Articles taggés avec ‘art’

We are animals : l’instinct de luxe comme nouvelle raison d’être (ou pas) ?

Mercredi 19 octobre 2011

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Vous vous rappelez sans doute de cette campagne « Flare » signée Fred & Farid pour Wrangler, qui remporta le Grand Prix dans la catégorie Presse des Lions de Cannes 2009 ? Retour à l’âge primal et aux besoins physiologiques de base, le jean comme seconde peau. Les maisons de Luxe, elles,  fabriquent des biens de qualité hautement supérieure avec d’autres matières animales : cuir, fourrure de renard, peau de reptile, imprimé léopard, doublure de vison.

Mais parfois aussi dans le luxe, on aime rappeler ses valeurs d’authenticité et de simplicité, surtout en période de crise. L’animal devient alors le meilleur ami de l’homme, véritable porte-parole de la marque, à l’image de ce magnifique spot « It’s ou nature » de Bruno Aveillan, valorisant la dimension humaine du service de la chaîne d’hôtellerie de Luxe Shangri-La.

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Comme en Art, le rôle et le devoir du Luxe est de nous élever d’un point de vue intellectuel, culturel et social, mais pas nécessairement sur le plan moral, ce qui rend la promesse des marques davantage transgressive, donc instinctive et  fatalement attractive. Ci-dessus, la robe de viande portée par Lady Gaga au MTV Video Music Awards 2010, choquerait-elle plus que de la fourrure d’espèce menacée ?

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Animal social pour parures d’animaux, de la Joaillerie à la Maroquinerie en passant par les effluves félines de la parfumerie de luxe, le consommateur face au plan d’austérité, c’est à la fois la cigale et la fourmi des fables de la fontaine : dans ce dilemme moral de la consommation de crise, qui de l’instinct ou de la raison finira par triompher de lui ?

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A suivre prochainement sur Buzz2luxe, le décryptage de récentes campagnes qui s’intéressent à la partie reptilienne de votre cerveau.

The Martell Trunk : un écrin de luxe signé Pinel & Pinel pour les connaisseurs de cognac

Mercredi 11 mai 2011

Révélation du contenu de l’écrin Pinel & Pinel pour Martell Cognac le 17 mai. En attendant, ce trailer teaser In the name of art annonce les trésors de Martell contenu dans une malle d’exception, qui vous invite à pousser les portes du Collector’s room. Mais avez-vous le code d’accès ? Tentez votre chance sur le site dédié à l’opération

Les poupées russes Dior et Chanel enchantent les vitrines de Noël au Printemps Haussman

Jeudi 12 novembre 2009

Le coup de feu sera donné demain, sur les grands boulevards. Levée de rideau sur les nouvelles vitrines du Noël Russe au Printemps Haussmann, avec son ballet de lumières : 200 mètres de façades s’illumineront et crépiteront pour un spectacle féerique, avec 930 guirlandes lumineuses, 4 800 ampoules blanches et rouges, 1,8 km de corde lumineuse, 3 950 rubans en satin, 7 210  boules et ornements, 135 sapins et 930 mètres de branchages. Le ton est donné : après plus de deux ans années de rénovation, le Printemps Haussmann dévoile majestueusement son nouvel éclat pour les fêtes de Noël. Un ré-enchantement de luxe qui s’inscrit entre modernité haute-couture et tradition slave, avec la participation des maisons Dior et Chanel.

8h15, une semaine plus tôt. Dans le froid du matin et de la grisaille parisienne, se distingue un petit groupe qui attend devant le 107 rue de provence, les yeux pétillants, arme au poing, prêt à se livrer à un shooting d’exception. Parmi eux, des visages familiers de la blogosphère, qui apporteront chacun un point de vue sur l’envers du décor des vitrines du Noël Russe, à retrouver chez Café Mode, La méchante, Cachemire et soie, Le Modalogue, Matérialiste, Le journal des vitrines.

Voici la mienne : Comme tout spectacle d’illusion et de mise en scène, le plus fascinant reste toujours de vivre cet espace restreint, poétique et magique de ceux qui tirent les ficelles, animent les marionnettes derrières les spots aveuglants. Victoire de Castellane et John Galliano pour Dior, Karl Lagarfeld pour Chanel, ont donné corps à ces poupées russes d’exceptions, mais de l’autre côté du miroir, c’est Jean-Claude Dehix et sa fille qui finalisent les vitrines. Artisan maître marionnettiste sur une tradition d’entreprise familiale, l’homme de l’ombre ajuste sous nos yeux les fils invisibles de ce futur spectacle mécanique, véritable Geppetto des temps modernes, il est ce personnage Burtonien qui va se retirer là où va commencer le grand show (voir interview chez Le Modalogue). Pour les autres, le lèche-vitrine et la magie s’opère dès demain au coup de feu, 19h30.


