Twitter, Facebook, Youtube, les blogs & les nouvelles pratiques du micro-blogging, les mondes virtuels et la réalité augmentée, les applications iPhone : le monde digital et ses multiples connexions ouvrent de nouvelles voies pour l’univers du luxe et accompagne sa mutation sur l’ouverture aux pays émergents. 2010, l’odyssée d’un nouvel espace, les médias sociaux ?
Si comme moi le sujet vous intéresse, rendez-vous le 8 janvier 2010 à l’Hôtel George V pour un petit-déjeuner séminaire sur la place des médias sociaux dans l’univers du luxe, organisé par Luxe Corp et dont buzz2luxe est fier d’être partenaire. Pour vous donner une idée de ce rendez-vous annuel, voici un reportage vidéo sur le dernier sommet international du club e-luxe qui s’est tenu à l’Hôtel Ritz à Paris, au mois de juin dernier.
Partager son expérience de luxe, donner son opinion ou recommander un produit, acheter en ligne, les internautes consommateurs – ou futurs consommateurs – du luxe peuvent aujourd’hui en influencer des milliers d’autres en s’exprimant spontanément sur la toile « anytime, anywhere ». Comment dès lors gérer sa réputation en ligne ? Comment maîtriser son image papier glacé dans un monde de pixel soumis au diktat du mot-clé tout puissant ? Quelles stratégies d’implantation pour les marques de luxe sur les médias sociaux ?
Ce débat très tendance Luxe 2.0 reflète aujourd’hui une véritable prise de conscience de l’enjeu stratégique des médias sociaux pour les annonceurs du secteur. Les marques de luxe ont d’ailleurs pris le train en marche, avec force et démonstration sur Twitter et Facebook pour Dior et Vuitton, par exemple, ou encore Burberry avec The Art of Trench, une approche 2.0 avec la collaboration du photographe de mode et blogueur Scott Schuman, alias The sartorialist.
Bien que ces premières actions répondent aux opportunités offertes par ces nouveaux médias, de nombreuses enseignes investissent le terrain du web 2.0 sans réelle réflexion stratégique de longue portée. Avec son somment International du e-luxe, Luxe Corp donne la parole aux experts, leaders d’opinion, analystes et stratèges évoluant dans l’écosystème du luxe, afin de mettre en lumière les meilleurs cas d’écoles. Parmi les intervenants d’exception, Uché Okonkwo fondateur de Luxe Corp, André Kolasinski CEO de Luxuryculture.com, Jessica Michaud du Herald Tribune, L’auteur Mark Tungate, Géraldine Dormoy de l’incontournable blog Café mode, et bien d’autres encore, que je vous invite à découvrir sur le programme. Luxe oblige, les places sont cependant limitées à 40 professionnels du luxe, donc je vous invite à remplir le formulaire d’inscription au plus vite !
Depuis 10 ans, Juergen Teller signe toutes les campagnes de Marc Jacobs en réinventant les codes de la communication de luxe. Créateur de scénario visuel improbable, il réalise des autoportraits le mettant en scène dans les bras de Charlotte Rampling ou avec Cindy Sherman sur les genoux, ironique dans le jeu de rôle et du travestissement. Mais pas seulement. De Victoria Beckham à Winona Ryder en passant par Sophia Coppola ou certains membres de sa famille, Juergen Teller livre sa bible de mode, un book ultra-visuel qui retrace 10 ans de campagne Marc Jacobs, et ce n’est pas rien.
Durant la fashion week, la signature de ce fabuleux livre par Juergen Teller a eu lieu à la boutique Marc Jacobs du Palais Royal, l’occasion de récupérer un exemplaire dédicacé pour buzz2luxe, anoté d’un petit coeur. C’était aussi l’occasion de croiser le noyau dur des blogueurs et blogueuses de mode internationaux tels que Style Bubble et Bryan Boy ainsi que la clique fashion & streetstyle française : Café Mode, Blog Mode, En mode Fashion, James Bort, Nizzagirl, Mademoiselle, Miss Selector, Matérialiste, Ykone, Modepilot.
A propos de Juergen Teller : ses premiers travaux pour les magazines I-D, The Face, Index et W, lui permettent de développer sa propre sensibilité artistique. Remarqué par de nombreux créateurs de mode, il réalise des campagnes pour Anna Molinari, Comme des Garçons, Helmut Lang, Yves Saint Laurent et bien sûr Marc Jacobs…
Juergen Teller conçoit également des pochettes de disques pour Björk, New Order, Elton John, Texas et Supergrass. Parallèlement à ses travaux de commande, Juergen Teller développe de nombreux projets personnels faisant l’objet d’expositions et de publications. En 2003, il reçoit le prix Citybank de la photographie.
