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Lancôme Hypnôse Precious Cells : Les plus beaux regards du web 2.0

Lundi 8 mars 2010

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Lancôme, toujours pionnier en matière de 2.0, lance un site communautaire www.mostpreciouseyes.com qui propose une galerie des plus beaux regards postés par les internautes, notamment grâce à l’application Facebook Connect qui permet de créer de la participation communautaire à l’intérieur d’un univers de luxe maîtrisé.

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D’un point de vue utilisateur, la participation est très fluide puisqu’on peut soumettre son plus beau regard de différentes manières : via Facebook, webcam, upload classique ou depuis son compte Flick’r. Depuis son ouverture il y a une semaine, la galerie compte déjà plusieurs centaines de participations qu’on apprécie à regarder en galerie 2D ou wall of fame, avec une remontée des meilleurs votes sur les plus beaux regards. L’internaute peut également solliciter sa communauté à voter pour lui en partageant le lien sur Facebook et Twitter, ou bien encore adopter un widget de son regard sur son blog.

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Tous les regards ont un secret, quel est le vôtre ? Sur cette question, auquel chacun(e) peut répondre en postant sa photo associé à un message sceret, Lancôme décline habilement sur le web 2.0 la signature de sa nouvelle campagne presse & TV révélé pour le lancement de Hypnôse Precious Cells, le premier mascara aux vertus régénératrices pour les cils, mis en scène par l’un des plus beaux regards d’ Hollywood, Julia Roberts, nouvelle égérie de la maison à la rose blanche.

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Pour soumettre votre plus beau regard ou simplement voter pour les plus beau yeux du web 2.0, c’est sur www.mostpreciouseyes.com

Woman + Buzz + Luxe = ?

Jeudi 25 février 2010

Woman + Connectivity  = ? Woman + Creativity ? Woman + Community ? Une équation à plusieurs inconnues pour résoudre l’énigme de l’éternel mystère féminin, version 2.0.  Sur is-she-you.com, l’ambiance est posée : univers décalé, esthétique luxe, messages codés, un teasing dont la révélation sera faite le 8 Mars, date qui coïncide par un hasard de calendrier avec La journée internationale de la femme. Une piste ? L’accroche d’introduction garde tout son mystère : « Le 8 Mars, quelque part sur internet, les femmes posent des questions aux femmes. Connectivité, Créativité, Communauté… »

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Chacun se fera son avis sur la question, mais il est en tous les cas possible de résoudre par vous même l’énigme l’équation  woman +  = ? que l’on commence à voir circuler depuis quelques jours sur les statuts updates Twitter et Facebook. Pour proposer votre définition de la femme 2.0 , c’est donc par .  A suivre…

YSL Manifesto S/S 2010 sous influence digitale ?

Mercredi 10 février 2010

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Dans 10 jours,  plus d’un demi-million d’exemplaires du Manifesto Yves Saint Laurent printemps-été 2010 seront distribués en exclusivité à New York le 16 février, puis simultanément le 20 février à midi heure locale dans les rues de Paris, Milan, Londres, Tokyo, Hong-Kong et pour la première fois, à Berlin. Après Séoul l’année dernière et la capitale allemande cette saison, il a été décidé que chaque édition du Manifesto connaîtra chaque fois une nouvelle destination inédite. On annonce des images inédites de la campagne de publicité, incarnée cet été par Natalia Vodianova dans une série signée par le duo Inez et Vinoodh. Les 2000 premiers passants de chaque ville auront le privilège de recevoir le collector bag en tissu avec son manifesto à l’intérieur.

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Cette année, on arrive sur de la tendance digitale avec un imprimé pixelisé qui reprend le motif fraise  de la robe qui avait fait le buzz lors du défilé Yves saint laurent S/S 2010. Digitale ? Déjà, depuis l’année dernière un site dédié au Manifesto a vu le jour, sur lequel on peut maintenant télécharger les anciens numéros en version PDF. On avait aussi noté quelques statuts update bien synchronisés sur les comptes Facebook et Twitter officiels YSL, lors de la dernière distribution, le 12 septembre 2009. Cette année, une couche 2.0 supplémentaire Streetstyle avec la possibilité de se prendre en photo avec son Manifesto. Les meilleurs clichés seront ensuite publiés sur le site.

