La maison Valentino lance son nouveau féminin Valentina avec un spot TV (à venir) mis-en-scène par Johan Renck, et une campagne photographiée par David Sims. Revisitée par les directeurs de création de la maison, Maria Grazia Chiuri et Pier Paolo Piccioli, la femme Valentino est l’archétype de l’héritière moderne, aristocrate mais libre comme l’air. Et si elle a élu domicile dans un palais classique, elle aime par-dessus tout sentir battre le cœur de Rome.
Pour introduire sa nouvelle héroïne Valentina, incarnée par Freja Beha, la maison Valentino lance cette semaine une campagne de teasing www.have-you-seen-valentina.com où l’internaute est invité à retrouver Valentina, cachée quelque part dans les rues de sa ville mythique, Rome.
Mais où se cache-t-elle ? L’interface du site d’expérience se présente comme un panorama de Rome la nuit en très haute définition sur laquelle il va falloir zoomer pour retrouver Valentina.
Pour vous aider à chercher dans la bonne direction, des indices sont régulièrement publiés sur les pages officielles Facebook et Twitter de la maison Valentino. Alors, réussirez-vous à retrouver Valentina ? Comme on dit, tous les chemins mènent à Rome…
Pour le lancement de leur nouvelle boutique en ligne, interview exclusive de Domenico Dolce et Stefano Gabbana réalisé par le blogueur The Business of Fashion.
Le lundi 1er novembre, Women Wear Daily (WWD) a organisé une conférence exceptionnelle autour du l’avenir de la Mode et des Nouvelles Technologies à New York. Cette conférence a réuni des grands noms de l’univers de la Mode et notamment François-Henri Pinault du groupe français PPR, ainsi que les entrepreneurs High-Tech en vogue (Jack Dorsey, Dick Costello, Randi Zuckerberg…) pour donner leur vision de la Mode et les tendances prospectives en la matière.
La conviction de François-Henri Pinault repose sur l’idée que le futur de la Mode sera porté par des clients appartenant à plusieurs communautés en quête d’hédonisme et qui s’engagent dans un dialogue permanent et ouvert avec des marques consistantes, responsables et fortes qui leur offrent des produits innovants et bien sûr, de qualité. Ce futur sera porté notamment par une « digitalisation » de la Mode. Un discours officiel plutôt encourageant sur le réveil de la haute-direction du secteur luxe, après le feu d’artifice digital (avec de belles flamboyantes et autres pétards mouillés…) constaté sur virage de l’année 2009. Voici donc la retranscription traduite de l’intervention de monsieur François-Henri Pinault, en trois points :
Le retour de l’hédonisme : « De nos jours et de plus en plus, le vêtement devient une expression de soi, un véritable langage symbolique qui crée des connections entre les individus. Il reflète le goût, la vie ou la vie rêvée de ceux qui le portent. Les chaussures, chemises, pantalons, ne sont plus simplement choisis pour leur côté fonctionnel, mais parce qu’ils parlent et séduisent instantanément le client. Ce « oui à la vie » est sans doute la meilleure définition que nous pouvons donner à la mode. »
Le rôle croissant des marques : « La marque est devenue un rapport de plus en plus fondamental dans le labyrinthe des communautés. Elle est devenue un ami en qui on a confiance et qui nous guide. Une marque fait bien plus que de relayer de l’information pure en identifiant un produit ou service derrière elle. La clé de la réussite pour une marque, est d’offrir des produits et des services innovants qui captent l’attention. C’est à ce moment là que les deux mondes de l’imaginaire et de la créativité se rencontrent : ceux du consommateur et de la marque. »
La révolution digitale : « J’ai été depuis toujours été passionné par l’innovation technologique et Internet plus particulièrement. lorsque que j’ai mené la stratégie Internet du groupe en 2000, j’avais bien compris à l’époque l’opportunité grandissante qu’offrait internet aux marques. Chez PPr, internet est bien plus qu’un simple outil, c’est une véritable priorité stratégique pour chacune de nos marques. il n’est donc pas étonnant que Gucci ait récemment présenté son défilé on line, ou que Puma ait maintenant presque que 3 Millions de fans sur Facebook. Les réseaux sociaux sont bien plus que des forums de dialogues et d’interactions, ce sont aussi des univers de marchés qui offrent des opportunités commerciales. Internet accélère le phénomène émergent des groupes sociaux pour créer un monde de tribalisme numérique. La multiplication des innovations va conduire à une surcharge d’informations, ouvrant la voie à des services d’orientation pour aider les internautes à trier les informations.
