Articles taggés avec ‘Gucci’

Castelbajac, l’artiste logomaniaque

Mercredi 1 avril 2009

La galerie londonienne Paradise Row présentera du 03 avril au 2 mai, la première exposition personnel de Jean Charles de Castelbajac, The Triumph of the Sign. Couturier de son temps, Castelbajac a déployé tout au long de sa carrière une stratégie de l’appropriation et du détournement culturel, remixant les images, les signes et les symboles de la culture populaire avec ceux de l’art. Pour cette exposition, Castelbajac a  sous-traité commissionné des peintres en Chine pour reproduire parfaitement une série de chefs d’oeuvre occidentaux, de Bronzino à Manet en passant par Ingres, et un atelier différent pour peindre des logos sur les surfaces des chef-d’oeuvres copiés.

Le créateur revisite ainsi La Grande Odalisque d’Ingres auquel il superpose en trame répétitive le logo Gucci pour sa peinture Top Kapital , un jeu de superposition entre le signe social et la référence culturelle, pour mieux brouiller nos esprits. Doit on voir de l’art dans ses 16 peintures exposées ou plutôt dans le geste artistique et le message critique de son processus de fabrication ? Art ou pas, ce logomaniaque des signes nous donne à voir dans ces oeuvres cette profusion presque vulgaire (en tout cas vulgarisé) du luxe griffé et massifié à outrance, avec ce rappel omniprésent de nos référents culturels.

Yoowalk.com : walk around Gucci & Vuitton

Jeudi 11 décembre 2008

Depuis que j’ai mis les pieds sur Second Life, notamment avec les implantations réalisées pour Jean-Paul Gaultier, Lancôme ou encore Thierry Mugler (via l’agence Balistik*art), j’ai toujours été persuadé que l’une de suites logiques et possibles du web 2.0 pourrait être le web3D. Une des grandes tendances du luxe online que l’on aura pu voir cette année, c’est l’influence des univers virtuels sur les interfaces ou environnements de luxe , avec pour ne citer que deux exemples parlant, la maison de Viktor & Rolf ou bien le récent site The Watch avenue (étude de cas en cours)

Mais revenons au mois de juillet dernier (Pour mémoire, je vous invite à revenir sur ma note à ce sujet). Alors que Second life s’ouvrait à l’open source, Google proposait Lively comme l’application révolutionnaire du web3D, une sorte de second life killer application proposant d’interagir dans un monde virtuel from scratch depuis son navigateur, sans télécharger préalablement de logiciels en ligne. L’accès à l’eldorado ou la terre promise à conquérir, c’est le point faible du premier qui devait faire l’atout du second.

Seulement voilà, le 20 novembre dernier, Google annonce qu’il doit fermer ce laboratoire expérimental, après avoir constaté une chute d’audience sévère et inéluctable, pour ne pas dire un désintérêt total de ce service que l’on pourrait qualifier de chat 3D cartoonesque pour jeunes internautes.

A l’époque, je parlais aussi de Yoowalk, une sorte de monopoly virtuel ou chaque avatar peut créer son walksite, l’équivalent 3D de sa page web. Un far web qui ferait du premier arrivé le premier servi. Quatre mois après l’ouverture de sa version bêta, Yoowalk enregistre déjà plus de 10 000 inscrits dans son monde virtuel après avoir attiré plus de 100 000 visiteurs uniques sur la période. D’autre part, un communiqué annonce que Yoowalk fait partie des 12 startups les plus innovantes au monde soutenues par Microsoft, présenté le 09 et 10 décembre aux professionnels de l’internet lors de l’événement Web08 de Loïc Le Meur.

J’ai donc décidé de retourner faire une petite ballade virtuelle sur Yoowalk, par curiosité. D’emblée votre voyage commence au carrefour du monde, dans le village Global : chaque rue correspond à une zone géographique du monde, et en un tour de pâté de maison, vous comprenez assez rapidement que les premiers pionniers de ce nouveau monde sont les médias presse & TV : Cnn.com, The new york time, El Pais, Le Monde, TF1, L’express, Libération, Le groupe Figaro et j’en passe. Dans votre quartier de prédilection, la France par exemple, les rues deviennent des directions thématiques :

Comme le montre l’encadré ci dessus, Yoowalk s’adresse à tous les internautes du fait de son éclectisme, et de par là même un emplacement possible pour les annonceurs, tous domaines confondus. Naturellement, mes pas se sont laissés guider vers l’avenue du luxe, finalement assez bien située dans un axe latéral joignant la rue des médias et de l’internet, ce qui pourrait me tenter d’y construire mon propre buzz2luxe 3D. Bref, chemin faisant, je découvre que Gucci et Vuitton sont les deux premières maisons de cette avenue Montaigne virtuelle : Deux cubes côte à côte, sans effets de créations notoires alors que d’autres walksite sont plus poussés sur d’autres secteurs. Jugez plutôt :

Quoiqu’il en soit, il seront les premiers, un peu comme Dior l’était pour Second life (et d’ailleurs dans les autres quartiers, même sur la zone chine, les avenues du luxe sont désertes). A l’intérieur de ces boîtes de luxe, le contenu est assez pauvre avec deux ou trois photos et un texte de présentation. L’idée étant d’accéder en un clic directement sur les pages du site officiel, et notamment du e-commerce, rien vraiment de plus. Reste à voir maintenant comment ce monde virtuel évoluera avec l’aide non considérable de Microsoft. Affaire à suivre donc.