2010, l’année du premier contact buzz de luxe ?

Lundi 18 janvier 2010

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Voilà un moment que je n’ai pas publié sur ce blog, paradoxalement au moment où l’actualité du buzz dans le secteur du luxe bat son plein. Entre les fêtes de fin d’année et une activité parallèle débordante, un petit break était nécessaire. Alors voilà,  je peux barrer ma première bonne résolution pour 2010 et reprendre le fil de mes observations sur buzz2luxe, en commençant par vous souhaiter une excellente année 2010 ! Une décennie est passée depuis la prétendue fin du monde de 1999 et du fameux bug de l’an 2000, et sans s’en rendre compte, tout cela parait un siècle à l’échelle de l’évolution Internet. A cet égard, 2009 a été un grand tournant pour le luxe dans sa conquête du web 2.0, notamment avec les nouvelles opportunités qu’offrent les médias sociaux comme Facebook et Twitter, là où se passent les discussions, et les blogs, là où se construit l’opinion et la e-reputation d’une marque. Je pensais faire un bel article intitulé 2010, mes 10 prédictions de luxe mais je me suis ravisé en l’écrivant, car finalement, il est toujours préférable de regarder dans le rétroviseur avant d’accélérer. Plus que la bonne direction à prendre, la question qui se pose aujourd’hui est celle de la destination finale, des objectifs à atteindre. 2010, l’année du premier contact buzz de luxe ? un titre qui fait référence au film d’anticipation 2010, A space odyssey imaginé en 1984 et qui rend ironiquement hommage au robot intelligent HAL : » Hello Dave, I’m on Twitter, now »

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Pour résumé, avant de rentrer dans le détail, j’ai vécu cette année la transition de l’internet mobile « everytime, everywhere » : le buzz ou bruit de la discussion se situe partout, tout le temps, à n’importe quelle occasion, online et offline. On parle de tout et de rien, on discute en temps réel, on commente une situation sur le mode oral mais avec un traitement écrit. Et comme le dit le vieil adage « Les paroles partent, les écrits restent » et Google sera toujours là pour nous le rappeler . Et ça, ça change tout dans la gestion de la réputation d’une marque de luxe. Le monologue ou la distance est toujours possible, tout est finalement question de stratégie de communication, mais ignorer ce qui se passe sur les médias sociaux, c’est comme déléguer le pouvoir d’expression de la marque au premier venu, du simple fan animateur de marque au caïd de la contrefaçon. Le virage buzz de luxe n’est pas simplement une question de marketing « couteau suisse » 2.0 avec une panoplie de gadgets, c’est surtout une véritable anticipation sur les enjeux futurs de la communication luxe.

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Twitter, une conversation privilégiée avec le Luxe

Début 2009, aucune maison de luxe n’était présente sur Twitter. Aujourd’hui, elles y sont toutes ou presque, avec toujours cette difficulté de raconter la richesse de leur patrimoine avec finalement, si peu de mots. Et pourtant, ces grandes marques du luxe ne sont-elles pas capables, par ailleurs, de manier  l’art du slogan ou du bon mot ? Ecrire l’histoire d’une belle marque en temps réel, est-ce si difficile ? L’autofiction, le carnet de voyage, le roman épistolaire sont autant d’inspirations littéraires susceptibles d’enrichir le fil thématique d’une maison de luxe. On aimerait lire, par exemple, le récit minuté d’une échappée belle à la Hermès ou mieux encore, l’épisode quotidien d’un journée Vuitton.