Nous passons d’une société de l’information à une société de la recommandation. l’industrie de la mode devra relever le défi de répondre aux attentes du client, tout en fournissant la meilleure expérience en ligne. Les dimensions d’exclusivité, de créativité et de relation privilégié avec le client, doivent être repensé pour maintenir la différenciation et cultiver le désir. Je crois vraiment que les services clients seront clés. »
La vidéo Take a Ride – diffusée respectivement sur Les ailes d’ Hermès et sa jeune page Facebook – m’a laissé un sentiment trouble, à la fois plaisant et déplaisant, elle m’a en tous les cas donné l’envie de remettre le pied à l’étrier sur ce blog, un peu délaissé ces derniers temps au profit de Twitter, je dois bien l’avouer. Mais bon, 140 caractères ne suffisait pas ici pour évoquer ce ressentiment bizarre.
D’abord plaisant, en effet, car la maison a trouvé un format adapté au média digital (en terme d’écriture et de format, mais aussi de public) pour présenter une bonne douzaine de produits manufacturés maison : Mini-selle SteinKraus, parfum Terre d’Hermès, Ceinture Etrivière, etc. On enlève le scénario et la mise en scène, ne reste que des plans packshots bien mis en lumière, à l’ancienne. On ajoute du fingerboard, de l’ollie flip et du pop shove it 360°, on parle tout de suite un autre langage et on gagne en street credibility auprès d’une nouvelle communauté de consommateurs, dit la relève, a priori présent sur Facebook-Youtube & co. On retrouve les codes du Homemade vidéo qui font le succès du genre viral, mais qui rejoint aussi l’esprit artisanal et enfantin, propre à Hermès. Un juste équilibre donc, entre placement de produit, d’un côté, contenu buzz de l’autre, avec tout de même un air de déjà vu.
Et c’est là que le sentiment déplaisant intervient : l’idée que Hermès se brûle les ailes avec une nouvelle stratégie de démocratisation, en recopiant les phénomènes à succès du genre digital. A commencer par l’initiative opportuniste de jaimemoncarre.com et sa direction artistique baclée, qui est pire qu’une réponse tardive au succès de The Art of Trench de Burberry (de mon point de vue), sinon un premier aveu de faiblesse face à l’ Hyper-compétition digitale des maisons de luxe. Avec une entrée Last but not least sur Facebook (mûrement réfléchit ou inévitable ?) qui participe à ce ressentiment personnel vis à vis d’une marque / maison que je plaçais loin au dessus de toutes pour son rapprochement évident vers l’ultra-luxe, mais qui finalement revient dans la mêlée du luxe masstige décomplexée pour jeunes fashionistas.
Et puis Diana de @webandluxe m’a fait découvrir aujourd’hui et justement sur Facebook (quand je vous parle de relève…) le lien conduisant à Take a Ride, cette vidéo dont il est question ici, avec une qualité certaine, certes, mais aussi avec ce petit air de déjà vu qui m’a encore une fois de plus, désarçonné. Le sentiment d’un copié-collé de la vidéo culte d’Alexis Milant, qui dépasse aujourd’hui le million de vues sur Youtube. Là, c’était trop, j’ai senti la tromperie, une sorte de trahison morale mal cicatrisée. Mais après enquête (et en écrivant ce post) j’ai revu mon jugement, car le film que propose Hermès est justement réalisé par ce même Alexis Milant (signé au crédit) et là on retombe sur nos pattes, avec un Hermès éclaireur de nouveau talent (j’imagine déjà repéré par Fubiz), mais pas forcément connu du public Facebook, avec un allumage de mèche fort de 211,000 abonnés sur la page officiel Hermès.
L’initiative est donc là : aller chercher sur Youtube, Viméo, Dailymotion ou Blip.tv, la jeune pousse de la création digitale qui a fait ses preuves numériques (en terme de talent et d’audience) en amont, des futurs Jean Baptiste Mondino ou autre Jean Paul Goude pour de nouveaux publics en rupture avec les codes du luxe bien pensant de papa-maman ? Et donc redéfinir l’imaginaire du luxe dans la consommation quotidienne des contenus sur les médias sociaux ?
