Articles taggés avec ‘chine’

Conférence : La Chine va-telle changer le luxe ?

Vendredi 2 décembre 2011

chine-luxe

Buzz2luxe sera partenaire de la conférence La Chine va-t-elle changer le Luxe ? proposé par Roland Berger Strategy Consultants en collaboration avec Connexconsulting. A cette occasion, Bernard Malek et Jason Ding, Partners des bureaux de Paris et de Pékin de Roland Berger Strategy Consultants présenteront les résultats de la Consumer Study 2011 afin de mieux connaître le consommateur chinois et sa relation au luxe. Christian Blanckaert, Senior Advisor, et Emmanuelle Sidem, Partner de ConnexConsulting, conseil en management des marques de luxe, apporteront leur vision sur les rapports entre le luxe et la Chine. Christian Blanckaert est professeur de management à l’ESCP. Il a été PDG d’Hermès Sellier et Directeur Général d’Hermès International de 1996 à 2009 et Président délégué du Comité Colbert de 1988 à 1996.

yen-luxe-chine

La Chine caracole en tête des marchés du luxe. De plus en plus de consommateurs peuvent s’offrir des produits et des marques jusque-là inaccessibles. Le potentiel du luxe en Chine apparaît immense : Jusqu’où ? Jusqu’à quand ? Quelle sera l’influence de la Chine sur les équilibres fondamentaux du luxe ? Quels impacts sur les Maisons de luxe en termes d’identité, de positionnement, de produit, de service…? Pour ceux qui s’intéresse à ces questions, je ferais un #Livetweet depuis la conférence le lundi 5 décembre de 18h30 à 20H00 à suivre sur mon compte Twitter @buzz2luxe

Dior : Lady Blue à Shanghaï

Mardi 30 mars 2010

dior_lady_blue

Après Lady Noire à Paris et Lady Rouge à New York, voici les prémisses du nouvel opus de la saga Lady Dior intitulé Lady Blue, une campagne shootée par Steven Klein à Shanghaï. On attend avec impatience le court-métrage réalisé par David Lynch qui s’annonce pour le 15 mai prochain. Sur un format de 12 minutes, on retrouve Marion Cotillard en prise avec des agents secrets dans un shangaï contemporain. « Un film dynamique et inspirant » selon John Galliano. Affaire à suivre…


Comité Colbert 2.0 : Voyage virtuel au sein du luxe français

Vendredi 30 octobre 2009

Buzz2luxe a assisté au breakfast VIP pour le lancement de cColbert.fr, un site qui se présente comme un voyage virtuel au sein du luxe français, mise en ligne hier, le jeudi 29 octobre 2009. Le lancement s’est déroulé simultanément en dupleix à 17h00 pour Pékin et 10h00 à Paris à l’ambassade de Chine, en présence de Son Excellence monsieur Kong Quan, Ambassadeur de Chine en France, de monsieur Wang Yan, Président fondateur de Sina et madame Du Hong, Directrice Générale de Sina, de Françoise Montenay, Présidente du Comité Colbert et des Présidents des maisons membres du Comité Colbert. Christine Lagarde présente en Chine, avait quant à elle adressé un message pour saluer cet évènement. De nombreux grands dirigeants du luxe étaient également présents pour saluer l’initiative. A la fin du compte à rebours, les invités ont pu découvrir le site en relief grâce à des lunettes de vue 3D, sur écran géant.

Voyage interactif en trois dimensions, cColbert.fr est une expérience inédite, poétique, ludique et sensible pour découvrir le luxe et la culture française. C’est pour la Chine et en particulier le public de jeunes chinois amateur de belles choses et de nouveautés et sensible à la diversité du luxe français, que le Comité Colbert a développé cette première mondiale diffusée sur internet grâce à un partenariat avec Sina, le plus grand portail chinois. Avec 230 millions d’utilisateurs dans le monde et jusqu’à 600 millions de visites par jour, Sina est à la fois un acteur majeur de l’information et du loisir en ligne et une plateforme communautaire multi-fonctionnelle pour l’ensemble des chinois dans le monde.

Le Comité Colbert réunit 70 grandes marques de luxe français dans l’ensemble des secteurs du luxe : la couture et la mode, le cristal, l’édition et la décoration, la faïence et la porcelaine, l’accueil, l’hôtellerie et la gastronomie, l’argent, le bronze et le cuir, l’or et les matières précieuses, le parfum ou encore la vigne. Ensembles, ses maisons membres représentent l’art de vivre français. Le Comité Colbert a été fondé en 1954 par Jean-Jacques Guerlain avec une double mission : faire rayonner en France et à l’étranger la culture française représentée par les maisons et animer une réflexion prospective sur le secteur du luxe.

« Avec cColbert.fr le Comité Colbert remplit son rôle prospectif en investissant plus largement le marché chinois, qui demeure le premier relais de croissance pour nos maisons, même les plus petites, et en repoussant les limites d’internet pour devenir prescripteur de nouvelles pratiques comme le luxe français l’a toujours fait. » déclare Elisabeth Ponsolle des Portes, Déléguée Générale du Comité Colbert. Désormais présent dans 69 villes et quasiment toutes les provinces de Chine avec plus de 1600 points de vente (hors vins et spiritueux), le luxe français confirme son intérêt pour le marché chinois. Entre 2009 et 2010, 45 nouvelles boutiques en nom propre seront ouvertes dans 15 villes différentes dont 5 à Chengdu mais aussi à Chongqin, Harbin et Ningbo par exemple. Certaines maisons vont ouvrir plusieurs boutiques et parfois doubler ainsi leur présence dans le pays.