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Le fil twitter n’est qu’une nouvelle façon de raconter des histoires, complémentaires aux autres moyens déployés. En exemple, je vous invite à relire la conversation impertinente de Jean Paul Gaultier pour les parfums Classique et le Mâle ainsi que le fil narratif de la saga Lady Dior, deux études de cas traitées sur ce blog au cours de l’année passée.

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Dans la ruée du far web, chacun a pris sa place et a conquis (ou pas, d’ailleurs) ce nouveau public de pionniers, mais en 2010, il faudra construire les édifices d’une nouvelle communication de proximité, probablement sur le mode conversationnel. Les architectes du web social devront comprendre ce qu’il faut bâtir pour l’environnement de la marque à long terme, tandis que les animateurs sociaux (veilleurs,compteurs, médiateurs) devront assurer un service quotidien de maître d’hôtel et de concierge. En somme, il serait sage d’éviter de construire la tour la plus haute et la plus luxueuse pour abandonner ensuite le chantier en route, faute de clients intéressés (comme à Dubaï, ci-dessus). Il s’agit plutôt d’offrir un service, un lieu de passage et de correspondance symbolique pour la marque, construire une gare ou un aéroport avec un flux permanent et une planification horaire précise, pour poursuivre sur la métaphore.

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Facebook, le Luxe « masstige »

Facebook, avec ses 350 millions de membres à travers la planète, est une nouvelle aubaine pour le  luxe masstige, notamment sur les secteurs de la parfumerie et de la petite maroquinerie, une part de rêve accessible par tous en un clic depuis une fan page vers la boutique  e-commerce.  Les milliers de fans qui s’inscrivent sur les pages de marques de luxe le font naturellement, c’est un public volontaire, mais contrairement aux mêmes  milliers de clients qui visitent les boutiques chaque jour à travers le monde, il n’y a souvent personne pour leur dire : bonjour madame, bonjour monsieur, puis-je vous renseigner ? Alors que, paradoxalement, facebook connect permet d’animer l’ensemble d’une communauté online sur un point de vente e-commerce, avec l’avantage supplémentaire qu’un simple visiteur peut instantanément recommander un produit à son entourage online. Le défilé Vuitton sur Facebook à ce titre  devient un must have, elle aura permis à la marque au monogramme de recruter 200.000 fans supplémentaires. Mais après ce coup d’éclat, CRM ou SRM ? Le social relation management englobe ainsi les stratégies Twitter et Facebook, car le luxe, c’est d’abord une question de service sur mesure : l’écoute, le conseil, la qualité de la prestation. A noter que Armani à reproduit cette idée de défilé live à la fashion week de Milan, ce week-end, avec un premier compte-rendu sur le blog de So Dandy. On peut imaginer que le Lifestream facebook va devenir une norme pour l’industrie du Luxe et de la Mode en 2010. Qui vivra verra.

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Les blogueurs en première ligne

Et les blogueurs ? Doit-on les placer au dernier rang du défilé alors qu’ils sont les premiers à Twitter leur avis sur une collection, ou faut-il les surexposer symboliquement au front row pour renverser l’ancien système monarchique de la planète mode ? Les blogueurs sont des créateurs de contenus, des passionnés, des technophiles malins capables de remonter un scoop plus vite sur Google que la version en ligne d’un Vogue ou de Elle magazine. les blogueurs font la loi dans leur far web. Le paradoxe entre embargo de presse et fuite d’information sur la blogosphère fait état d’une problématique capitale pour le luxe : la confidentialité. Une question qui touche plus à la communication et aux services de relations presse, qui vont devoir raconter la même histoire aux deux publics, peut-être en imaginant une nouvelle forme de storytelling transversale entre les deux mondes (l’ancien système et le nouveau) ? De l’autre côté, les blogueurs souhaitent des contenus exclusifs pour leur lectorat (comme les autres médias, d’ailleurs) plus que des cadeaux finalement, qu’ils entassent à la pelle dans leurs placards.  De plus, certains d’entre eux anoblissent la question du 2.0 en créant des contenus de qualité, souvent plébiscités par les autres blogueurs et relayés par les communautés, et au delà parfois, dans les médias traditionnels. The Sartorialist pour Burberry, Garance Doré pour Céline et Gap, James Bort et Le Modalogue pour la marque de prêt à porter Le Mont- St Michel sont les quelques exemples de ce cru 2009.