Beethoven beats (Symphonie n°5)

Lundi 21 septembre 2009

Pour bien commencer la semaine, quelques instants de ré-enchantement avec cette lecture graphique de la 5ème symphonie de Beethoven, qui s’apprécie comme un tableau pop art minimaliste. Cette vidéo, posté le 15 juillet 2009 et vues 168 286 fois sur Youtube à ce jour (repéré sur le twitter de @Lovny), démontre aussi qu’un contenu culturel -  bien que l’oeuvre soit populaire – peut aussi toucher une sérieuse audience sur les plateformes d’échanges vidéos.


David Lynch inspire les Galeries Lafayette

Jeudi 10 septembre 2009

David Lynch, artiste global, musicien, cinéaste et plasticien, à mis en scène onze vitrines pour les Galeries Lafayette, inaugurées avant-hier lors du vernissage au grand magasin, dont le brouhaha était tout de suite perceptible sur Twitter. L’exposition baptisée « Machines, Abstraction and Women » sont onzes fenêtres ou portes d’entrées à l’intérieur de l’univers labyrinthique de Lynch. À travers cette exposition, il cherche à provoquer un sentiment d’angoisse chez les spectateurs « Je n’ai pas voulu entrer dans une catégorie bien rassurante. Au contraire, j’ai tenté de prouver comment l’art a besoin de s’extirper de toute frontière » confie-t-il en toute franchise.

Ainsi, les spectateurs pourront découvrir depuis les grands boulevards, des installations sophistiquées et inquiétantes extirpées tout droit de Lynchland. Des vitrines à effet mirroir qui, comme ci-dessus, renvoie autant à Le Cri de Munch qu’au Septième Sceau de Bergman : un masque mortuaire traversé par un train marchand qui s’engouffre par la bouche, pour ressurgir ensuite sur notre tunnel rétinien. Un façon d’interpeller l’oeil de la consommatrice hypnotisé dans son shopping ?

A l’issue de l’exposition, les pièces seront vendues aux enchères par Christie’s au profit de la Fondation d’entreprise PPR pour la dignité et les droits des femmes. Une quarantaine de lithographies signées par le réalisateur de Eraserhead sont également présentées au premier étage du magasin, au cœur d’une installation surnommée I see myself. Pour ceux qui comme moi n’ont pas eu la chance d’être présent au vernissage, voici un Making of de l’exposition avec une interview de David Lynch trouvé sur Tribeca75 TV

Crédit Photos : Café Mode

Garance Doré passe le Gap

Lundi 31 août 2009

L’illustre blogueuse est talentueuse artiste Garance Doré vient de révéler officiellement les premières images de l’édition très limitée de T-shirts qu’elle signe pour les quarante ans de Gap et qui sera présentée à partir du 10 septembre dans un pop-up store éphémère à Carnaby street, pendant la fashion week. Autour de création exclusive de Pierre Hardy, d’Albertus Swanpoel et de Pharrel Williams, Garance Doré y exposera ses illustrations et ses photos pour l’occasion avec un vernissage prévu au 21 septembre, annonce-t-elle sur son blog.

Dans le jargon skate, faire un gap s’est taper un ollie en chute libre d’un pan en hauteur jusqu’au sol – en retombant sur ses pattes et avec style – bien évidemment. Un exploit, en somme. Garance Doré, en a peine trois ans d’activité, est passé du blog au Fashion statement, avec élégance et impertinence. On applaudit la prouesse et chapeau l’artiste.

Crédit photos : www.garancedore.fr

Monkey Business

Mardi 18 août 2009

Depuis le décès soudain de Michael Jackson avant son come back prétendu, le Bambi Business bat son plein. Après avoir fait exploser le hit parade des ventes sur Amazon et iTunes cet été, le portrait de Michael Jackson immortalisé par un autre roi de la pop culture, Andy Wharol, fait l’objet de toute les spéculations sur la mise aux enchères qui se tient aujourd’hui à New York. Initialement prévue le 12 juillet, la vente reportée aujourd’hui démarre à 800.000 $ et devrait atteindre des sommets. ou pas.

