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La journée de la femme avec Barbie

Mercredi 11 mars 2009

Le 08 mars 2009, c’était la journée de la femme. Le lendemain – lundi 09 mars 2009 – c’était le 50ème anniversaire de Barbie, femme-objet et top model de 29 centimètres de haut, aux jambes interminables et à la poitrine rebondie, toujours aussi belle et jeune, même si elle n’a plus 20 ans. Ironie de l’époque ou hasard de calendrier ?

Barbie est plus qu’un jouet, elle est devenue un canon de beauté féminin, adulée par plusieurs millions de fans à travers le monde avec aussi ses détracteurs féministes, qui fustigent l’objet en poupée vaudou dangereuse, favorisant le sexisme et l’anorexisme auprès des jeunes générations.

L’industrie de la mode, elle, a fait de Barbie son égérie, sa muse, son jouet porte-bonheur et porte-manteau. Début avril, vous pourrez découvrir au premier étage des galeries lafayette cinquante tenues dessinées par les plus grands noms de la mode tels que Sonia Rykiel, Christian Lacroix, Chantal Thomass Jean-Charles De Castelbajac, Karl Lagarfeld. Le Concept-store Colette met en scène l’univers de la poupée
avec une collection de vêtements en édition limitée inventée par le créateur américain Jeremy Scott. Karl Lagerfeld y exposera une série de photos où Barbie grandeur nature pose au bras d’un jeune homme mi-Ken, mi Karl.

©Jocelyne Grivaud

Mais loin du système paillette et de la controverse que suscitent la Barbie, je mes suis davantage attardé au travail de l’artiste Jocelyne Grivaud et son concept Barbiemuse (découvert via Tendance-parisienne), qui échappe au temps, aux premières rides des 5O ans. Un remake des grands tableaux de maîtres allant de Veermer à Otto dix en passant par Man Ray, elle compose au sens propre comme au figuré, un véritable travail d’art plastique. Son projet m’a bien plu, et montre que Barbie inspire aussi les artistes. Et c’est déjà pas mal.

Diane Pernet, A Shaded View on Fashion Film : premier festival du film de mode au musée du jeu de paume

Vendredi 26 septembre 2008

En clôture de la retrospective Richard Avedon, le musée du Jeu de Paume accueillera à partir d’aujourd’hui et jusqu’au 28 septembre le premier festival du film de mode A shaded View on Fashion film, organisé en partenariat avec la revue Standard. Fondée par l’Icône Internationale de la Mode Diane Pernet A Shaded View On Fashion Film innove dans son approche de la mode uniquement centrée sur l’image filmée, alors que le secteur reste encore largement dominé par le medium statique de la photographie.

A Shaded View On Fashion Film a été créé sur les bases de You Wear It Well, un programme itinérant de courts-métrages, clips et art-vidéos réalisés par des acteurs de la mode : créateurs, stylistes, photographes, directeurs artistiques, etc. Il peut également inclure la participation de cinéastes ou artistes visuels dont le travail formel incarne de manière significative les codes de la mode. Avec la participation pour cette édition de Linda Evangelista, Jeremy Scott, Dita von Teese, Mr Pearl.

Co-rédactrice en Chef de Zoo Magazine, Diane Pernet est également très présente sur le web à travers les activités de Rédactrice en Chef et Consultante pour Iqons – le plus important réseau communautaire autour de la mode – mais bien plus encore comme étant le visage et la tête pensante derrière Ashadedviewonfashion.com, le blog internationalement reconnu qu’elle a lancé en 2005. On la sollicite enfin régulièrement pour être curatrice sur de nombreux festivals de mode et photographie, et parfois chasseuse de talents, comme ce peut être le cas au Festival de Hyères ou au White Club de Milan.


Sac pliage Longchamp par Jeremy Scott : signe extérieur de richesse ou pauvreté créative ?

Lundi 9 juin 2008

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Le sac pliage chez longchamp, c’est un peu comme le carré de soie chez Hermès. Un classique. Toujours est il que Longchamp se redore le blason avec l’iconoclaste provocateur de mode Jeremy Scott, qui revisite le fameux sac, une fois n’est pas coutume. Au nom de la mode, de l’art ou du marketing (ou au nom de la trilogie gagnante ?) voici la nouvelle interprétation du sac pliage de Jeremy Scott, le sac carte Gold en vente exclusivement chez Colette. Le must c’est de le payer en cash ou de braquer une banque avec. Trêve d’ironie, l’objet du délit répond parfaitement à la culture bling bling ambiante du moment, c’est à dire l’apologie d’une consommation de luxe avec un zeste de subversif. Trop vu, trop prévisible, exhiber des signes de richesses extérieures n’est-ce pas là le vrai plaisir de luxe du pauvre ? En tous cas, on est déçu de voir que la créativité peu s’acheter au rabais. Affaire plié.

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NB : dans le même esprit, le portefeuille Dollars de Margiela, qui a au moins le mérite d’être vraiment conceptuel, et surtout drôle.