Pour conclure, il n’y a pas de conclusion. L’année ouvre sur de nouvelles opportunités comme la réalité augmentée, la géolocalisation des contenus ou encore le beamvertising. J’y reviendrais prochainement dans mon compte-rendu sur le sommet Luxe & social Média organisé par Luxe Corp, qui s’est tenu à l’Hôtel George V le 8 janvier dernier.

Prospective 2010 : La place des médias sociaux dans le luxe

Mercredi 18 novembre 2009

Twitter, Facebook, Youtube, les blogs & les nouvelles pratiques du micro-blogging, les mondes virtuels et la réalité augmentée, les applications iPhone : le monde digital et ses multiples connexions ouvrent de nouvelles voies pour l’univers du luxe et accompagne sa mutation sur l’ouverture aux pays émergents. 2010, l’odyssée d’un nouvel espace, les médias sociaux ?

Si comme moi le sujet vous intéresse, rendez-vous le 8 janvier 2010 à l’Hôtel George V pour un petit-déjeuner séminaire sur la place des médias sociaux dans l’univers du luxe, organisé par Luxe Corp et dont buzz2luxe est fier d’être partenaire. Pour vous donner une idée de ce rendez-vous annuel, voici un reportage vidéo sur le dernier sommet international du club e-luxe qui s’est tenu à l’Hôtel Ritz à Paris, au mois de juin dernier.

Partager son expérience de luxe, donner son opinion ou recommander un produit, acheter en ligne, les internautes consommateurs – ou futurs consommateurs – du luxe peuvent aujourd’hui en influencer des milliers d’autres en s’exprimant spontanément sur la toile « anytime, anywhere ». Comment dès lors gérer sa réputation en ligne ? Comment maîtriser son image papier glacé dans un monde de pixel soumis au diktat du mot-clé tout puissant ? Quelles stratégies d’implantation pour les marques de luxe sur les médias sociaux ?

Ce débat très tendance Luxe 2.0 reflète aujourd’hui une véritable prise de conscience de l’enjeu stratégique des médias sociaux pour les annonceurs du secteur. Les marques de luxe ont d’ailleurs pris le train en marche, avec force et démonstration sur Twitter et Facebook pour Dior et Vuitton, par exemple, ou encore Burberry avec The Art of Trench, une approche 2.0 avec la collaboration du photographe de mode et blogueur Scott Schuman, alias The sartorialist.

Bien que ces premières actions répondent aux opportunités offertes par ces nouveaux médias, de nombreuses enseignes investissent le terrain du web 2.0 sans réelle réflexion stratégique de longue portée. Avec son somment International du e-luxe, Luxe Corp donne la parole aux experts, leaders d’opinion, analystes et stratèges évoluant dans l’écosystème du luxe, afin de mettre en lumière les meilleurs cas d’écoles. Parmi les intervenants d’exception, Uché Okonkwo fondateur de Luxe Corp, André Kolasinski CEO de Luxuryculture.com, Jessica Michaud du Herald Tribune, L’auteur Mark Tungate, Géraldine Dormoy de l’incontournable blog Café mode, et bien d’autres encore, que je vous invite à découvrir sur le programme. Luxe oblige, les places sont cependant limitées à 40 professionnels du luxe, donc je vous invite à remplir le formulaire d’inscription au plus vite !