Jean paul Gaultier, l’enfant terrible de la mode, vient de dévoiler les premiers modèles de sa ligne Junior composée de 120 articles pour habiller nos chers petites têtes blondes, garçons et filles agées entre 2 et 14 ans. Une nouvelle collection qui sera présentée pendant les défilés automne/hiver 2009-2010. Le créateur déclare dans Milk magazine « n’est pas un passage de l’adulte vers l’enfant, c’est la déclinaison d’un univers créatif adapté au vestiaire de l’enfant . Au regard des premiers clichés, on a hâte de voir l’ensemble de la collection jean Paul Gaultier for Kids, sur les podiums comme dans la rue.
Giles Deacon, que j’avais eu le privilège de rencontrer avec Le Modalogue lors d’une entrevue au Park Hyatt Vendôme, a été récompensé en juin dernier par l’Association Nationale pour le Développement des Arts de la Mode (ANDAM), succédant à Gareth Pugh l’année dernière.
Ses dernières collections s’inspirent du jeu mythique des années 80, Pac-man, thème plutôt bizarro-geek pour une mise sur podium. Et pourtant, le décalage et l’adaptation du jeu en mode reste malgré tout sur une harmonie de lignes que je trouve plutôt élégante que ridicule, vous ne trouvez pas ?
Grazia, le magazine de référence mode fondée en 1938, qui compte déjà 12 éditions dans le monde, débarque en France en grande pompe et talons hauts avec une campagne de lancement 360° : affichages, pub TV, guerilla marketing, relations publiques, événementiel, buzz et nouveaux médias avec – cerise sur la gâteau – un passage au JT de Claire Chazal. Un lancement qui n’est donc pas passé inaperçu pour une implantation sur un marché français difficile et dans un contexte de crise. Mais les portes paroles du groupe Mondadori semblent confiants et fiers de leur première mouture avec une Kate Moss Rock en couverture et une offre de lancement à 1 Euros seulement.
A la conférence de presse donnée la veille du lancement, à l’hôtel de Sers, une trentaine de journalistes & blogueurs ont pu feuilleter (et twitter) en avant-première le nouveau féminin, un magazine qui se positionne new fashion mag haut de gamme avec une offre trimédia : un hebdomadaire réactif à l’actualité avec un bouclage à deux jours, un oeil sélectif au quotidien pour nourrir son offre internet (lancement demain, lundi 31 Août) et de l’infos push à la minute sur mobile avec une application iPhone à venir.
Pour séduire et répondre aux attentes d’une cible féminine urbaine, connectée et leader d’opinion, le magazine se veut résolument haut de gamme avec une mise en page signée par le directeur de création Pier Paolo Pitacco (ex Vanity Fair) et une équipe rédactionnelle pluri-disciplinaire dirigé par Yseult Williams. A l’intérieur, de la news, du people, de la mode, un cocktail frappé pour tonifier sa couverture avec une Kate Moss rock au centre, encadrée par des sujets chauds d’actualités d’un côté et de la mode tendances de l’autre. Du papier glacé donc, avec de la pub de luxe, du shopping selector et de l’horoscope dedans, mais avec traitement féminin peut-être un peu moins lisse que ce type de nourriture féminine laisse présager : enfants sans papiers, intersexualité, Annie Leibovitz ruinée, ça titre fort et sans tabous. La formule prendra-t-elle pour autant ? Qui vivra verra.
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En attendant, la campagne de lancement fait le buzz de la rentrée, avec son concours de Street fashion show, un défilé de looks de rue qui s’est tenu hier dans les jardins du Palais Royal et depuis une semaine sur Grazia.fr, où chaque prétendante pouvait devenir mannequin en herbe en participant au jeu-concours du street fashion wall, qui a animé bien gré mal gré la communauté des blogueuses mode, avec usurpation d’identité et commentaires sur les réseaux sociaux, notamment sur Twitter. Bref, rien ne s’est fait sans bruit avec un casting sauvage dans Paris et une stratégie de recrutement plus large sur Facebook et Twitter, multipliant ainsi les points de contacts avec sa cible.
Emmanuel Touraine, fondateur de la maison Ventury Paris et Vincent Cadena, designer, se sont associés pour créer des meubles à quatre mains conçus dans la plus pure tradition française, avec l’amour du détail et de l’esthétique. Les créations sont parfaites pour ceux qui cherchent une touche d’audace contemporaine en décoration d’intérieur. La maison Ventury Paris vient de dévoiler sa première édition confidentielle, une nouvelle ligne d’assises baptisée La Divine Collection, articulée autour de trois séries limitées qui se distinguent par leurs finitions : Glam, Glitz ou Steel.
