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PPR Home : interview de François Henri Pinault

Mardi 22 mars 2011


PPR a lancé l’initiative « PPR Home », afin de mettre en place de nouveaux standards de développement durable et de meilleurs pratiques économiques au sein de ses secteurs Luxe, Sport & Lifestyle et Distribution. « PPR Home » est aussi le patronyme d’une nouvelle direction dédiée au développement durable au sein de l’entreprise, placée sous la houlette de Jochen Zeitz. L’unité sera dotée d’un budget autonome de 10 Millions d’Euros, qui viendra s’ajouter aux initiatives propres de chaque marque. Cette somme sera indexée sur l’évolution du dividende de l’entreprise. PPR assure que le projet ira au-delà des mesures classiques et contribuera à développer des opportunités au bénéfice de la population de son environnement dans son domaine de compétences.

Citizen kane : François-Henri Pinault se prononce pour une « digitalisation de la mode »

Vendredi 12 novembre 2010

Le lundi 1er novembre, Women Wear Daily (WWD) a organisé une conférence exceptionnelle autour du l’avenir de la Mode et des Nouvelles Technologies à New York. Cette conférence a réuni des grands noms de l’univers de la Mode et notamment François-Henri Pinault du groupe français PPR, ainsi que les entrepreneurs High-Tech en vogue (Jack Dorsey, Dick Costello, Randi Zuckerberg…) pour donner leur vision de la Mode et les tendances prospectives en la matière.

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La conviction de François-Henri Pinault repose sur l’idée que le futur de la Mode sera porté par des clients appartenant à plusieurs communautés en quête d’hédonisme et qui s’engagent dans un dialogue permanent et ouvert avec des marques consistantes, responsables et fortes qui leur offrent des produits innovants et bien sûr,  de qualité. Ce futur sera porté notamment par une  « digitalisation » de la Mode. Un discours officiel plutôt encourageant sur le réveil de la haute-direction du secteur luxe,  après le feu d’artifice digital (avec de belles flamboyantes et autres pétards mouillés…) constaté sur virage de l’année 2009. Voici donc la retranscription traduite de l’intervention de monsieur François-Henri Pinault, en trois points :

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Le retour de l’hédonisme : « De nos jours et de plus en plus, le vêtement devient une expression de soi, un véritable langage symbolique qui crée des connections entre les individus. Il reflète le goût, la vie ou la vie rêvée de ceux qui le portent. Les chaussures, chemises, pantalons, ne sont plus simplement choisis pour leur côté fonctionnel, mais parce qu’ils parlent et séduisent instantanément le client. Ce « oui à la vie » est sans doute la meilleure définition que nous pouvons donner à la mode. »

Le rôle croissant des marques : « La marque est devenue un rapport de plus en plus fondamental dans le labyrinthe des communautés. Elle est devenue un ami en qui on a confiance et qui nous guide. Une marque fait bien plus que de relayer de l’information pure en identifiant un produit ou service derrière elle. La clé de la réussite pour une marque, est d’offrir des produits et des services innovants qui captent l’attention. C’est à ce moment là que les deux mondes de l’imaginaire et de la créativité se rencontrent : ceux du consommateur et de la marque. »

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La révolution digitale : « J’ai été depuis toujours été passionné par l’innovation technologique et Internet plus particulièrement. lorsque que j’ai mené la stratégie Internet du groupe en 2000, j’avais bien compris à l’époque l’opportunité grandissante qu’offrait internet aux marques. Chez PPr, internet est bien plus qu’un simple outil, c’est une véritable priorité stratégique pour chacune de nos marques. il n’est donc pas étonnant que Gucci ait récemment présenté son défilé on line, ou que Puma ait maintenant presque que 3 Millions de fans sur Facebook. Les réseaux sociaux sont bien plus que des forums de dialogues et d’interactions, ce sont aussi des univers de marchés qui offrent des opportunités commerciales. Internet accélère le phénomène émergent des groupes sociaux pour créer un monde de tribalisme numérique. La multiplication des innovations va conduire à une surcharge d’informations, ouvrant la voie à des services d’orientation pour aider les internautes à trier les informations.

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Nous passons d’une société de l’information à une société de la recommandation. l’industrie de la mode devra relever le défi de répondre aux attentes du client, tout en fournissant la meilleure expérience en ligne. Les dimensions d’exclusivité, de créativité et de relation privilégié avec le client, doivent être repensé pour maintenir la différenciation et cultiver le désir. Je crois vraiment que les services clients seront clés. »

David Lynch inspire les Galeries Lafayette

Jeudi 10 septembre 2009

David Lynch, artiste global, musicien, cinéaste et plasticien, à mis en scène onze vitrines pour les Galeries Lafayette, inaugurées avant-hier lors du vernissage au grand magasin, dont le brouhaha était tout de suite perceptible sur Twitter. L’exposition baptisée « Machines, Abstraction and Women » sont onzes fenêtres ou portes d’entrées à l’intérieur de l’univers labyrinthique de Lynch. À travers cette exposition, il cherche à provoquer un sentiment d’angoisse chez les spectateurs « Je n’ai pas voulu entrer dans une catégorie bien rassurante. Au contraire, j’ai tenté de prouver comment l’art a besoin de s’extirper de toute frontière » confie-t-il en toute franchise.

Ainsi, les spectateurs pourront découvrir depuis les grands boulevards, des installations sophistiquées et inquiétantes extirpées tout droit de Lynchland. Des vitrines à effet mirroir qui, comme ci-dessus, renvoie autant à Le Cri de Munch qu’au Septième Sceau de Bergman : un masque mortuaire traversé par un train marchand qui s’engouffre par la bouche, pour ressurgir ensuite sur notre tunnel rétinien. Un façon d’interpeller l’oeil de la consommatrice hypnotisé dans son shopping ?

A l’issue de l’exposition, les pièces seront vendues aux enchères par Christie’s au profit de la Fondation d’entreprise PPR pour la dignité et les droits des femmes. Une quarantaine de lithographies signées par le réalisateur de Eraserhead sont également présentées au premier étage du magasin, au cœur d’une installation surnommée I see myself. Pour ceux qui comme moi n’ont pas eu la chance d’être présent au vernissage, voici un Making of de l’exposition avec une interview de David Lynch trouvé sur Tribeca75 TV

Crédit Photos : Café Mode