Jean-Paul Gaultier : conversation impertinente sur Twitter et Facebook

Vendredi 16 octobre 2009

Le couple mythique de la parfumerie française, Classique et le Mâle, annonce leur grand retour pour prolonger la célèbre Saga initiée en 1997, avec rappelez-vous, l’un des plus long baiser de l’histoire de la publicité. Deux nouveaux films TV seront diffusés à partir du mois de décembre prochain, toujours réalisé par Jean Baptiste Mondino et sous la direction artistique de Jean Paul Gaultier.

Les visuels de presse toujours très codés viennent d’être révélé sur les comptes twitter de Classique et Le Mâle, avec son matelot tatoué au coeur tendre et son amoureuse fatale en corset de soie rose. Le Mâle est incarné par le viril Robert Perovich et Classique par la belle Michelle Buswell, dans un décor baroque et intimiste, qui sublime la tension érotique de leurs retrouvailles. Les deux nouveaux spots seront révélés sur le site jeanpaulgaultier.com (et sur buzz2luxe.com, bien entendu !) mercredi 21 octobre prochain.

En attendant cette nouvelle rencontre, Classique et le Mâle démarre le dialogue sur les réseaux sociaux Twitter et Facebook, avec une conversation impertinente « à la Gaultier ». Un véritable storytelling 2.0 qui personnifie, donne corps et âmes aux deux parfums icôniques.

Dans un jeu de séduction qui se renvoie en miroir, chaque Tweet entraîne une réponse de l’autre et nous invite à redécouvrir les précédents épisodes de la célèbre Saga, une belle histoire d’amour qui dure depuis maintenant plus d’une décennie. Avec une grande fidélité du public, puisque Le Mâle et Classique restent deux parfums leaders sur le marché européen, respectivement n°1 et n°6 des ventes en 2008.

Le couple mythique est immédiatement reconnaissable dans leur incarnation, marqué par l’esprit couture du créateur Jean Paul Gaultier, qui marie le luxe à l’irrévérence en jouant sur des codes populaires et une esthétique sophistiquée. Le corset et la marinière habillent également le design des flacons.

Avant de découvrir prochainement les deux nouveaux films de Jean Baptiste Mondino, petit flashback sur la célèbre Saga du couple Mythique :

1997, le plus long baiser de l’histoire de la publicité : Première apparition du couple sur le petit écran avec un baiser long et langoureux dans un Paris fatalement électrique. La femme Classique est décomplexée, elle invente sa manière d’agir, de penser et de sentir. Avec beaucoup d’humour, elle prend sa revanche dans une société où l’homme est souvent montré comme dominateur. Elle aime comme elle se donne et elle prend, avec le même naturel. C’est elle qui le renverse sur sa cuisse pour encore mieux l’embrasser. Il en perd son calot et l’œil énamouré ne peut que lui murmurer : « Tu sens bon, tu sais ! ».

2000, le rendez-vous surprise en strip-tease. Dans une ambiance masculine de calme avant la tempête, c’est l’irruption soudaine de l’hyper-sensualité féminine de Classique, qui se révèle pimentée avec un strip-tease pour Le Mâle. Du masculin au féminin, l’ambivalence des genres passe par le jeu de travestissement. Tel le Prince charmant venu réveiller sa Belle au bois dormant, le marin aventureux est une amoureuse prête à braver tous les dangers pour rejoindre l’homme qu’elle aime. Il s’enlace à nouveau, mais cette-fois ci, c’est lui qui la renverse.

2003, le Diptyque amoureux. Plus conceptuel avec un effet split screen qui divise l’écran, Classique et le double, la moitié de Le Mâle. Elle est rousse à la peau diaphane, lui garde son calot mais fait tomber sa marinière pour dévoiler ses tatouages à fleur de peau. L’esthétique du film se raconte comme une danse contemporaine où se frôlent les corps laissant planer l’ambiguïté : qui caresse qui ?