Des techniques traditionnelles et artisanales sont appliquées à des matériaux d’avant-garde. On assiste ainsi au mariage insolite de mosaïque, de corian, de métal, de bois, d’alcantara, de velours ou d’aluminium brossé. C’est ainsi que les savoir-faire les plus traditionnels se mettent aux services d’une très moderne sensualité d’inspiration modesque.
Avec une ambition non dissimulée des deux créateurs, celle de devenir la première marque couture en mobilier de luxe, par nature exclusive et élitiste. La vente ne se fait que sur invitation ou en commande spéciale. Chaque meuble peut être réalisé à la mode bespoke avec des matières définies au préalable dans la limite de quelques exemplaires, pour une clientèle en quête d’objet unique. Pour commander, c’est par ici.
Fulvio Bonavia est ce que l’on apelle dans la profession publicitaire un Photoshop Killer. Illustrateur de formation, il étend ses compétences à la photographie, et, avec une démarche pragmatique compose des visuels ultra-percutants avec une maîtrise parfaite de la retouche graphique. Gratifié de prix prestigieux tels que l’International Photography Award et l’Italian Art Directors Club, il a notamment été nommé meilleur photographe par le magazine Luerzer’s Archive.
Goût de luxe, la version traduite en français de A Matter of taste est son premier livre de design culinaire, co-signé avec Peta Mathias, chef cuisinier et écrivain, également membre de l’association slow food qui défend les traditions culinaires dans le monde, mouvement dont je vous avais déjà parlé dans une précédente note. Une collaboration de bon goût donc, jouant sur le double sens du mot, à la fois jugement esthétique combiné au plus délectables de nos sens.
La bonne nouvelle, c’est que du 23 avril au 17 mai, les croqueuses de luxe et autre fashionistas accros de la mode et petit pois pourront savourer du regard 14 clichés du livre qui seront exposés à la Grande Epicerie de Paris. On pourra y faire du lèche-vitrine dans les rayons du magasin avec des accessoires de mode comestibles tels un sac framboise, des ballerines aubergines, une casquette arty show ou encore une ceinture pasta fresca. C’est d’ailleurs de bon goût en période de crise, finalement, que d’avoir les yeux plus gros que le ventre, non ?
La galerie londonienne Paradise Row présentera du 03 avril au 2 mai, la première exposition personnel de Jean Charles de Castelbajac, The Triumph of the Sign. Couturier de son temps, Castelbajac a déployé tout au long de sa carrière une stratégie de l’appropriation et du détournement culturel, remixant les images, les signes et les symboles de la culture populaire avec ceux de l’art. Pour cette exposition, Castelbajac a sous-traité commissionné des peintres en Chine pour reproduire parfaitement une série de chefs d’oeuvre occidentaux, de Bronzino à Manet en passant par Ingres, et un atelier différent pour peindre des logos sur les surfaces des chef-d’oeuvres copiés.
Le créateur revisite ainsi La Grande Odalisque d’Ingres auquel il superpose en trame répétitive le logo Gucci pour sa peinture Top Kapital , un jeu de superposition entre le signe social et la référence culturelle, pour mieux brouiller nos esprits. Doit on voir de l’art dans ses 16 peintures exposées ou plutôt dans le geste artistique et le message critique de son processus de fabrication ? Art ou pas, ce logomaniaque des signes nous donne à voir dans ces oeuvres cette profusion presque vulgaire (en tout cas vulgarisé) du luxe griffé et massifié à outrance, avec ce rappel omniprésent de nos référents culturels.
Hermès lance une nouvelle ligne du Carré Fluide qui, comme le dit la chanson Summer, Winter, Autumn and Spring sera transversale aux saisons. Le traditionnel carré, intemporel, se porte autour du cou, en top bikini, en couvre chef, il est l’accessoire luxe de la femme moderne en mouvement, qui s’accompagne avec le temps et ses désirs du moment. Une évocation signé Rosario Romagnosi qui joue sur un temps élastique, qui se passe de mode et des saisons, et qui introduit la notion de Slow wear, sur laquelle nous reviendrons.
Dans sa série Object Remix Bob Turek propose cet amplificateur double enceinte pour lecteur MP3. Entre mode, musique et design, ce buste fera certainement fureur dans votre salon, aussi glamour qu’impertinent, en tout les cas très charmant.