Le messager Hermès, c’est celui qui apporte de la nouveauté en respectant la tradition de valeur et de sens initié, c’est le tutoiement du moderne avec l’ancien, cette idée possible et méritante qu’on a surtout le droit d’essayer, d’expérimenter, de se tromper, de provoquer le présent pour apprendre le futur, à partir du moment où l’ identité mère pousse la projection auprès de la nouvelle génération entrante.
NB : pour comprendre la motivation de ce post (non sponsorisé, of course), entendre que je me passionne pour la street culture (ex-skater et amateur de street art), de la question du luxe contemporain, des médias sociaux et de la création digitale. Donc analyse totalement subjective et ouverte aux réactions, bien entendu…
Rentrée masculine avec un parfum de Luxe, comme évoqué dans mes deux derniers posts. Sur le ring, Chanel et Dior. Martin Scorsese contre Guy Richie, Gaspard Ulliel face à Jude Law. Deux scénarios qui racontent l’homme contemporain, partagé ou fragmenté entre deux facettes : pour Bleu de Chanel, ça sera l’homme en clair-obscur, mi-public mi privé, qui doit rendre ses comptes aux tribunes des médias. L’arène est une conférence de presse où l’homme devient un loup pour l’homme, traqué par les médias et jugé publiquement. Ca aurait pu être Jude Law dans la vraie vie, que l’on rêve fidèle en gendre idéal et qui s’affiche indéniablement volage dans les tabloïds de la presse people. Chez Scorsese on est Rebelle star, on peut mettre sans dessus dessous sa chambre d’hôtel ou foutre en l’air un plan de communication, c’est dans l’ordre des choses.
L’homme Dior est plus subtil, distingué à l’ancienne, collectionne les boutons de manchettes et les belles montres. On quitte l’hystérie du monde médiatique pour un univers plus intemporel avec un seul décor commun : la suite de luxe, et devinez pourquoi. On imaginerait presque Lady Noire à l’autre bout du fil ou in fine, au lieu du rendez-vous fixé. Si il y a effet de citation chez Chanel / Scorsese ( Blow-up…) on retrouve ici l’inspiration Hitchcockienne de The lady Noire Affair mais aussi l’énergie et l’esprit libre de la nouvelle vague avec un vrai clin d’oeil possible au court-métrage de Claude Lelouch C’était un rendez-vous que vous pouvez voir ou revoir ci dessous.
Un rendez-vous chic, romantique, fétichiste, érotique même, qui offre un lien invisible avec le produit, dans son storytelling. Dior Homme intervient comme le lien, l’alibi de mémoire dans cette mystérieuse relation homme-femme, que l’on pourrait résumer par vivons heureux, vivons cachés. Car, si pour vendre du parfum masculin il faut mettre deux jolies filles dans le scenario (ou plus, voir Vincent Cassel pour YSL) l’idée de Guy Richie / Dior fonctionne davantage sur le jeu du couple qui se ré-invente par le jeu, la correspondance, la travestissement. Mais méfions nous, tout de même, de l’homme qui Dior en nous.
Dans 10 jours, plus d’un demi-million d’exemplaires du Manifesto Yves Saint Laurent printemps-été 2010 seront distribués en exclusivité à New York le 16 février, puis simultanément le 20 février à midi heure locale dans les rues de Paris, Milan, Londres, Tokyo, Hong-Kong et pour la première fois, à Berlin. Après Séoul l’année dernière et la capitale allemande cette saison, il a été décidé que chaque édition du Manifesto connaîtra chaque fois une nouvelle destination inédite. On annonce des images inédites de la campagne de publicité, incarnée cet été par Natalia Vodianova dans une série signée par le duo Inez et Vinoodh. Les 2000 premiers passants de chaque ville auront le privilège de recevoir le collector bag en tissu avec son manifesto à l’intérieur.
Cette année, on arrive sur de la tendance digitale avec un imprimé pixelisé qui reprend le motif fraise de la robe qui avait fait le buzz lors du défilé Yves saint laurent S/S 2010. Digitale ? Déjà, depuis l’année dernière un site dédié au Manifesto a vu le jour, sur lequel on peut maintenant télécharger les anciens numéros en version PDF. On avait aussi noté quelques statuts update bien synchronisés sur les comptes Facebook et Twitter officiels YSL, lors de la dernière distribution, le 12 septembre 2009. Cette année, une couche 2.0 supplémentaire Streetstyle avec la possibilité de se prendre en photo avec son Manifesto. Les meilleurs clichés seront ensuite publiés sur le site.