2007, Les femmes classiques entres elles, Les mâles entre eux. La saga publicitaire se poursuit, mais le couple n’est plus au centre. Ambiance virile dans le vestiaire pour le Mâle, romantisme et frivolité dans le boudoir de Classique. Dans les deux cas, le parfum devient fétiche, un talisman ou un secret que l’on se transmet avec générosité. La femme Gaultier devient plurielles: Brunes, cheveux longs ou à la garçonne, beautés diaphanes ou épicées, c’est autour de ces cinq visages que s’incarne Classique, son éternel féminin.

En écho, cinq hommes répondent pour incarner l’éternel masculin, avec les mêmes codes d’élégance intemporelle. Jean Paul Gaultier retraduit par les éléments identitaires de sa saga (marinière,  tatouages) un mâle plus viril que jamais mais plus élégant aussi. Depuis plus d’un dizaine d’années, la saga se construit aussi avec l’air de Casta Diva comme fil conducteur. Quelle sera la suite ? rendez-vous le 21 octobre prochain jeanpaulgaultier.com pour le découvrir. D’ici là, vous pouvez suivre le dialogue impertinent entre Classique et Le Mâle sur twitter ou sur Facebook ici et .

Grazia, papier glacé frappé

Dimanche 30 août 2009

Grazia, le magazine de référence mode fondée en 1938, qui compte déjà 12 éditions dans le monde, débarque en France en grande pompe et talons hauts avec une campagne de lancement 360° : affichages, pub TV, guerilla marketing, relations publiques, événementiel, buzz et nouveaux médias avec – cerise sur la gâteau – un passage au JT de Claire Chazal. Un lancement qui n’est donc pas passé inaperçu pour une implantation sur un marché français difficile et dans un contexte de crise. Mais les portes paroles du groupe  Mondadori semblent confiants et fiers de leur première mouture avec une Kate Moss Rock en couverture et une offre de lancement à 1 Euros seulement.

A la conférence de presse donnée la veille du lancement, à l’hôtel de Sers, une trentaine de journalistes & blogueurs ont pu feuilleter (et twitter) en avant-première le nouveau féminin, un magazine qui se positionne new fashion mag haut de gamme avec une offre trimédia : un hebdomadaire réactif à l’actualité avec un bouclage à deux jours, un oeil sélectif au quotidien pour nourrir son offre internet (lancement demain, lundi 31 Août) et de l’infos push à la minute sur mobile avec une application iPhone à venir.

Pour séduire et répondre aux attentes d’une cible féminine urbaine, connectée et leader d’opinion, le magazine se veut résolument haut de gamme avec une mise en page signée par le directeur de création Pier Paolo Pitacco (ex Vanity Fair) et une équipe rédactionnelle pluri-disciplinaire dirigé par Yseult Williams. A l’intérieur, de la news, du people, de la mode, un cocktail frappé pour tonifier sa couverture avec une Kate Moss rock au centre, encadrée par des sujets chauds d’actualités d’un côté et  de la mode tendances de l’autre. Du papier glacé donc, avec de la pub de luxe, du shopping selector et de l’horoscope dedans, mais avec traitement féminin peut-être un peu moins lisse que ce type de nourriture féminine laisse présager : enfants sans papiers, intersexualité, Annie Leibovitz ruinée, ça titre fort et sans tabous. La formule prendra-t-elle pour autant ? Qui vivra verra.

copyright - whiteblog.net

copyright - whiteblog.net

En attendant, la campagne de lancement fait le buzz de la rentrée, avec son concours de Street fashion show, un défilé de looks de rue qui s’est tenu hier dans les jardins du Palais Royal et depuis une semaine sur Grazia.fr, où chaque prétendante pouvait devenir mannequin en herbe en participant au jeu-concours du street fashion wall, qui a animé bien gré mal gré la communauté des blogueuses mode, avec usurpation d’identité et commentaires sur les réseaux sociaux, notamment sur Twitter. Bref, rien ne s’est fait sans bruit avec un casting sauvage dans Paris et une stratégie de recrutement plus large sur Facebook et Twitter, multipliant ainsi les points de contacts avec sa cible.

