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Du 11 septembre à l’année 11, comme si c’était hier : bienvenue dans l’ère du rétro-digital !

Mardi 13 septembre 2011

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L’an 2011, c’est le premier chapitre de la seconde décennie du XXIème siècle : Après le bug de l’an 2000 et l’attaque des deux tours du World Trade Center, notre monde contemporain est devenu instable et incertain, menacé par de nouvelles secousses, tsunamis et autres séismes géo-politiques qui se mesurent en temps réel sur l’échelle de Twitter. La tendance 2011 Rétro-digital, c’est prendre conscience qu’on est déjà dans le futur, comme si c’était hier.

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Ce glissement spatio-temporel, c’est la mémoire du futur. En une journée, voir en à peine quelques heures, nous avons été propulsé dans l’hyper-vitesse du nouveau monde, traumatisé par le choc d’une rare violence. C’était le 11 septembre 2001. Ce monde apocalyptique auquel nous avons survécu nous a plongé dans une amnésie identitaire collective, pendant près d’une décennie. Nous avons vécu ce début de siècle comme si c’était hier, car il ne s’est pas passé un jour sans que nous y pensions, ou qu’un événement même anodin nous y fasse penser : un feuilleton américain, le chiffre 11, un colis suspect dans le métro, un avion dans le ciel, etc.

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Ground Zéro, c’est le point de départ de l’histoire de cette dernière décennie, le disque dur de notre mémoire collective ré-initialisé. Du 11 septembre à l’an 11, nous sommes entrés progressivement dans l’ère digitale sans étonnement, nous nous sommes connectés les uns aux autres sans difficulté, nous avons confié nos mémoires vives aux machines sans méfiance : nous avons juste zappé la question du futur tellement que le monde contemporain était complexe à suivre, même en temps réel.

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L’an 2000 a vu naître l’intelligence collective de l’homo-numericus 2.0, résident du Cyber-espace (Myspace, 2003) ou d’une Université Numérique (Facebook, 2004) où il se plait à mener une seconde Vie virtuelle (Second Life, 2007). Les premiers pionniers du Far Web colonisent ce nouveau monde digital, invente la culture Geek, avec son propre langage et même son encyclopédie participative (wikipédia, 2001).

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Il découvre les joies du partage communautaire (Youtube, 2005) évolue vers de nouvelles sphères d’intérêts (linkedin, 2002) ou d’influence (Klout, 2008)  et participe activement au flux d’information (Twitter, 2009) dont il est témoin en temps réel, parfois même avant la source officielle. Notre intelligence collective s’est implémentée à ce nouveau système-réseau, un monde persistant et parallèle dont nous sommes devenus à la fois accros, esclaves et prisonniers. Comme un rêve éveillé ?

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Alors l’homo-numericus 2.0 commence à se poser des questions : C’est quoi l’identité dans un univers peuplé d’avatars ? Comment s’assurer de ce qui est vrai, dans une réalité toujours plus augmentée ? Peut-on vivre librement sans la confidentialité des données ? Doit-on continuer à suivre le rythme effréné imposé par les progrès de l’ère digitale ? Ou bien est-il encore temps de fuir cette utopie, pour mieux reconstruire notre monde laissé en ruine, derrière nous ?

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La civilisation se réveille lentement de son coma, au lendemain des attentats du World Trade Center, mais avec cette nouvelle conscience Flashfoward qui lui transmet une vision immédiate du futur : parce qu’une catastrophe de cette amplitude à un impact immédiat sur les années à venir, l’humanité tout entière se prépare à affronter son avenir hypothétique.

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Après 2001, voici 2012, le second chapitre de notre siècle. De la réalité à la fiction, les grands conteurs de l’histoire et les storytellers contemporains se rejoignent autour d’un nouveau héros, le néo-prophète, l’élu qui détient une foi suffisante pour sauver l’humanité toute entière. C’est le précepte de l’allégorie de la caverne de la République de Platon, remis au goût du jour avec le film-phénomène Matrix (1999).

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La question du destin collectif se joue dans le libre-arbitre qui distingue l’humain de la machine. Pour échapper au « programme » et se déconnecter d’un monde utopique et illusoire, l’homo-numericus 2.0 ne peut survivre qu’au futur en revenant à la connaissance de son passé et de ses référents culturels fiables : dans la culture geek on appelle ça le code source. La tendance Rétro-digital, c’est le partage communautaire du souvenir du dernier demi-siècle, transmises aux digital natives. Ils vont nous aider à ramasser et rassembler dans les décombres d’une société révolue, les vieux objets fin de siècle qui donne sens à nos vies numériques, un « code source » transmises dans le temps aux générations futures. Bienvenue dans le monde moderne.

