Gallery la semaine dernière à Paris, et depuis aujourd’hui à Genève, inside the cube, où je me trouve actuellement.

Pour cette deuxième semaine consécutive consacrée à la tendance Slow, je vous invite donc à découvrir un extrait de cet interview en vidéo ci dessus, et si vous êtes vraiment, vraiment slow, la version intégrale de l’interview est à lire sur le Blog de Christian, qui sera diffusé en deux parties, une aujourd’hui et l’autre demain.