Murmur Study, une machine à Twitter

Jeudi 11 juin 2009

Murmur Study est un projet d’art in progress qui édite sur de fines bandes de papier, les pensées fugitives des internautes publiées sur les messageries de micro-blogging comme Twitter ou Facebook. Vingt imprimantes thermiques produisent en temps réel d’innombrables chutes de texte qui s’accumulent sur le sol comme un plat de spaghettis.

Murmur Study est une oeuvre conceptuelle et collective  des artistes Christopher Baker, Márton András Juhász et Budapest Kitchen, présentée pour la première fois au Festival Spark 2009 et Experimental and media Arts Exhibition. Une commission d’étude de Northern Lights Artists avec le généreux soutien de la Fondation Jérôme, la Fondation McKnight, le Weisman Art Museum, et le Minneapolis College of Art and Design. Alors, réfléchissez bien la prochaine fois que vous Twittez, car il est possible que vos bons mots terminent sur le sol d’un centre d’art contemporain.

Twitter street art

Lundi 13 avril 2009

Il y a parfois un langage commun entre web culture et street culture  : on utilise un Tag pour signer un mot dans les deux cas, on parle de Wall facebook comme on laisse son empreinte sur les murs de la ville numérique. Space invaders matérialise les pixels du jeu éponyme par des carreaux en céramique et intrônise la culture Geek dans le temple urbain du Street art, à ciel ouvert. Autre démarche, tout aussi amusante pour l’artiste anonyme Questionmarc aka The phantom Piddler qui écrit les premières lettres de noblesse du Twitter Street art avec cette peinture conceptuelle contemporaine Just bombin’ a wall. Un tag vu sur Twitter, évidemment, et non à l’exposition Tag du grand palais.

Slow bloggers, du silence à la prise de parole

Mardi 24 février 2009

Le slow blogging, ce n’est pas complétement nouveau, simplement, la pratique prend vraiment tout son sens aujourd’hui avec l’émergence de nouveaux outils de publication micro-blogging tel un Twitter ou des réseaux sociaux comme Facebook.

Un premier manifesto avait été rédigé en 2006 par Todd Sieling, Software product designer, écrivain occasionnel, photographe amateur (voir photo ci dessous) et bien sûr, blogueur. Mais depuis un premier article de Sharon Otterman Blogging at a Snail’s Pace publié dans le New York Times du 21novembre 2008, puis par Jon Henley dans The Guardian cinq jours plus tard, qui titre The Bloggers who take it one post at time , la pratique du Slow Blogging fait des émules aux quatres coins de l’Europe.

Photographie : Todd Sieling

En France, la blogosphère prend le relais depuis le début de l’année 2009 avec de récents billets chez la communiquante Hervie, le blogueur Nicolas Clairembault, repris chez Vincent Abry mais aussi sur le Vide poche de Jeremy Dumont, et j’en passe. Une tendance de fond qui ne s’arrête pas à la blogosphère hexagonale puisque nos confrères anglais, allemand, espagnol et italiens adhèrent aussi au concept.

Photographies : James Bort

Samedi dernier, des blogueurs venus des quatre coins d’Europe ont été conviés à Paris, via Balistik*art, pour le vernissage de la Slow Gallery, dédié au phénomène qui s’installe peu à peu dans les différents champs de notre société : slow art, slow fashion, slow movie, slow car. Un cahier de tendances développé sur Buzz2luxe depuis une semaine, car le sujet est vaste. Les blogueurs I Luw Fashion (UK), The Junction (ALL) Frizzi Frizzi (IT), Quarto Derecha (ES) ont pu discerter sur le sujet avec une vingtaine de blogueurs parisiens. En tête de note, leur témoignage et opinions sur la question du Slow Blogging dans un petit reportage vidéo signé Dak Tirak, entre silence et prise de parole.

Un grand merci à James Bort pour avoir immortalisé cet instant avec un très beau man hunting de Hassan / I Luw Fashion.