Yoowalk.com : walk around Gucci & Vuitton

Jeudi 11 décembre 2008

Depuis que j’ai mis les pieds sur Second Life, notamment avec les implantations réalisées pour Jean-Paul Gaultier, Lancôme ou encore Thierry Mugler (via l’agence Balistik*art), j’ai toujours été persuadé que l’une de suites logiques et possibles du web 2.0 pourrait être le web3D. Une des grandes tendances du luxe online que l’on aura pu voir cette année, c’est l’influence des univers virtuels sur les interfaces ou environnements de luxe , avec pour ne citer que deux exemples parlant, la maison de Viktor & Rolf ou bien le récent site The Watch avenue (étude de cas en cours)

Mais revenons au mois de juillet dernier (Pour mémoire, je vous invite à revenir sur ma note à ce sujet). Alors que Second life s’ouvrait à l’open source, Google proposait Lively comme l’application révolutionnaire du web3D, une sorte de second life killer application proposant d’interagir dans un monde virtuel from scratch depuis son navigateur, sans télécharger préalablement de logiciels en ligne. L’accès à l’eldorado ou la terre promise à conquérir, c’est le point faible du premier qui devait faire l’atout du second.

Seulement voilà, le 20 novembre dernier, Google annonce qu’il doit fermer ce laboratoire expérimental, après avoir constaté une chute d’audience sévère et inéluctable, pour ne pas dire un désintérêt total de ce service que l’on pourrait qualifier de chat 3D cartoonesque pour jeunes internautes.

A l’époque, je parlais aussi de Yoowalk, une sorte de monopoly virtuel ou chaque avatar peut créer son walksite, l’équivalent 3D de sa page web. Un far web qui ferait du premier arrivé le premier servi. Quatre mois après l’ouverture de sa version bêta, Yoowalk enregistre déjà plus de 10 000 inscrits dans son monde virtuel après avoir attiré plus de 100 000 visiteurs uniques sur la période. D’autre part, un communiqué annonce que Yoowalk fait partie des 12 startups les plus innovantes au monde soutenues par Microsoft, présenté le 09 et 10 décembre aux professionnels de l’internet lors de l’événement Web08 de Loïc Le Meur.

J’ai donc décidé de retourner faire une petite ballade virtuelle sur Yoowalk, par curiosité. D’emblée votre voyage commence au carrefour du monde, dans le village Global : chaque rue correspond à une zone géographique du monde, et en un tour de pâté de maison, vous comprenez assez rapidement que les premiers pionniers de ce nouveau monde sont les médias presse & TV : Cnn.com, The new york time, El Pais, Le Monde, TF1, L’express, Libération, Le groupe Figaro et j’en passe. Dans votre quartier de prédilection, la France par exemple, les rues deviennent des directions thématiques :

Comme le montre l’encadré ci dessus, Yoowalk s’adresse à tous les internautes du fait de son éclectisme, et de par là même un emplacement possible pour les annonceurs, tous domaines confondus. Naturellement, mes pas se sont laissés guider vers l’avenue du luxe, finalement assez bien située dans un axe latéral joignant la rue des médias et de l’internet, ce qui pourrait me tenter d’y construire mon propre buzz2luxe 3D. Bref, chemin faisant, je découvre que Gucci et Vuitton sont les deux premières maisons de cette avenue Montaigne virtuelle : Deux cubes côte à côte, sans effets de créations notoires alors que d’autres walksite sont plus poussés sur d’autres secteurs. Jugez plutôt :

Quoiqu’il en soit, il seront les premiers, un peu comme Dior l’était pour Second life (et d’ailleurs dans les autres quartiers, même sur la zone chine, les avenues du luxe sont désertes). A l’intérieur de ces boîtes de luxe, le contenu est assez pauvre avec deux ou trois photos et un texte de présentation. L’idée étant d’accéder en un clic directement sur les pages du site officiel, et notamment du e-commerce, rien vraiment de plus. Reste à voir maintenant comment ce monde virtuel évoluera avec l’aide non considérable de Microsoft. Affaire à suivre donc.

Lively by Google, le nouveau second life ?

Mercredi 9 juillet 2008

Google lance Lively une version simplifiée de Seconde life, accessible directement depuis son navigateur Internet. Buzz2luxe, toujours en veille sur les métaverses, fera prochainement un compte-rendu des avantages et inconvénients de la plateforme en comparaison à Second Life, son ainé. En attendant, le premier compte-rendu d’un blogueur expert en la matière, Gromike Borelly pour qui l’initiative de Google ressemble davantage à celle de Yoowalk.

Pendant ce temps là, Linden Lab et IMB ont réussi à créer la passerelle entre Second Life et OpenSim : un tutorial vidéo ci-dessous, pour mieux comprendre l’expérimentation.

Deux annonces majeures pour l’évolution du web 3D qui arrivent simultanément. Hasard de calendrier ou nouvelle course aux armements ? A suivre de très près en tous les cas.

Via TechCrunch