Crédits photos : Alexandra de Lapierre

Castelbajac, l’artiste logomaniaque

Mercredi 1 avril 2009

La galerie londonienne Paradise Row présentera du 03 avril au 2 mai, la première exposition personnel de Jean Charles de Castelbajac, The Triumph of the Sign. Couturier de son temps, Castelbajac a déployé tout au long de sa carrière une stratégie de l’appropriation et du détournement culturel, remixant les images, les signes et les symboles de la culture populaire avec ceux de l’art. Pour cette exposition, Castelbajac a  sous-traité commissionné des peintres en Chine pour reproduire parfaitement une série de chefs d’oeuvre occidentaux, de Bronzino à Manet en passant par Ingres, et un atelier différent pour peindre des logos sur les surfaces des chef-d’oeuvres copiés.

Le créateur revisite ainsi La Grande Odalisque d’Ingres auquel il superpose en trame répétitive le logo Gucci pour sa peinture Top Kapital , un jeu de superposition entre le signe social et la référence culturelle, pour mieux brouiller nos esprits. Doit on voir de l’art dans ses 16 peintures exposées ou plutôt dans le geste artistique et le message critique de son processus de fabrication ? Art ou pas, ce logomaniaque des signes nous donne à voir dans ces oeuvres cette profusion presque vulgaire (en tout cas vulgarisé) du luxe griffé et massifié à outrance, avec ce rappel omniprésent de nos référents culturels.

Yoowalk.com : walk around Gucci & Vuitton

Jeudi 11 décembre 2008

Depuis que j’ai mis les pieds sur Second Life, notamment avec les implantations réalisées pour Jean-Paul Gaultier, Lancôme ou encore Thierry Mugler (via l’agence Balistik*art), j’ai toujours été persuadé que l’une de suites logiques et possibles du web 2.0 pourrait être le web3D. Une des grandes tendances du luxe online que l’on aura pu voir cette année, c’est l’influence des univers virtuels sur les interfaces ou environnements de luxe , avec pour ne citer que deux exemples parlant, la maison de Viktor & Rolf ou bien le récent site The Watch avenue (étude de cas en cours)

Mais revenons au mois de juillet dernier (Pour mémoire, je vous invite à revenir sur ma note à ce sujet). Alors que Second life s’ouvrait à l’open source, Google proposait Lively comme l’application révolutionnaire du web3D, une sorte de second life killer application proposant d’interagir dans un monde virtuel from scratch depuis son navigateur, sans télécharger préalablement de logiciels en ligne. L’accès à l’eldorado ou la terre promise à conquérir, c’est le point faible du premier qui devait faire l’atout du second.

Seulement voilà, le 20 novembre dernier, Google annonce qu’il doit fermer ce laboratoire expérimental, après avoir constaté une chute d’audience sévère et inéluctable, pour ne pas dire un désintérêt total de ce service que l’on pourrait qualifier de chat 3D cartoonesque pour jeunes internautes.

A l’époque, je parlais aussi de Yoowalk, une sorte de monopoly virtuel ou chaque avatar peut créer son walksite, l’équivalent 3D de sa page web. Un far web qui ferait du premier arrivé le premier servi. Quatre mois après l’ouverture de sa version bêta, Yoowalk enregistre déjà plus de 10 000 inscrits dans son monde virtuel après avoir attiré plus de 100 000 visiteurs uniques sur la période. D’autre part, un communiqué annonce que Yoowalk fait partie des 12 startups les plus innovantes au monde soutenues par Microsoft, présenté le 09 et 10 décembre aux professionnels de l’internet lors de l’événement Web08 de Loïc Le Meur.

J’ai donc décidé de retourner faire une petite ballade virtuelle sur Yoowalk, par curiosité. D’emblée votre voyage commence au carrefour du monde, dans le village Global : chaque rue correspond à une zone géographique du monde, et en un tour de pâté de maison, vous comprenez assez rapidement que les premiers pionniers de ce nouveau monde sont les médias presse & TV : Cnn.com, The new york time, El Pais, Le Monde, TF1, L’express, Libération, Le groupe Figaro et j’en passe. Dans votre quartier de prédilection, la France par exemple, les rues deviennent des directions thématiques :

Comme le montre l’encadré ci dessus, Yoowalk s’adresse à tous les internautes du fait de son éclectisme, et de par là même un emplacement possible pour les annonceurs, tous domaines confondus. Naturellement, mes pas se sont laissés guider vers l’avenue du luxe, finalement assez bien située dans un axe latéral joignant la rue des médias et de l’internet, ce qui pourrait me tenter d’y construire mon propre buzz2luxe 3D. Bref, chemin faisant, je découvre que Gucci et Vuitton sont les deux premières maisons de cette avenue Montaigne virtuelle : Deux cubes côte à côte, sans effets de créations notoires alors que d’autres walksite sont plus poussés sur d’autres secteurs. Jugez plutôt :

Quoiqu’il en soit, il seront les premiers, un peu comme Dior l’était pour Second life (et d’ailleurs dans les autres quartiers, même sur la zone chine, les avenues du luxe sont désertes). A l’intérieur de ces boîtes de luxe, le contenu est assez pauvre avec deux ou trois photos et un texte de présentation. L’idée étant d’accéder en un clic directement sur les pages du site officiel, et notamment du e-commerce, rien vraiment de plus. Reste à voir maintenant comment ce monde virtuel évoluera avec l’aide non considérable de Microsoft. Affaire à suivre donc.