On annonce une vente historique estimée à 10 Millions de dollars mais il y a tout de même une ombre au tableau : Cette toile de 30×26 pouces réalisé en 1984 par Wharol sur commande pour illustrer la couverture de Times magazine, correspond à une série de 5 dont l’un d’eux à été vendu en 2008 à 278.000 $ sans prix de réserve, précise le Telegraph. The Vered Gallery qui organise la vente a cependant bien su gérer son buzz avec le report de l’enchère, prétextant une sur-demande ingérable suite à une annonce un peu précipitée. Dans l’écart, ils auront gagné en visibilité médiatique sur l’opération. A suivre en tous les cas, le résultat de la vente sur le site de la galerie ou son fil Twitter.

Opportunisme pour opportuniste, Le « couturier » people Christian Audigier tire son épingle du jeu au bon moment pour révéler en exclusivité la ligne de vêtement Michael Jackson sur NBC, aujourd’hui même ! Une collection couture merchandising qu’il a crée avec la collaboration du Moonwalker et inspirée de son look inimitable, mais dans une version cheap et très bling-bling. T-shirt collectors, chemises à l’emporte pièce, ceintures, gants en strass à 250 $, par ici la monnaie ! Le Michaël Market reprend de l’élan, pas nécessairement comme prévu, ironie du sort pour un génie artistique endetté jusqu’à l’os avant de rendre l’âme… Un retour de fortune, comme on dit.

Twitter, Bigger than life ?

Dimanche 10 mai 2009

Alors que Twitter continue sa montée fulgurante avec 20 millions de visiteurs unique au mois d’avril, j’avais envie de faire un billet sur cet artiste plasticien belge que j’affectionne tant, Wim Delvoye, qui s’est amusé à graver des messages futiles en typos XXL sur de la roche dure, une démarche plastique qui pourrait prendre ses racines dans le Land Art, mais qui vise plutôt la futilité de nos modes de communication éphémère face aux forces de la nature, qui elles sont immuables. Des messages Post-it ou Post-Twitt qui se cristallisent comme une épée de daclomès au-dessus des quelques consciences vivantes ici où là, à la manière des lettres d’Hollywood en moins glamour. Des images qui ne sont plus d’actualité mais qui vous reviennent après, comme des textos que vous auriez oublié de lire ou de transmettre. L’art est notre mémoire. Et quand nos petites vies auront finies de gazouiller, peut-être que la pierre – dans des milliers d’années – témoignera du langage de ce début de XXIème siècle au même titre qu’elle aura pu le faire pour les hyérioglyphes égyptiens ou les symboles incas ?

200ème billet sur buzz2luxe.com

Lundi 20 avril 2009

200 billets rédigés sur buzz2luxe.com, ça méritait bien un petit billet spécial, comme la prolongation d’un multiple de 2 toujours fétiche et symbolique pour ce blog avec 292 commentaires approuvés au compteur. Doit-on cependant parler chiffres pour devenir un blogueur Bankable ? A l’heure des débats sur la monétisation des blogs, fêtons ce passage symbolique avec ceux qui façonnent et manipulent l’argent avec créativité, maîtrisant l’art de l’Origami ou du photo-montage…



Castelbajac, l’artiste logomaniaque

Mercredi 1 avril 2009

La galerie londonienne Paradise Row présentera du 03 avril au 2 mai, la première exposition personnel de Jean Charles de Castelbajac, The Triumph of the Sign. Couturier de son temps, Castelbajac a déployé tout au long de sa carrière une stratégie de l’appropriation et du détournement culturel, remixant les images, les signes et les symboles de la culture populaire avec ceux de l’art. Pour cette exposition, Castelbajac a  sous-traité commissionné des peintres en Chine pour reproduire parfaitement une série de chefs d’oeuvre occidentaux, de Bronzino à Manet en passant par Ingres, et un atelier différent pour peindre des logos sur les surfaces des chef-d’oeuvres copiés.

Le créateur revisite ainsi La Grande Odalisque d’Ingres auquel il superpose en trame répétitive le logo Gucci pour sa peinture Top Kapital , un jeu de superposition entre le signe social et la référence culturelle, pour mieux brouiller nos esprits. Doit on voir de l’art dans ses 16 peintures exposées ou plutôt dans le geste artistique et le message critique de son processus de fabrication ? Art ou pas, ce logomaniaque des signes nous donne à voir dans ces oeuvres cette profusion presque vulgaire (en tout cas vulgarisé) du luxe griffé et massifié à outrance, avec ce rappel omniprésent de nos référents culturels.