Peeping Tom

Mercredi 12 novembre 2008

Le sulfureux Tom Ford va réaliser une adaptation au cinéma d’un roman de Christopher Isherwood, A Single Man. Le tournage a débuté depuis quelque jours à Los Angeles. Ford avait annoncé publiquement qu’il souhaité passer derrière la camera quand il a quitté Gucci en 2004. Il a acquis les droits cinématographiques il y a un an pour A Single Man. Le roman se concentre sur un homme gay qui, après la mort soudaine de son partenaire, est déterminé à continuer dans sa routine habituelle, que l’on suit dans une de ses journée ordinaire dans le sud de la Californie, au début des années 60.

I-GUCCI extensions

Lundi 29 septembre 2008

Toute première montre numérique de Gucci, la I-GUCCI est un modèle qui séduira les amateurs de montres cosmopolites. Summum de la polyvalence, son large cadran révèle en un coup d’œil deux fuseaux horaires : en un geste, les chiffres surdimensionnés disparaissent pour laisser place à deux aiguilles numériques sobres et discrètes qui indiquent l’heure locale.

Lancé en octobre 2007, soit il y a tout juste un an, I-GUCCI extensions proposent de nouveaux modèles qui accentuent encore le design avant-gardiste et l’allure tendance de la collection. Son large affichage digital au double visuel, maintenant disponible avec diverses couleurs de cadran et de chiffres, s’associe parfaitement aux bracelets en caoutchouc bleu, marron ou noir, estampillés de l’iconique motif GG. La version noire arbore également l’incontournable bande vert-rouge-vert.

Les courbes fluides des boîtes en acier inoxydable sont maintenant soulignées par un élégant revêtement de couleur gun metal, marron ou noir. Les styles les plus précieux sont ornés d’une lunette sertie de 55 diamants étincelants, marquant l’esprit unique et original ainsi que la modernité audacieuse de ce modèle. Ces versions viennent enrichir la collection existante, composée du style monochrome noir et de l’Édition Limitée 2008 avec bracelet rouge.

Conçu par Frida Giannini, Directrice de la Création de Gucci, la I-GUCCI illustre avec pertinence le talent unique de Frida pour réinterpréter le luxe classique de Gucci de façon assurée et contemporaine. Avec ses lignes graphiques pures, cette montre incarne la modernité compétitive d’une grande précision technique.


Bookmark : Luxe & Co de Dana Thomas

Vendredi 15 août 2008

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Je viens de terminer Luxe & Co, comment les marques ont tués le luxe ? de Dana Thomas (titre en VO : Deluxe : How luxury lost its lust NDRL), un ouvrage passionnant qui se lit d’une traite si votre mois d’Août se finit à l’ombre de l’olivier. Pourquoi un sac à main fabriqué pour 100 dollars est-il vendu dans une boutique de Manhattan 2000 dollars ? Malgré son format Pavé (la tranche doit faire 7 cm pour 380 pages) Luxe & co n’est pas exactement un pamphlet anti-marque à la No Logo* mais plutôt un voyage fantastique au coeur d’une industrie qui évolue avec la mondialisation, visant les nouveaux marchés et les marchés intermédiaires. Trois ans d’enquête dans les coulisses de l’industrie du luxe pour mieux décrypter son éco-système de marques, les stratégies menées par les grands groupes LVMH, PRADA & CO dans leurs conquêtes des nouveaux territoires du BRIC (Brésil, Russie, Inde et Chine) et une analyse approfondie du grand écart toujours plus grand entre luxe de masse et ultraluxe. Un regard nostalgique sur les origines du luxe teinté de lucidité contemporaine, avec des chiffres et des statistiques, révélateurs de son évolution. Tout ça pour seulement 22,80 €. Ci dessous, quelques citations de presse :

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« Délicieux si vous connaissez tout du secteur, fascinant si vous n’en connaissez rien. Un livre captivant que l’on ne peut pas lâcher. » The Washington Post

« Aujourd’hui, l’économie du luxe illustre ce qu’est la globalisation, le capitalisme triomphant et l’uniformisation de la culture. Dana Thomas a écrit un livre rare et précieux sur une industrie qui a perdu de son éclat. »
Newsweek.

*No Logo de naomi Klein

Gucci Loves New York 2.0

Jeudi 14 février 2008

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Située à l’angle de la prestigieuse 5e avenue et de la 56e rue, Gucci vient d’inaugurer sa plus grande boutique au monde (+ de 4.000 m2) « une véritable déclaration d’amour à New York » selon Mark Lee, le PDG de Gucci.

Gucci Loves NYC c’est en effet un grand cri d’amour qui se traduit sur la toile par un Mashup* permettant au New-Yorkais de soumettre leur photo des hot-spots de la ville figurant ainsi sur la map du site Guccilovesnyc.com . Avec à la clé, la possibilité de gagner un sac collector Gucci Loves NYC.

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Selon un papier des Echos, la boutique doit s’acquitter d’un loyer de plus de 1 million par mois et peut espérer réaliser un chiffre d’affaires annuel de 100 millions de dollars.

Pour lancer le buzz sur la toile, Mark Lee a invité 4 blogueuses respectées de la Modosphère dont Cory Kennedy, Style bubble, Fashion in Spinach et notre chère Bellevilloise La coquette , qui était également des nôtres lors de la présentation à Paris de Magnifique Woman by Lancôme. (voir notre billet ici)

Vous retrouverez leurs lieux favoris de NYC sur le site événementiel by Gucci, et à coup sûr…un peu partout sur la toile.

* Mashup : application internet hybride