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Les poupées russes Dior et Chanel enchantent les vitrines de Noël au Printemps Haussman

Jeudi 12 novembre 2009

Le coup de feu sera donné demain, sur les grands boulevards. Levée de rideau sur les nouvelles vitrines du Noël Russe au Printemps Haussmann, avec son ballet de lumières : 200 mètres de façades s’illumineront et crépiteront pour un spectacle féerique, avec 930 guirlandes lumineuses, 4 800 ampoules blanches et rouges, 1,8 km de corde lumineuse, 3 950 rubans en satin, 7 210  boules et ornements, 135 sapins et 930 mètres de branchages. Le ton est donné : après plus de deux ans années de rénovation, le Printemps Haussmann dévoile majestueusement son nouvel éclat pour les fêtes de Noël. Un ré-enchantement de luxe qui s’inscrit entre modernité haute-couture et tradition slave, avec la participation des maisons Dior et Chanel.

8h15, une semaine plus tôt. Dans le froid du matin et de la grisaille parisienne, se distingue un petit groupe qui attend devant le 107 rue de provence, les yeux pétillants, arme au poing, prêt à se livrer à un shooting d’exception. Parmi eux, des visages familiers de la blogosphère, qui apporteront chacun un point de vue sur l’envers du décor des vitrines du Noël Russe, à retrouver chez Café Mode, La méchante, Cachemire et soie, Le Modalogue, Matérialiste, Le journal des vitrines.

Voici la mienne : Comme tout spectacle d’illusion et de mise en scène, le plus fascinant reste toujours de vivre cet espace restreint, poétique et magique de ceux qui tirent les ficelles, animent les marionnettes derrières les spots aveuglants. Victoire de Castellane et John Galliano pour Dior, Karl Lagarfeld pour Chanel, ont donné corps à ces poupées russes d’exceptions, mais de l’autre côté du miroir, c’est Jean-Claude Dehix et sa fille qui finalisent les vitrines. Artisan maître marionnettiste sur une tradition d’entreprise familiale, l’homme de l’ombre ajuste sous nos yeux les fils invisibles de ce futur spectacle mécanique, véritable Geppetto des temps modernes, il est ce personnage Burtonien qui va se retirer là où va commencer le grand show (voir interview chez Le Modalogue). Pour les autres, le lèche-vitrine et la magie s’opère dès demain au coup de feu, 19h30.


La journée de la femme avec Barbie

Mercredi 11 mars 2009

Le 08 mars 2009, c’était la journée de la femme. Le lendemain – lundi 09 mars 2009 – c’était le 50ème anniversaire de Barbie, femme-objet et top model de 29 centimètres de haut, aux jambes interminables et à la poitrine rebondie, toujours aussi belle et jeune, même si elle n’a plus 20 ans. Ironie de l’époque ou hasard de calendrier ?

Barbie est plus qu’un jouet, elle est devenue un canon de beauté féminin, adulée par plusieurs millions de fans à travers le monde avec aussi ses détracteurs féministes, qui fustigent l’objet en poupée vaudou dangereuse, favorisant le sexisme et l’anorexisme auprès des jeunes générations.

L’industrie de la mode, elle, a fait de Barbie son égérie, sa muse, son jouet porte-bonheur et porte-manteau. Début avril, vous pourrez découvrir au premier étage des galeries lafayette cinquante tenues dessinées par les plus grands noms de la mode tels que Sonia Rykiel, Christian Lacroix, Chantal Thomass Jean-Charles De Castelbajac, Karl Lagarfeld. Le Concept-store Colette met en scène l’univers de la poupée
avec une collection de vêtements en édition limitée inventée par le créateur américain Jeremy Scott. Karl Lagerfeld y exposera une série de photos où Barbie grandeur nature pose au bras d’un jeune homme mi-Ken, mi Karl.

©Jocelyne Grivaud

Mais loin du système paillette et de la controverse que suscitent la Barbie, je mes suis davantage attardé au travail de l’artiste Jocelyne Grivaud et son concept Barbiemuse (découvert via Tendance-parisienne), qui échappe au temps, aux premières rides des 5O ans. Un remake des grands tableaux de maîtres allant de Veermer à Otto dix en passant par Man Ray, elle compose au sens propre comme au figuré, un véritable travail d’art plastique. Son projet m’a bien plu, et montre que Barbie inspire aussi les artistes. Et c’est déjà pas mal.

Défilé Dior homme « Angles » : visions frontales et transversales…

Dimanche 25 janvier 2009

Depuis 4 jours, Paris vit au rythme des défilés de prêt à porter masculin automne / hiver 2009-2010. Buzz2luxe était (presque) au premier rang du podium pour la collection Dior Homme, en standing juste à côté du corner presse. Car pour cette présentation de la nouvelle collection de Kris Van Assche, Angles, la maison Dior a lâchée une dizaine d’invitations au chroniqueurs de mode de la clique Ykone.com, le très attendu réseau social dédié à la mode (ouverture le 09 février).

Traditionnellement, le grand public découvre les images d’une nouvelle collection face podium, les mannequins en pied, valorisant une silhouette, un vêtement, une apparence. Un angle frontal, en somme, celui des médias traditionnels accrédités du corner presse. Avec l’arrivée des blogueurs dans l’arène de mode, les angles vont se multiplier de façon transversale, des coulisses au podium, jusqu’à la blogosphère.

Sous l’impulsion de The Sartorialist ou de Face Hunter, suivi de nos Frenchies Café Mode et Garance Doré, les blogueurs sont de plus en plus nombreux à suivre les coulisses des Fashion weeks, avec une approche toujours plus innovante, parfois surprenante, des fois un brin décalé…

Parmi eux, on retrouve un certain Modalogue ou encore un James Bort, une dénommée Bloc-mode, un Matérialiste, tous caméra au poing, prêt à shooter.  L’un va s’intéresser aux coulisses, l’autre au détail précis d’une coupe, certains parleront de la bande-son de Malcom Mc Laren ou feront des portraits people à la sortie du défilé. Pour rappel, c’est ainsi qu’a démarré le buzz de la précédente collection Dior (été 2009) avec le titre planisphère du groupe Justice, qui avait bien secoué la blogosphère musicale outre-atlantique et japonaise. (Voir à ce sujet le billet  Après Stress, Justice plane pour Dior homme)

Chacun son angle d’approche, son point de vue. Une vision mosaïque de la mode, plus libre aussi, générateur de buzz sur la fashionsphère, mais aussi sur les communautés qui s’intéressent à la création contemporaine. N’est-ce pas Messieurs Karl Lagarfeld & Kanye west ? Shooté à la sortie du défilé avec un téléphone mobile…

Chanel – The silent Film (Teaser) de Karl Lagarfeld

Lundi 8 décembre 2008

Deux longs métrages seront consacrés à Coco Chanel en 2009, l’un réalisé par Anne Fontaine avec Audrey Tautou et l’autre, de Jan Kounen avec Anna Mouglalis. Il y a comme un doublon. Le directeur artistique de Chanel, Karl Lagarfeld, prend le contrepied pour un hommage plus sobre avec un film muet, qui évoque Coco Chanel de 1913 à 1923. Ce court-métrage a été diffusé en préambule au défilé Paris-Moscou qui a fait mercredi soir à Paris la démonstration du savoir-faire des maisons de métiers d’art (brodeur, plumassier, bottier) acquises par Chanel. Le couturier a proposé une collection somptueuse conjuguant opulence impériale, touches militaires et géométrie constructiviste.